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  Niger : Une nouvelle tragédie menace les Touaregs :

   Les chasseurs de dynosaures  VIDEO en Anglais   http://www.reuters.com/news/video?videoId=73821&videoChannel=2

 Les mines d'Arlit  le pays touareg ne recolte que de la pollution    http://uk.reuters.com/news/video/videoStory?videoId=70131

    SITUATION AU NORD NIGER AU 24 mai 2008 et 22 dec 2007

     Listes des civils tués par les FAN au Niger  26/11/2007

     Les Touaregs continuent a subir le sort des desherités  22/08/2007  

    manipulation des civils à Niamey  22/5/2007

     Les Touaregs du Niger sont une nouvelle fois confrontés à une situation qui suscite une extrême inquiétude. CMA  5/5/2007

     MENACES ET AUX AGISSEMENTS DU REGIME DU NIGER A L'ENCONTRE DES TOUAREGS  

 Communiqué de TAZZLA Institute et ACAA aux ETATS-UNIS  (en anglais ) 2/8/2007

      NIGER : L'Ader de nouveau dans la tourmente  20/4/2006

    la résistance des Touaregs à travers leur musique 19/10/2007

       

 [touaregs] ( SUITE )

 

 

 

NIGER

 
 

L'attaque de l'armee nigerienne a fait des morts parmi la population

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24 mai 2008

Dans touaregs@yahoogroupes.fr, "omastier2" <omastier2@...> a écrit :

 L'armée nigérienne confortée par la prolongation de l'état d'urgence  dans le Nord du Niger vient de commettre à nouveau des massacres sur  les populations civiles à proximité d'Iférouane, et non  des "exploits" contre les combattants du MNJ comme annoncé à la radio  officielle. Ce sont ces mêmes combattants du MNJ qui ont rassemblé  les corps des victimes civiles éparpillés pour les enterrer dans des  sépultures décentes ! L'armée a massacré des veillards de 90 ans, qui  tenaient à peine debout ! Comment les soupçonner d'être des  rebelles ? Le gouvernement français en soutenant le gouvernement du  Niger dans sa course folle à la guerre civile, en fournissant du  matériel militaire, des formations, des renseignements et des appuis  logisitiques, AREVA en fournissant du carburant et d'autres  fournitures au FAN, se rendent complices de ces meurtres. Il est du  devoir de tout citoyen honnête de faire savoir la vérité.
 
 Les rebelles du MNJ ont photographié et filmé les faits.
 
 Il faut unir nos efforts pour appeler le gouvernement du Niger, la  classe politique nigérienne, au dialogue. Un jour ou l'autre il  faudra que les parties en guerre s'assoient autour d'une table des  négociations. Ne soyons pas les spectateurs passifs de ces crimes
 commis sous le couvert des intérêts "supérieurs" des états et du  business. Nos enfants ne nous le pardonneront pas.

c'est vrai que c'est indigne d'un pays qui prêche les droits de l'homme à tout va.il n'y a qu'à voir pour le tibet!les sponsors sont plus rentables.Pour le niger je me sens personnellement impliquée moi et mon association hummanitaire pour le niger et le développement du commerce en france de l'artisanat touareg.en effet nous cotoyons depuis plusieurs années la famille de Tchanka Younfa, chef des forgerons d'iferouan.nous nous inquiétons du devenir de la populations.Je viens par ce mail solliciter votre bienveillance à leur égard. donnez moi des nouvelles.

tenemert.
 

Date:  Sat, 24 May 2008 18:53:09 -0000
De:  emegiti <emegiti@yahoo.fr>
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] Re : complicité de l'état français dans les massacres de civils au Nord Niger
 
 

 

Objet:  Re : [touaregs] Des "bérets rouges dans le Gourma?"

23/5/2008

Cher Aboubacrine Assadek,

Je ne vois vraiment pas l'intérêt d'envoyer les parachutistes dans le Gourma si ce n'est l'intention du Gouvernement de soumettre les paisibles populations à la psychose et nuire d'avantage à la paix tant recherchée. Le fait est que ces commandos ne savent pas se tenir tranquilles et leur présence n'attire que des ennuis. Le théatre des opérations n'étant pas dans dans le Gourma. Que diantre, viennent-ils faire là? Ces parachutistes là ne font pas la guerre. Ils sont tristement célèbres dans les tueries et viols des femmes, massacres des enfants et des vieux, de tortures et autres exactions, abattage d'animaux, empoisonnement des puits,...etc

A mon avis, si cette information est vérifiée, il y a vraiment de quoi être préoccupé.
C'est toujours ainsi que répond le Gouvernement malien à ce problème en rendant les choses toujours plus difficiles.  L'envoi de ces bidasses de "berets rouges" demontre que le Gouvernement a opté pour l'option militaire. Mais pour faire la guerre, il faut déjà y arriver en allant chercher l'ennemi où il est; et pour le moment, on sait qu'il ne se trouve pas dans le Gourma.
D'ailleurs ça l'était déjà et  tous ces discours pacifistes, ces tractations et négociations, de rétablissement de la paix, de condamnation de ceci ou de cela, des bonnes intentions etc, ne sont que de la poudre aux yeux et procède du langage de bois, spécialité des autorités politiques du Mali.  
Le traitement politique et militaire de la question prouve toujours le contraire et à chaque fois, ce sont les innocents qui en font les frais. Il y a eu les meurtres du gendarme Assaleh à Gao, celui du Cdt. Barka à Kidal et le dernier acte est l'exécution du Cdt.Oumar Ag Indatou et d’un autre soldat loyaliste touareg par leurs propres camarades d'armes. Il a clairement été demandé de faire la lumière  sur l'assassinat du Cdt Barka, mais c'est tombé dans les oreilles sourdes du Gouvernement malien qui fait de l'impunité du meurtre des Touaregs une sorte de raison d'Etat.

 Toutes ces actes perpetrés sur des officiers loyaux maliens ne semblent pas non plus plaider en faveur des autorités.On ne peut continuer de demander aux militaires loyalistes touaregs au sein des Forces Armées maliennes de combattre leurs frères tout en les exécutants à chaque fois que l'occasion se présente. Où est la justice?

