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LES JUDEO-BERBERES au Maroc, au Sahara,
et en Tunisie |
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pélerinage des Judeo-Berberes au Maroc et en
Tunisie
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les Juifs du Sud du Maroc
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La Tribu Des Daou Isshaq
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la
"tafsut" des Juifs d"afrique du nord : MIMOUNA
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les berberes juifs dans judaicultures :
http://www.judaicultures.info/IMG/_article_PDF/article_199.pdf
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origines amazigh de certains noms d'Israelites de Tamezgha
http://harissa.com/Genealogie/originedesnoms.htm
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http://www.minorites.org/article.php?IDA=1107
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http://www.darnna.com/Juifberberes.htm
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association judeo-berbere
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Moshe
Benarroche: Moroccan-Israeli Jewish-Amazigh Poet.
interview en anglais
quelques
livres sur la vie des juifs marocains
http://www.kodechonline.com/index.html?page=p7444.html&id=31
photos de Juifs du Maroc antique:
http://chleuhs.forumactif.biz/galerie-photos-amazigh-f24/photos-juifs-du-maroc-antique-t274.htm
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Certaines petites villes au Maroc étaient habitées
majoritairement par des juifs et des berbères judaisés
exemples Debdou ,
Sefrou..etc. Par exemple la ville de Sefrou existait avant que la ville de Fes
ne fut fondée.
( recueil récits: "Mina qariati fès illa madinati Sefrou)".
Jusqu'en 1953 il y avait encore des juifs vivant dans l'Atlas
parmi et comme les berbères , parlaient berbère et beaucoup avaient des
prénoms berbères surtout les femmes.
C'est pour celà
qu'il existe plusieurs lieux de pèlerinage (hilloula) des judéo-berbères
( Ba Amrane, Ouazzane ,Essaouira, Mausolée de Sidi Belabbés...etc)
EMM
Je suis ravi de partager cette culture berbere avec vous car mon papa est né
dans le sud à AGDZ . La seul tombe juive qu'on peut actuellement voir dans le
village elle se trouve pas loin de l'ancien mellah
et porte le nom de mon aeuil MESAOUD GABBAY
de cela il me reste quelques mots de cette région
AMEN L'eau
AGHROUM Le pain
Cordialement
sefarad ( forum 21 Janvier 2004
dafina.net)

Source: carte dafina.net
http://www.dafina.net/
_____________________________
" texte relevé sur le web LA DÉCOUVERTE DES JUIFS
BERBÈRES Daniel J. Schroeter in Relations Judéo-Musulmanes
au Maroc :
perceptions et réalités, edited by Michel Abitbol, Paris: Editions Stavit, 1997,
pp. 169-187 Parmi les travaux et
domaines d’études concernant le passé des Juifs
marocains, l’histoire des Juifs dans les régions à dominance berbère
occupe une
très faible place. Cela provient en partie de la nature fragmentaire des sources
historiques provenant des zones
rurales du pays [1]. Comparée à la documentation
sur les Juifs parlant arabe, vivant dans les régions urbaines du Maroc et
qui
ont produit un nombre considérable d’écrits, les données historiques sur la vie
des Juifs berbères ou vivant parmi les Berbères, avant la période coloniale,
sont très éparses, presque toujours de seconde main, et sont souvent basées sur
des mythes
d’origines et des légendes. Les voyageurs étrangers en visite au
Maroc dans la période pré-coloniale, qui ont établi, quoique
de façon inexacte,
les listes des tribus et des " races " du pays ont rarement fait la distinction
entre Juifs berbérophones et Juifs arabophones [2]."
source: "à la decouverte des
juifs berberes" janine.sefarade.org
_____________________________________________________________
la tradition millénaire judéo-berbère à
travers "La route du cédrat", le fruit de la Splendeur….
http://www.marocohra.com/site/index.html
_________________________________________________________________
Le professeur Zafrani Haim a decouvert il y a quelque temps une Hagadah en
langue Berbere !
.. ___________________________________________________
Relations Judéo-Musulmanes au Maroc : perceptions et réalités,
edited by Michel Abitbol, Paris: Editions Stavit, 1997, pp. 169-187
______________________________________________________________
Interferences culturelles
judeo-berberes
http://www.mfa.gov.il/MFAFR/MFAArchive/1990_1999/1999/2/Interferences
%20culturelles%20judeo-berberes
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Une photo qui manquait pour completer ce beau reportage :
la tombe de rabbi Haim Pinto a Mogador.
En fait ce monument est recent, il a ete construit pour proteger la tombe.
Fichiers:

ESSAOUIRA
Source: dafina.net
/forum |

Tombe de Rabbi Haim Pinto Hagdol a Essaouira (Mogador)
Photo: Yasser
je_medi@hotmail.com |
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Artisan judeo-berbere ( photo ancienne) |