La mort Cdt.Oumar Ag Indatou vient s'ajouter à liste des crimes impunis jusqu'à au sein de la grande muette qui est en grande partie responsable de cette escalade. Il y a des brébis gâleuses dans les rangs des troupes qui veulent entretenir cet état de fait par les assassinats ciblées. Il faut briser cette omerta et dénoncer les auteurs de ces crimes; les juger et les condamner. Ainsi, justice sera  rendue et tout le monde y trouvera satisfaction

ll faut poser de vrais actes qui amènent tout le monde vers la confiance d'abord et c'est ce qui manque pour le moment et ce mouvement de "bérets rouges" ne présage rien de bon pour la suite.

Voyons comment évoluéront les choses, je peux me tromper comme tout humain et je souhaite du fond de mon coeur que la paix revienne au Mali et banni à jamais l'usage des armes et de toute autre violence.

Fraternellement,
              

 

 

 

SITUATION AU NORD NIGER   22/12/2007

 

Le MNJ milite pour l'avènement d'un Niger uni dans lequel chaque citoyen trouve tous les jours des raisons d'être fier de son pays » vendredi 21 décembre 2007, par temoust



Entretien avec monsieur Ahmed AKOLI, secrétaire politique du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ)

Depuis quelques semaines nous assistons à une dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire au Niger. Plusieurs dizaines de civils ont été tuées par l'armée Nigérienne qui n'arrive visiblement pas à prendre le dessus sur le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Sur le plan politique le pays s'achemine vers un chaos qui semble inévitable si les autorités ne se décident pas à prendre les choses au sérieux et à chercher les moyens de sortir de cette crise.

Nous avons décidé de donner la parole à Monsieur Ahmed AKOLI, secrétaire politique du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), pour nous permettre, et permettre aux Nigériens, de mieux comprendre les objectifs de son organisation.


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     Depuis bientôt un an, votre organisation, le MNJ, affronte l'armée nigérienne dans le Nord du pays. Pouvez-vous nous dire exactement ce que revendique votre Mouvement et en quoi vous le différenciez de ceux des années 1990 ?

Ahmed AKOLI : Les premières rebellions ont été déclenchées, suite à des injustices faites à la communauté touarègue par les pouvoirs qui se sont succédé à la tête du Niger. Des ressortissants des régions du Nord avaient usé de tous les moyens légaux pour faire entendre à l'époque leurs cris de détresse. Ils n'ont rencontré que de l'indifférence et de l'incompréhension de la part de la classe politique nigérienne. C'est après l'échec de plusieurs tentatives de résolution des problèmes à l'époque, que des jeunes combattants ont
pris les armes pour se faire entendre du pouvoir. Cela avait fait suite aux douloureux événements des années 1990 dont les tueries de Tchintabaraden et d'autres, qui sont restées jusqu'à ce jour impunies, demeurent le paroxysme. A l'époque la rébellion touchait
surtout le Nord du pays et les revendications de départ tournaient autour de l'instauration d'un système fédéral.

C'est après cinq ans de conflit que les mouvements rebelles et l'Etat étaient arrivés à des négociations qui ont abouti à la signature des accords de paix du 24 avril 1995. Ces accords qui malheureusement ne furent jamais respectés dans leur volet politique par le pouvoir
nigérien. Dans le fond la question reste la même. Il s'agit de dénoncer l'injustice faite à des Nigériens exclus et réduits au statut de citoyens de seconde zone. Des Nigériens dont les régions ne bénéficient d'aucune réalisation socio-économique significative malgré l'importance des ressources qui en sont tirées. Des citoyens laissés à eux-mêmes alors qu'ils constituent la seconde composante nationale en nombre d'après les derniers recensements de la population que le pouvoir refuse curieusement de publier. Par la nature de sa lutte, le MNJ n'a aucune revendication territoriale et demande que chaque Nigérien soit reconnu dans ses droits. Il regroupe des combattants de toutes les origines ethniques et régionales du Niger. Néanmoins, il est aussi vrai que du fait de la marginalisation dont souffre le Nord-Niger et des grandes injustices faites à cette région et aux communautés qui y vivent, ses ressortissants sont les plus nombreux dans nos effectifs et dans les instances dirigeantes du
Mouvement.

Le MNJ quoi que disent ses détracteurs est un mouvement national et ses combattants entendent aussi assumer leur pleine citoyenneté. Il y a en effet plusieurs manières de voir le Niger, et beaucoup de Nigériens ne peuvent pas accepter la situation actuelle, faite de
grandes disparités délibérément créées en matière de développement de régions. Pour nous, il est grand temps de corriger cette situation et de rétablir un équilibre, seul gage d'une paix juste et durable pour le pays.

Le Niger doit être géré en toute collégialité par toutes les communautés nationales, et cela n'est ni un cadeau fait à certaines, ni un luxe que peuvent s'offrir d'autres, mais un droit légitime et une condition de sa stabilité.

   Aujourd'hui, comment voyez vous la situation compte tenue du refus des autorités de négocier avec vous. Elles disent que vos revendications peuvent s'inscrire et trouver leurs solutions dans le système démocratique ?

Ahmed AKOLI : Le Niger n'est qu'une démocratie de façade, car l'Etat peine finalement à construire des institutions stables. Le pays est miné par l'arbitraire et la corruption qui demeurent encore des méthodes de gestion sur lesquelles les leaders politiques de la
majorité comme de l'opposition s'entendent. Depuis l'indépendance du Niger un système établi sur la base de copinage ethno-régionaliste s'est instauré pour gérer les affaires de l'État. Des crimes de sang, des délits et autres abus politiques sont rarement jugés ce qui jette un discrédit sur l'Etat et sa Justice. Ces affaires sont d'ailleurs souvent utilisées pour des règlements de comptes entre clans du pouvoir, comme nous l'avons observé ces derniers jours. La liberté de la presse est taillée sur mesure et les journalistes sont muselés et
mis en prison sous des prétextes fallacieux. Aucun contrepouvoir n'ose s'exprimer aujourd'hui devant cette dictature qui s'installe.

Quelle est la position de votre Mouvement par rapport aux accords de paix de 1995 signés entre les Mouvements touaregs et l'Etat nigérien ?

Ahmed AKOLI : Les accords de paix de 1995 ont été une avancée significative dans le règlement du problème du Nord du pays. Mais l'absence d'une volonté politique et la mauvaise foi qui a caractérisé l'attitude du pouvoir ont empêché leur application effective. Ils constituent un acquis majeur pour le pays dans son ensemble.

Il est indéniable que la rébellion des années 90 a permis la décentralisation dont tous les nigériens sont fiers et qu'ils considèrent comme une avancée démocratique indiscutable. Cette décentralisation reste cependant inachevée et les moyens de son accompagnement restent dérisoires. C'est ainsi que plusieurs municipalités n'ont pas pu se mettre en place ou ont vite cessé de fonctionner. Nombre de maires et d'élus ont jeté l'éponge et certains
ont regagné le MNJ pour dénoncer l'inertie de l'Etat. A cela s'ajoutent les réflexes dirigistes des tenants du pouvoir qui manipulent ces collectivités à travers les gouverneurs des régions
qui font et défont les lois à leur guise et cela au détriment d'une vraie démocratie à la base. Pourtant la décentralisation pourrait constituer un espoir et un moyen efficace d'adaptation de la politique aux besoins réels des populations. C'est la seule manière de tenir compte de la configuration sociopolitique de chaque région en répondant à ses spécificités économique démographique et culturelle. Il faudrait bien admettre qu'il y a des variantes importantes selon qu'on veut administrer une région à vocation agricole et sédentaire, ou qu'on se situe en zone pastorale et nomade.

Les différents régimes qui se sont succédé au Niger depuis 40 ans se sont caractérisés par une volonté clairement affichée d'asphyxier la région Nord et les communautés qui y vivent. Toute la population est aujourd'hui consciente de cette situation et l'Etat ne peut plus continuer la même politique sans mettre en péril l'unité nationale.

Il faudrait que la classe politique assume la réalité multiethnique de notre pays pour que chacune de nos communautés puisse s'épanouir dans sa spécificité. Cela consolidera davantage l'unité nationale Il incombe à l'Etat de garantir l'équité et l'égalité des citoyens
devant la loi et de veiller aux équilibres nécessaires à la cohésion nationale. C'est une manière pragmatique et réaliste d'appréhender la réalité de notre pays. Il faudrait cesser de marteler des discours démagogiques et hypocrites non performants sur l'unité nationale et
la justice sociale, car quand ces valeurs sont réellement vécues, nul besoin de le clamer haut et fort. La naissance des rebellions au Niger trouve sa justification dans l'incapacité des hommes politiques à diagnostiquer le mal-être qui sévit et à lui trouver une solution autre que celle de réprimer à tout prix par les armes ces soulèvements. Le monopole de la violence n'appartient légitimement à l'Etat que quand ce dernier rempli sa mission vis à vis de ses
citoyens.

Votre combat pour la justice ne semble pas rencontrer l'adhésion qu'on pouvait attendre de la part de la société civile nigérienne ?

Ahmed AKOLI : La société civile par définition n'est pas une organisation particulière, c'est la voie du peuple. Dans leur grande majorité, les Nigériens veulent la paix et font régulièrement appel au gouvernement pour qu'il se mette dans une logique de dialogue. Ces
appels sont systématiquement rejetés par les tenants du pouvoir en place. Le gouvernement a créé sa propre « société civile » à laquelle il accorde le monopole du débat citoyen. Cette logique a été poussée jusqu'à l'inacceptable quand un ministre de la République en plein
exercice a participé à un débat organisé par la télévision nationale, au cours duquel un personnage connu pour son extrémisme à appelé à l'extermination d'une partie de la communauté nationale.

Une telle attitude va à l'encontre de la volonté des Nigériens de construire un destin commun.

Pourquoi ne cherchez-vous pas à inscrire votre combat dans le processus démocratique qui a permis l'amorce de la décentralisation et la naissance des partis politique ?

Ahmed AKOLI : Il y a des problèmes qui ne peuvent pas trouver de solutions dans un système où les dés sont pipés d'avance. L'appareil d'Etat et ses institutions restent les mêmes depuis l'indépendance du pays et sont aux mains d'une oligarchie ethno régionaliste qui fonde sa force sur son armée tribaliste. La classe politique actuelle a causé un tort énorme au pays en incluant dans la Constitution l'amnistie des assassins du président Baré accréditant ainsi la thèse de sa complicité dans ce crime. Cette forfaiture a pour conséquence d'affaiblir l'image de l'Etat aux yeux des citoyens. Image déjà sérieusement entamée par la corruption qui gangrène l'ensemble de nos institutions au point où personne ne se demande comment un simple fonctionnaire peut devenir milliardaire en quelques années.

La démocratie est toujours un objectif vers lequel on devrait tendre mais qui n'est jamais atteint car cela suppose la perfection des hommes…Cependant, pour fonctionner un Etat a besoin de règles que les citoyens ressentent comme équitables et justes. Au Niger il nous
appartient de construire ces règles et le MNJ veut contribuer à créer les conditions de ce débat. Les Nigériens épris de paix et de justice doivent réinventer des institutions adaptées à notre réalité et dans lesquelles chaque citoyen peut se reconnaître. Après tout la démocratie est un choix de société ou le débat se fait sur les idées et non sur la manière d'assumer nos identités qui nous sont intrinsèques et ne peuvent, par conséquent, pas faire l'objet de
négociations. Chez nous, chaque communauté a apporté son bout de territoire pour constituer le Niger actuel et l'Histoire est toute récente.

Les droits de l'homme sont actuellement piétinés par l'Etat nigérien. Au-delà de leur caractère universel et sacré ils constituent un pilier qui permet de structurer l'idée de l'Etat dans un pays comme le nôtre où la réalité voire l'intérêt d'un Etat moderne sont encore
largement à construire.

Le gouvernement vous accuse d'être des trafiquants et des bandits. Que répondez-vous à cela ?

Ahmed AKOLI : Pour nous les accusations du pouvoir de Niamey ne peuvent avoir aucune crédibilité car la réalité est que nous avons démasqué les vrais commanditaires de ces trafics qu'on retrouve dans les cercles du pouvoir actuel. Le MNJ ne saurait accepter que le Nord du Niger soit livré aux trafiquants en tout genre et qu'il devienne un repère d'aventuriers au service d'intérêts étrangers à la région.

Par ailleurs en matière de banditisme et de délinquance, le gouvernement veut faire oublier les milliards dilapidés au profit de ses partisans et qui auraient pu servir à construire des dispensaires des écoles ou empêcher que des Nigériens meurent de faim.