Femme judeo-berbere portant bijoux
(photo ancienne)
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- 1 -
PELERINAGES |
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source : yahoo.fr
jeudi 12 février 2004
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Six cents juifs perpétuent les traditions
ancestrales du judaïsme marocain
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RICH, Maroc (AP)
- "Je n'ai jamais vu autant de monde, c'est un vrai bonheur de se retrouver
tous ensemble", lance Jacques Bensimon, le regard malicieux, en voyant
converger des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants autour du tombeau de
Rabbi Itzhak Abessehra.
Pendant trois jours, quelque 600 juifs marocains ou d'origine marocaine,
venus des quatre coins du royaume et de la planète, se sont donné
rendez-vous début février autour du mausolée construit près de Rich (630km
au sud de Rabat), une bourgade isolée dans les contreforts désertiques de
l'Atlas. Une zone caillouteuse complètement isolée, où le défunt roi Hassan
II avait fait construire, à quelques dizaines de kilomètres de là, le bagne
militaire secret de Tazmamart.
Autour du
tombeau et de la synagogue qui le jouxte, les familles les plus assidues à
cette "hilloula" (pèlerinage) ont fait construire une dizaine de
maisons, occupées trois jours par an mais dans lesquelles chacun -famille,
amis ou amis d'amis- est le bienvenu.
Rabbi Ytzhak Abessehra, décédé en 1921, est l'un des 600 saints du judaïsme
marocain. "C'était un homme saint qui buvait beaucoup de mahia (alcool de
figue distillé au Maroc). C'est pour célébrer sa mémoire que l'on boit en
chantant autour de sa tombe", explique Jacques Bensimon. Agé de 48 ans, ce
commerçant de Casablanca est l'un des 3.000 juifs encore présents au Maroc
alors que la communauté, présente dans le royaume depuis plus de 2.000 ans,
a compté jusqu'à 300.000 membres en 1948.
Avec la Turquie, le Maroc est le dernier pays musulman du pourtour
méditerranéen où vit encore une communauté juive active et relativement
intégrée en dépit d'un exode massif et régulier encouragé et financé par
l'Agence juive internationale.
Témoin de la liberté religieuse qui caractérise historiquement le Maroc,
malgré les récents appels antisémites ou anti-occidentaux lancés par
certains prêcheurs islamistes salafistes, les derniers juifs marocains
jouissent toujours de la protection traditionnelle des sultans et souverains
de la dynastie alaouite.
Le
portrait du roi Mohammed VI surplombe d'ailleurs la porte d'entrée de la
maison de Marcel Azeroual, qui dirige l'organisation du pèlerinage et assure
que "les juifs du Maroc sont mieux lotis que les juifs de France".
Alain B., 42 ans, venu de Paris, estime qu'il y a "plus de 10 millions de
musulmans en France" (contre cinq millions officiellement: NDLR) et il
confirme: "à Paris, et même dans les quartiers résidentiels, il y a une
réelle montée de l'antisémitisme".
La nuit commence à tomber sur la "hilloula" éclairée par la pleine lune et
placée sous étroite surveillance de la gendarmerie royale. Venu des grandes
villes marocaines, de France, d'Israël mais aussi du Canada ou des
Etats-Unis, qui font figure de nouveaux eldorados du judaïsme marocain, des
dizaines de pèlerins de toutes conditions sociales commencent à illuminer le
tombeau de marbre avec des milliers de bougies qui brûlent en brasier.
Des chants traditionnels juifs s'élèvent dans la nuit désertique et
glaciale. La foule se presse pour boire un verre à l'éternelle santé du
saint et formuler un voeu de bonheur.
"Je suis avant
tout croyant et Rabbi Itzhak, c'est un saint qui a fait plein de miracles",
souligne Charlie Dayan, vêtu d'un blouson de cuir aux insignes multicolores
de l'armée de l'air américaine qui tranche avec les tenues austères des
barbus orthodoxes loubavitchs. Certains, venus d'Israël ou du
Canada ne parlent ni arabe, ni français et séjournent pour la première fois
au Maroc dont la tradition de pèlerinage est unique dans le monde du
judaïsme.
Confrontés à l'exode des jeunes générations, de nombreux juifs marocains
"profitent de ces occasions pour rencontrer l'âme soeur", confie Eshud
Ouaknine, 41 ans, issu d'une très ancienne famille juive et célibataire.
Surpris
tant par la chaleur de l'ambiance, par le niveau de l'organisation et le
nombre de participants, Saïd, un des très rares Marocains musulmans présents
au pèlerinage, exprime quant à lui sa surprise: "Nous, les Marocains, on
ignore tout de ces fêtes. D'ailleurs, personne ne sait exactement comment
vivent nos juifs." AP
nim/tl
source : yahoo.fr
jeudi 12 février 2004,
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Juifs parmi les Berbères |
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LIGH1953

catalogue réalisé à l'occasion de l'exposition Juifs parmi les Berbères,
photographies d'Elias Harrus