Parmi vos revendications il y a la question de la répartition équitable des richesses du pays. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ahmed AKOLI : Depuis 40 ans que l'uranium est exploité dans notre pays cela n'a pas servi à améliorer les conditions de vie des populations locales. L'argent de cet uranium n'a pas servi à creuser les puits d'eau qui auraient allégé les souffrances des populations de la zone. Il n'a pas servi à scolariser les enfants, à créer des dispensaires... Dans le domaine de l'emploi, les autochtones de la région n'arrivent pas à se faire embaucher sur des emplois même non qualifiés. Par contre les risques environnementaux liés à l'exploitation minière, eux, sont de plus en plus importants. Nombre de pathologies sont apparues ces dernières années dans l'indifférence de l'Etat et de la société Areva qui exploite les deux mines
aujourd'hui en service. Là aussi le MNJ ne peut accepter durablement le pillage des richesses naturelles de la région sans que les intérêts des populations locales ne soient pris en compte. Nous demandons à Areva et aux autres multinationales intéressées par nos
richesses de nous respecter et de comprendre que les choses ne pourront désormais plus être comme avant.

Les richesses minières de nos régions ont été exploitées jusqu'à maintenant dans l'opacité la plus totale et Areva s'est contentée d'engraisser l'oligarchie politico militaire de Niamey sans se soucier du sort des populations touarègues

Le gouvernement nigérien distribue des permis d'exploration aux multinationales de manière frénétique, quelles sont les conséquences de cette nouvelle politique sur les populations ?

Ahmed AKOLI : Nous pensons que la diversification des partenaires est en soi une bonne chose. Seulement cela ne devrait pas se faire sur le dos des populations et des intérêts réels du pays. Aujourd'hui la seule chose visible est le sort réservé aux populations qui habitent
les zones concernées. Des familles voire des tribus entières sont éjectées de leurs zones naturelles sans aucune concertation ni mesures d'accompagnement susceptibles de clarifier les implications juridiques et matérielles de ces décisions. Les populations sont dépossédées de leurs espaces vitaux, ce qui aura pour conséquence de déstabiliser le tissu social et économique de ces régions. Cela pose aussi la question des espaces pastoraux déjà maltraités par le code rural qui octroie, de fait, plus des droits aux sédentaires qu'aux
éleveurs nomades. Une manière implicite de consacrer la suprématie de l'agriculture sur l'élevage pourtant deuxième mamelle de l'économie nationale après les richesses du sous-sol.

Revenons un peu sur les revendications du MNJ.

Ahmed AKOLI : Notre document cadre de revendications est élaboré et sera publié en temps opportun. Ces revendications sont justes car appuyées sur un diagnostic indiscutable de la situation de notre pays. C'est d'ailleurs pour cela qu'elles sont partagées par une
majorité de Nigériens, même si certains vivent encore dans illusion de croire que les choses peuvent changer toutes seules !

L'Etat du Niger doit reconnaître ses dysfonctionnements actuels et accepter de se reformer pour mieux répondre aux attentes de la population.

Les revendications du MNJ portent sur trois axes principaux :

 Une des choses essentielle pour la stabilité du Niger et donc pour son développement est la participation effective de toutes les composantes nationales à l'exercice du pouvoir politique. Des mécanismes adéquats doivent être trouvés pour permettre à chaque communauté de se sentir associée à la manière dont les affaires du pays sont conduites. Cela permettra de mettre fin a cette marginalisation dont est victime une partie de la population. D'autres problèmes connus trouveront leurs solutions notamment les déséquilibres actuels dans le recrutement au sein de la fonction publique et d'une manière générale dans les corps de l'Etat. Il n'y a aucune raison que notre administration ne reflète pas davantage la diversité de la population. Il appartient à l'Etat de veiller à cela et de ne plus se retrancher derrière l'hypocrisie actuelle qui consiste à afficher un discours et laisser se perpétuer des pratiques
qui entretiennent l'inégalité entre Nigériens. Nous souhaitons que la décentralisation des pouvoirs et des initiatives puisse s'accélérer et que les moyens soient mis par l'Etat dans cette politique pour lui donner un contenu tangible et perceptible par les citoyens.

 De cette préoccupation centrale découle celle liée à la recherche d'une meilleure répartition des maigres moyens de l'Etat pour la réalisation d'infrastructures socio-économiques dans nos régions. Pour ce faire, nous entendons que les retombées de l'uranium servent d'abord l'essor économique des régions concernées et du pays d'une manière générale Il y a des disparités entre régions qu'il convient de corriger par une meilleure planification des politiques publiques de développement. Nous savons aujourd'hui que les meilleurs projets
de développement qui ont un réel impact socio-économique sont systématiquement orientés de manière très discutable. Autant d'injustices sur lesquelles il faudra lever les tabous, car elles sont à la base de frustrations qui poussent des milliers de jeunes des régions discriminées à prendre les armes pour se faire entendre. On ne leur donne aucune autre issue que l'exil ou le renoncement.

 Une autre de nos revendications concerne la sécurité des régions du Nord. Notre position la dessus est une question de bon sens et de pragmatisme. Il a été démontré aujourd'hui que ni la gendarmerie ni l'armée dites nationales ne sont en mesure d'assurer la sécurité des citoyens dans ces régions et empêcher qu'elles ne deviennent des zones de non droit. L'armée pourra encore moins défendre l'intégrité du territoire contre une éventuelle menace extérieur. Partant de ce constat qui est largement partagé par l'ensemble des observateurs
intéressés par la question, nous voulons la création d'un état-major spécifique qui superviserait les questions de sécurité et de défense dans les 3 régions de l'Aïr, l'Azawagh et le Kawar. Le recrutement militaire se fera essentiellement, mais pas exclusivement, dans ces
régions. Cette réorganisation de notre système de défense est un impératif dicté par la réalité du terrain et les implications géostratégiques qui sont à la base des développements géopolitiques que nous percevons autour de nous. Les FNIS actuelles peuvent très bien être les premiers éléments constitutifs de cette nouvelle force et disposer déjà d'un commandement autonome ce qui pourrait décupler leur efficacité sur le terrain. Sur le plan politique l'armée sera enfin perçue par les populations de ces régions comme un prolongement de la société et non comme une armée d'occupation qui se livre uniquement à des persécutions et trafics mafieux en tous genres. Les massacres de civils auxquels nous assistons aujourd'hui au Nord s'expliquent en partie par le fait que les militaires ne s'identifient pas à la population locale. L'intégration dans l'armée de ceux parmi les combattants du MNJ qui choisiront le métier des armes sera un signe fort d'un équilibre et d'une unité retrouvée. En somme il s'agit de créer une véritable armée nationale et républicaine dont la composition, le commandement et la mission refléteraient nos réalités nationales. Une armée qui doit cesser d'être noyautée par des clans qui s'en servent pour tenir le pays dans l'immobilisme et empêcher son évolution.

Les autorités nigériennes vous accusent d'être à la solde d'intérêts étrangers ?

Ahmed AKOLI : Le gouvernement cherche à discréditer notre combat en usant des arguments les plus farfelus. Le MNJ trouve ses moyens uniquement par ses actions contre l'armée. Cependant nous avons toujours voulu avoir des rapports sereins et responsables avec l'ensemble des pays amis du Niger et ne désespérons pas de les convaincre de contribuer à leur manière au retour à la paix et à la stabilité dans la région.

Nous pensons par ailleurs que le rôle de la communauté internationale est primordial pour aider à l'apaisement de la situation actuelle. Notre objectif n'est pas forcement de gagner la guerre sur le terrain militaire, mais d'arriver à une solution politique car nous sommes
convaincus que cela est dans le sens de l'intérêt du pays. Nous appelons les institutions internationales : les Nations unies, l'Union africaine, CEDEAO SEN-SAD…à sortir de leur mutisme afin d'éviter que ce conflit ne prenne des proportions plus graves encore,
et donc à se complexifier.

Ces dernières semaines l'armée nigérienne s'est lancée dans une offensive présentée comme décisive contre votre Mouvement. Pouvez-vous nous en faire le bilan ?

Ahmed AKOLI : Cette offensive était vouée à l'échec car ce n'est pas la première fois que l'armée fait une telle tentative de nous anéantir. Il se trouve que nos combattants disposent d'un encadrement et d'une connaissance de terrain qui leur assurent la maîtrise des engagements militaires. Les militaires envoyés sur le front n'ont aucune motivation car ils ne comprennent pas toujours qu'on leur demande de combattre leurs frères qui ne demandent pas autre chose que la Justice pour l'ensemble des Nigériens. Ces militaires vivent souvent dans des conditions pitoyables dans l'indifférence des politiciens qui les envoient terroriser les populations civiles. En effet les massacres de populations civiles continuent et le pouvoir
cherche visiblement à semer la terreur dans le Nord du pays dans l'espoir de retourner la population contre le MNJ.

Votre organisation est fortement soupçonnée d'être derrière les explosions enregistrées dernièrement dans plusieurs villes du pays.

Ahmed AKOLI : Le MNJ demeure sur la position qui a toujours été la sienne qui est de ne pas s'en prendre à des civils ou à des intérêts privés. Nous savons que le Gouvernement est prêt à tout pour essayer de discréditer notre Mouvement faute de pouvoir porter le débat sur
les vraies questions qui concernent l'avenir du pays.

Votre mouvement entretient des relations avec le groupe d'Ibrahim Ag Bahanga au Mali ?

Ahmed AKOLI : Le groupe dont vous parlez milite pour la reconnaissance des droits de la communauté touarègue au Mali. En cela nous nous rejoignons car au Niger aussi nous avons le même type de revendication. La justice que nous voulons pour tous les Nigériens
suppose que la marginalisation des Touaregs cesse et que les citoyens soient mis sur le même pied d'égalité.

Quelque chose à rajouter ?

Ahmed AKOLI : Je voudrais saisir l'occasion de cet entretien pour m'adresser à l'ensemble des Nigériens et leur dire que le MNJ n'est ni un mouvement séparatiste ni un mouvement qui défend une communauté particulière mais une organisation qui refuse la situation dans
laquelle le pouvoir actuelle veut maintenir notre pays. Un mouvement qui réclame la justice pour tous les Nigérien et qui n'accepte pas que la corruption devienne pratiquement le seul moyen d'ascension sociale. Le MNJ est déterminé à combattre les ennemis du pays qui
cherchent à opposer les Nigériens et à instrumentaliser notre diversité culturelle.

Enfin le MNJ milite pour l'avènement d'un Niger uni dans lequel chaque citoyen trouve tous les jours des raisons d'être fier de son pays. C'est aussi pour cela que nous demandons que la décentralisation soit poussée au maximum pour permettre à chacune de nos régions de s'épanouir et d'apporter sa contribution à l'essor politique économique et culturel de notre pays.

Entretien réalisé pour le compte du site Internet de l'association
Survie Touarègue-TEMOUST

 


 

'Akal n'iba' (terre éloignée, terre à perte de vue)

 
Date:  Sat, 22 Dec 2007 18:21:33 -0000
De:  omastier2
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] situation au Nord Niger

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 listes des civils tués par les FAN au Niger

   

ci-dessous, la liste des civils identifiés tués par l'armée nigérienne depuis le début du conflit avec la rébellion au Nord Niger :
Sidi Mohamed Imolan dit Kalakoua
- Abtchaw Kounfi
- Aoussouk Kounfi
3 vieillards dont un unijambiste et leurs troupeaux, le 2 juin à
Tezirzaït.

5 obus, le 10 août, sur la ville d'Agadez et tuer dans le quartier de Oumourdan Maghas,

 2 civils (un couple) en plein sommeil.

 le 26 août,
- Idrissa Takho-Ouidane,
- Aghalo Moughamad,
- Maghmoud Moughamad,
- Ghousmane Ewadane,
- Moughmoud Tagho,
- Aghmad Hitane.
Ces 6 civils ainsi que leurs troupeaux d'ânes et des chameaux, le long de l'axe Iférouane-Gougaram.

le 27 septembre, 22 civils entre Innazawa et Tadara au nord d'Iferouane.
Parmi ces 22 civils,
- Zeyda ag Badi,
- Ahmadu ag Moussa,
- Ghoumour ag Ahmad,
- Mohamed ag Akarfa,
- Ismaghil ag Akam,
- Rhissa ag Attaher,
- Bikim ag Ilyas,
- Akloua ag Hama,
-Oumra Lahcen.

le 19 novembre, aux environs de la localité d'Atri l'innocent :
- Adam Abarchi (70 ans),
- Ghoumour Assaleh (25 ans).

ce 23 novembre, à Tchintibizguinte (25 kilomètres de la ville d'Agadez) à l'innocent :
- Mohamed Atchawar,
- Manik Kané,
- Almoctar Bachir,
- Hamad Moussa (un religieux qui pendant toute sa vie ne s'est occupé
que de ses livres sains).

 

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Date:  Mon, 26 Nov 2007 13:57:05 -0000
De:  omastier2
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Répondre à:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] listes des civils tués par les FAN au Niger
 

 

Les Touaregs continuent a subir le sort des desherites

 

 

Alors que la France a versé sa dîme au gouvernement du Niger pour pouvoir continuer à exploiter (le terme est juste) l'uranium de son sous sol, elle reste terriblement muette face aux combats qui se déroulent pourtant à proximité des sites d'exploitation d'Areva entre l'armée et le MNJ, mouvement rebelle que le Président du Niger continue à traiter de bandits et de trafiquants.
Les populations civiles de cette région, en particulier à Iférouane, sont coupées de tout, sans approvisionnement ni en vivres, ni en médicaments et le corridor humanitaire annoncé pour permettre au CICR d'intervenir ne semble pas le souci premier du chef d'Etat Major de l'Armée du Niger.Qu'attendent donc les grandes puissances pourtant tellement réactives quand il s'agit de négocier des contrats industriels avec les pays dits émergeants, pourquoi restent-elles muettes devant cette situation? Comment justifier de verser des millions d'Euros à un gouvernement pour permettre à une multi-nationale d'exploiter des richesses minières et laisser "pourrir" les conflits meurtriers sur le terrain, conflits interdisant de toute façon d'exploiter ces mines si chèrement payées? Cela ne semble pas logique. Ou bien, est-ce une façon diplomatiquement correcte d'attendre que le MNJ fasse la "sale besogne" et chasse les hommes actuellement en place à Niamey, pour pouvoir ensuite re-distribuer les cartes ? Dans ce cas, je crois que notre diplomatie s'égare, car le nouveau Niger qui se profile à l'horizon aura à coeur de mettre en place une coopération bi-latérale basée non plus sur le profit personnel mais sur l'intérêt général et cela devrait changer beaucoup de choses....
 

Date:  Wed, 22 Aug 2007 15:46:05 -0000
De:  omastier2 <omastier2@yahoo.fr>
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Répondre à:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] Le conflit au Nord Niger
 

 

 
 

manipulation des civils à Niamey


Il semblerait que le gouvernement nigérien cherche à organiser une grande marche en sa faveur en demandant aux civils de défiler et de se mettre en grève pour manifester leur soutien au régime en place.
Est-ce que le gouvernement nigérien pense pouvoir ainsi abuser l'opinion publique en montant de toute pièce ce genre de manifestation?
Au contraire du mouvement qui a réuni devant la commission européenne de Bruxelles un grand nombre de personnes, soucieuses de préserver la paix et de rétablir la justice au Niger, cette mascarade de Niamey ne doit pas masquer le fait qu'à ce jour, malgré les appels de toute part à la médiation, l'armée continue à envoyer des renforts dans le Nord et assiège la ville d'Agadez.
Essayer de diviser pour régner...Le peuple nigérien ne doit pas accepter de se faire manipuler malgré la désinformation mise en place au plus haut niveau.

Date:  Tue, 22 May 2007 08:10:55 -0000
De:  omastier2
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] manipulation des civils à Niamey

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Les Touaregs du Niger sont une nouvelle fois confrontés à une situation qui suscite une extrême inquiétude. CMA  5/5/2007

 
 

11/5/2007

 

Pasteurs, nomades, occupant les immensités désertiques du nord du pays, ils ont vécu longtemps libres mais en marge des préoccupations des pouvoirs qui se sont succédés à la tête de l’Etat nigérien. Après l’indépendance du pays en 1960, les Touaregs ont été écartés des principaux centres de décision de l’Etat, tant au niveau national que local et sur le plan socioéconomique et culturel ils ont subi et continuent de subir l’exclusion et les discriminations multiformes qui font d’eux des citoyens de seconde zone. De ce fait, leurs besoins fondamentaux tels que l’éducation, la santé et l’accès à l’essentiel des droits sociaux de base leur font cruellement défaut. L’analphabétisme et le faible niveau d’instruction et de qualification sont ensuite utilisés comme motifs pour refuser l’emploi des Touaregs dans les entreprises et la fonction publique. En même temps, les ressources naturelles qui se trouvent sur leurs territoires comme les gisements d’uranium et de charbon (qui représentant plus de 60% des exportations du Niger), sont exploitées par des firmes étrangères, notamment la société française AREVA, sans aucune retombée économique pour les populations locales, exceptée la pollution radioactive.

Lorsque dans les années 1990 les Touaregs ont protesté contre leur état de marginalisation et la spoliation de leurs richesses, le gouvernement a réagi par la violence, faisant massacrer par l’armée, des milliers de civils, en toute impunité. Depuis, des accords de paix ont été signés en 1995 entre le gouvernement et les représentants touaregs, prévoyant un plan de rattrapage économique et social pour les régions touarègues, la décentralisation du pouvoir et l’intégration des combattants dans les services de sécurité et l’administration, comme conditions du retour à la paix et à l’unité nationale. Malheureusement, les textes n’ont trouvé aucun terrain d’application, excepté le volet sécuritaire dont finalement le seul but était de désarmer les combattants touaregs. Du coup, une nouvelle rébellion éclate en 2004 et se termine elle aussi par des accords mais qui ne sont que très partiellement suivis d’effets. Ainsi au Niger, l’histoire se répète presque à l’identique, les mêmes causes produisant les mêmes conséquences. En attendant, les aléas climatiques, les discriminations, les abus de pouvoir, la corruption, le chômage et la paupérisation ont fini par plonger les populations dans le désarroi.

C’est dans ce contexte alarmant que de jeunes cadres touaregs ont créé en février 2007, une nouvelle organisation dénommée le Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ), cadre et instrument de défense des droits et des intérêts des populations touarègues et des opprimés du Niger.

Dans un rapport rendu public dans lequel il fait le bilan de la grave situation que vivent le peuple Touareg et les autres communautés nigériennes, le MNJ présente à l’Etat nigérien un cahier de revendications politiques, économiques, sociales et culturelles susceptibles de permettre aux populations locales d’accéder à leurs droits fondamentaux, de vivre décemment et dignement et de restaurer durablement la paix dans cette zone.

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA), ONG de défense des droits de la nation amazighe, se tient naturellement et de manière indéfectible aux côtés du peuple Touareg et soutient l’ensemble de ses légitimes revendications. Par ailleurs, le CMA met en garde le gouvernement nigérien contre le recours à l’option militaire aux conséquences absolument désastreuses et contre toute politique de diabolisation ou de mépris envers les membres du MNJ et l’appelle à reconnaître ce mouvement et à ouvrir sans délai un dialogue constructif avec ses responsables. Le CMA est disposé à contribuer à toute solution politique à ce conflit qui passe nécessairement par la satisfaction de la plate-forme de revendications du MNJ.

Le gouvernement nigérien est responsable de l’impartialité de l’Etat et du nécessaire respect des spécificités et des droits individuels et collectifs de chacun des peuples du Niger. Toute autre attitude des autorités ne ferait qu’hypothéquer davantage les chances de stabilité et de cohésion nationales.

Le CMA interpelle également la communauté internationale, particulièrement l’ONU et l’UE, afin qu’elle exige du gouvernement nigérien le strict respect du droit international et de tous ses engagements concernant notamment le respect des principes démocratiques et des droits humains.

 

Paris, le 5 mai 2007

Le Bureau du CMA

   
 

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INQUITUDE  FACE AUX MENACES ET AUX AGISSEMENTS DU REGIME DU NIGER A L'ENCONTRE DES TOUAREGS

communiqué de TAZZLA Institute et ACAA aux ETATS-UNIS  (en anglais ) 2/8/2007

 

Tazzla Institute for Cultural Diversity
313 South LaMer StreetBurbank,
California 91506
tazzla@earthlink.net        

Amazigh Cultural Association in America, Inc.
3959 Welsh Rd, #320
Willow Grove, PA 19090
215-886-0563


PRESS RELEASE

The Tuareg Uprising of northern Niger


August 2, 2007

The events that have taken place in northern Niger in the recent weeks are distressing and have the potential of resulting in excessive human strife and loss of life. The Mouvement des Nigeriens pour la Justice (Nigeriens' Movement for Justice) has organized an armed resistance against the government of Niger to protest the
neglect and discrimination the Tuareg populations of the north have experienced and continue to suffer and the lack of social justice for all citizens of Niger. The government responded to the rebellion with retaliatory actions against the civilian populations. These events prompted our two organizations, Tazzla Institute for Cultural Diversity (U.S. partner to OVD Tedhilt, a Tuareg NGO of Niger,) and A.C.A.A., The Amazigh Cultural Association in America,  to issue this press release to inform the American press , public opinion, and concerned organizations,  while urging each and all to exercise caution in the interpretation of the events in this region.

1.        In early 2007, Tuaregs of northern Niger regrouped under the name of Movement of Nigeriens for Justice  (M.N.J.).  The stated mission of MNJ is to seek social justice for the Tuareg population of Niger, and "to fight ignorance, bad government, poverty, hunger and illiteracy"

2.        In the last two months, MNJ has led an armed resistance in northern Niger, confronting troops sent by government authorities to quell what they label as a group of "bandits and drug traffickers."  
To prevent reporters from foreign countries to report anything on the situation they wish to control, these authorities have banned foreign press, closed newspapers, and suspended radio programs under the pretext that such press and radio coverage helped the rebellion and was a danger to government troops.

3.        Numerous individuals and organizations concerned with human rights are circulating petitions calling for peace and dialog in Europe and in the United States. However, MNJ which follows all appeals for peace and dialog, reminds the international opinion that there will be no peace without justice, and no dialog is possible without the full recognition of MNJ by authorities of Niger.

4.        MNJ and the Tuareg uprising of northern Niger address a catastrophic social situation in that country, where a population of Tuaregs is under extreme stress, suffering from hunger and poverty, with no infrastructures or financial resources in place to provide roads, clean water, power, clinics, and schools. Tuaregs are marginalized by discriminative policies, which have not changed despite promises signed under the Peace Accords of the 1990's that followed a first rebellion. Tuaregs seek full citizenship and equal rights in a country which treats them as non-citizens for the most part.

5.        The current system in Niger has failed to meet the challenge in gaining the trust of all communities and making peace sustainable, and needs profound reform.

6.        While the government continues its policy of neglect and discrimination against the Tuaregs, it refuses to allow them to receive a fair share of the revenues generated by the exploitation of their region. Until today, two French mining groups, SOMAIR and COMINAK, have benefited from contracts with the state of Niger for
the extraction of uranium in the region of Arlit. Both France and Niger have realized substantial gains from these operations, while the local Tuareg population has been subjected to a number of disadvantages, environmental pollution, and diseases linked to the known contamination of radiated water used locally not only for daily
consumption but to irrigate vegetable gardens.

7.        A peaceful solution must be sought through negotiations by all parties involved in order to avoid bloodshed and human catastrophe. Every citizen of Niger is entitled to basic human, economical and political rights. This also means putting an end to the marginalization of the Tuareg populations.

8.        The present military action, involving the recent land mining around the town of Ifrouane will have dire consequences for the civilian population of northern Niger, putting at risk Tuareg elders, women and children.  Humanitarian efforts are already on their way, such as those of Danielle Mitterand's France Libertes Foundation.  We urge you to appeal to the President of Niger, Mamadou Tandja, to desist from the mining of Tuareg territory, as land mines have devastating effects on civilian populations, taking lives and limbs for years, decades to come, and is an inhuman way to conduct military operations against a citizen's movement.  His Excellency Mamadou
Tandja can be contacted at ambassadeniger@hotmail.com

Helene E.  Hagan                                    
President                                              
Tazzla Institute for Cultural Diversity                  

Hsen Larbi
President
Amazigh Cultural Association in America

 

 
Date:  Sat, 04 Aug 2007 01:37:42 -0000
De:  tamurt2001 <tamurt2001@yahoo.com>
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Répondre à:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] Press release (Tazzla & ACAA)

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Le Niger a été classé le pays le plus pauvre au monde.Cependant, alors que la famine menace à nouveau les populations en cette période de fin de soudure, l'armée poursuit ses acquisitions de matériels de guerre et d'armement.55 238 000 dollars US, c'est le chiffre annoncé lors du conseil des Ministres du 11 mai 2007 correspondant à l'octroi de 23 permis à 7 sociétés étrangères pour les travaux de recherches géologiques et minières. Par comparaison, selon l'AFP (site IZF.net), l'aide internationale accordée au Niger :
En 2007 :
UEMOA : financement de 2,8 milliards de francs CFA pour le forage de 350 puits.
BAD: un don de 10,56 milliards de francs CFA pour l'assainissement de l'eau dans les zones rurales.
Union Européenne : un don de près de 4 milliards de francs CFA pour constitution d'un stock national de sécurité alimentaire.
Union Européenne encore : un don de plus de 1,9 milliards de francs CFA pour la réduction de la mortalité maternelle et infantile.
En 2006  (extraits) :
BAD : un prêt et un don d'environ 21,5 milliards de francs CFA pour
l'aménagement de la route Dori-Tera.
ONU, Union Européenne et la France : don de 15,8 millions de d'Euros pour la sécurité alimentaire.
Effacement de la dette : Réduction d'ici 2019 d'un montant réduit sous PPTE et IADM de 1105,14 millions de dollars EU.
……..
On comprend mieux d'où l'armée du Niger a pu tirer aussi rapidement les fonds nécessaires à l'achat d'armes, de munitions, d'avions, d'hélicoptères et de matériels au Nigéria et à la Chine, pour faire la guerre à une partie de son propre peuple !
Espérons que les généreux donateurs réserveront désormais leur soutien aux pays réellement démocratiques et plus soucieux de consacrer les aides reçues au mieux-être de leur population et à la
paix qu'à des régimes militaristes qui refusent tout dialogue et toute négociation pour sortir de la guerre civile.
 

Date:  Wed, 16 May 2007 10:46:47 -0000
De:  omastier2
À:  touaregs@yahoogroupes.fr
Répondre à:  touaregs@yahoogroupes.fr
Objet:  [touaregs] L'armée du Niger et la guerre contre les pauvres!

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la résistance des Touaregs à travers leur musique

 

 
  [touaregs] 19 octobre de 19h à 22h - Médiathèque de St-Jacques de la Lande, près de Rennes -
 

*2 au 31 octobre - Médiathèque de St-Jacques de la Lande, près de Rennes*

puce-verte Désir de sable : Lire en Fête 2007 , Théodore Monod et les cultures du désert


*Théodore Monod,seigneur du désert*

*Exposition du 2 au 31 octobre*

Conçue par la Ville de Parmain, berceau de la famille Monod.
Adaptée au jeune public. Panneaux et kakémonos.

*A la rencontre de Théodore*

*5 octobre à 20h30*

Débat en compagnie de son fils, Ambroise Monod, co-organisé avec le CAREN (Centre Armoricain de Recherches en Environnement), dans le cadre du Festival des Sciences de Rennes Métropole, mené par Michel Ballèvre, Professeur en sciences de la terre à Rennes 1 et chercheur en géologie.

Réservation recommandée, nombre de places limité.

*Les Touaregs au Mali et au Niger*

Rencontres pédagogiques animées par la Maison des Cultures du Monde de Vitré avec des classes de CM et du collège Jean Moulin.

*Blanc lait chamelle et bleu vert bambous*

*13 octobre à 16h30*

Lania conte le désert aux enfants, d’après plusieurs livres comme L’homme qui ne possédait rien de Jean-Claude Mourlevat ;

Un secret pour grandir de Carl Norac et Carll Cneut.

Enfants de plus de 3 ans. Sur réservation.

*Autour des Touaregs*

19 octobre de 19h à 22h

Soirée festive, musicale et gourmande, en partenariat avec l’association touarègue Timidoua et la Maison des Cultures du Monde de Vitré. Projection d’un film sur la résistance des Touaregs à travers leur musique, suivie d’une rencontre-débat, et d’un « buffet de désert » en compagnie
de musiciens touaregs.

*Réservation recommandée, nombre de places limité.Buffet payant à la portion.*

*Sables émouvants*

*23 octobre à 20h*

Projection de film (45 mn), suivie d’un débat co-organisé avec l’association Ane Nature Environnement. Comment le chameau, comme l’âne, animal de la résistance, permet aux populations de continuer à vivre sur des terres arides.

*Chameaux sans frontières*

*16 octobre de 18h à 21h*

Atelier d’écriture pour adultes, animé par Marilyn Degrenne, de la Balade des livres.

Laisser s’exprimer son imaginaire, sortir de soi des phrases, les mettre en forme joliment… mots qui touchent… papier à toucher… et autres surprises. Sur inscription.

*Expédition dans le désert*

*Jusqu’au 31 octobre*

Atelier d’écriture en ligne spécial Festival des sciences (à partir de 12 ans) : écrivez un texte de la longueur de votre choix sur le thème suivant et envoyez-le par e-mail.

L’ensemble de ces textes sera publié sur le site. On vous envoie mener une expédition dans le désert saharien. Quel serait votre sujet de recherche ? Quelle serait votre quête personnelle ?

*Et aussi…*

Présentation de livres, films, CD : le désert dans la littérature, les albums pour enfants, les chameaux, le cinéma, les musiques du monde saharien, les beaux livres photos, et des ouvrages sur la flore et la faune du Sahara, prêtés par la bibliothèque universitaire des sciences de Rennes 1.
Et, dans les espaces : affiches, photographies, diaporama…

*En savoir plus !*

Médiathèque Lucien Herr

18 Cours Camille Claudel

35136 Saint-Jacques de la Lande - Tél 02 99 31 18 08

equipe@mediatheque-lucien-herr.fr

www.mediatheque-lucien-herr.fr

Ville de Saint-Jacques de la Lande
 

Date:  Wed, 10 Oct 2007 11:31:09 +0200

De:  "jacqueline.dupuis" <Jacqueline.Dupuis@univ-st-etienne.fr>

À:  touaregs@yahoogroupes.fr

Objet:  [touaregs] 19 octobre de 19h à 22h - Médiathèque de St-Jacques de la Lande, près de Rennes - la résistance des Touaregs à travers leur musique

 

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