Les diverses photos sont
extraites du livre Juifs parmi les Berbères: Photographies d'Elias Harrus,
édité par Sarah Harel Hoshen, Paris : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme ;
Tel-Aviv: Beth Htefutsoth, Musée de la Diaspora, 1999.
Ce livre est en vente à la librairie du
Musée d'art et d'histoire du
judaïsme : librairie@mahj.org |
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pour zoomer cliquez sur
l'image
Regards sur la vie juive au Maroc
Paris, 1999, 90 F/ 13,72 euros
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synagogue des juifs berberes de Ifrene de l'anti-atlas source: forum
asays.com
05/11/2004 poste par KAHINA. |
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- 2 -
Les
juifs du sud marocain : ( Tafilalet)
..... Les juifs ont commencé par cohabiter avec les amazighs puis avec
d’autres ethnies qui se sont installées par la suite tels les noirs et
les arabes . Et selon quelques sources, les juifs entraient dans les régions
de sijilmassa après l’année 70 ap jésus. C’est à dire après la destruction
de Jérusalem par Titus(3). D.J Meunier a rappelé que des groupes juifs se
sont concentrés en grand nombre à l’est du bassin de l’oued ziz depuis un
temps bien reculé, puis qu’ils étaient les plus riches de ses régions au
deuxième siècle après jésus(4).....
De sa part SLOUSH avait confirmé que la vallée de sijilmassa était l’une des
régions qu’habitaient les juifs depuis des époques anciennes, et qu’il avait
deux groupes juifs dont l’un d’eux est connu sous le nom de (Tafilat) mais
on ignore la source des informations avancées par cet auteur(5).
A l’époque du protectorat au Maroc ( a partir de 1912) les juifs se sont
dispersés sur tout le territoire national et ailleurs ( Afrique du nord ,
France..), mais surtout dans les régions du grand ziz et dans l’oasis de
Tafilalet, où les vallées de Ziz, Ghris et Guir abritaient des groupes
importants de juifs sur les rives des dites vallées et dans ses compagnes et
ses ksours.....
source: Errachidia.ma
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PELERINAGE
EN TUNISIE
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Le Mausolée du Rabbin Yacoub SLAMA
Talmudiste érudit originaire de Tunis où il enseigna dans la Yeshivah du
vénéré Rabbin Raphael El Fassi dont il fut le collègue après en avoir
été le disciple.
Il alla en 1773 pour quelque temps à Nabeul, chez sa fille épouse du Rabbin
Mardochée El-Guez, il ne tarda pas à y jouir d'une grande considération en
raison de son savoir et de sa piété.
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Tombe du Rabbin |
Après sa mort survenue au cours de l'année 1774, il est devenu
l'objet d'un culte populaire : de nombreux fidèles venaient prier sur sa
tombe et faisaient appel à son pouvoir d'intercession auprès du
Très-Haut pour obtenir la fin d'une persistante stérilité ou la guérison
d'une maladie rebelle et leurs voeux furent exaucés.
On raconte qu'en1934 , le Rabbin vint en songe à Monsieur Mardochée
Karila, notable de la ville de Nabeul et lui demanda d'ériger un
monument sur sa tombe jusqu'alors abritée par un olivier.
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Monsieur Karila, homme pieux et sensible, érigea dans l'année
même un mausolée au-dessus de la sépulture du rabbin et en fit don à la
communauté, en l'invitant à organiser un pèlerinage officiel
annuel chaque lendemain de la Pentecôte juive. |

Rabbins à l'intérieur du Mausolée |
Les revenus dudit pèlerinage ainsi que les dons qui seront faits sur la
tombe du vénéré Rabbin Yacoub Slama, à n'importe quelle autre occasion,
profiteraient aux indigents israélites de Nabeul, soit, les trois quarts, au
profit de la Caisse de Gestion de Culte et pour un quart, au profit
de l'École Talmud Thora.
Depuis ce pèlerinage se déroulait chaque année au milieu d'une affluence
considérable de fidèles, qui venaient de tous les coins de la Tunisie par
les moyens de locomotion de l'époque (calèche et autres).
Ce pèlerinage était marqué par des prières, des voeux et des offrandes, il
donnait lieu à des réjouissances populaires, toutes confessions
confondues, c'était vraiment un jour de liesse et de fête pour toute la
population de Nabeul.
Dernièrement, cette manifestation pieuse a été décalée vers le mois d'août à
l'initiative de la présidente de l'association des Nabeuliens, pour
permettre aux fidèles de la diaspora de retour à Nabeul pour les vacances
d'été, d'y participer également.
source:
www.nabeul.net |
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Tunisie: environ 5.000 fidèles au pèlerinage juif de la Ghriba
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Tunisie: des milliers de pèlerins juifs font la fête à
la Ghriba
AP 22/5/2008 13H36
TUNIS - Sous forte surveillance policière, mais dans une ambiance à la
fois festive et recueillie, des milliers de personnes ont accompli jeudi
le pèlerinage annuel à la synagogue de la Ghriba, dans l'île de Djerba
(sud tunisien).
Près de 6.000 pèlerins, venus pour la plupart de France, d'autres
d'Italie, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, des Etats-Unis et du Canada
étaient rassemblés dans ce lieu de culte israélite construit il y a plus
de 2.500 ans, sur des pierres du temple de Salomon, selon la légende. Un
millier étaient venus d'Israël via la Jordanie, la Turquie, Malte ou la
France, en l'absence de vols directs Tel-Aviv-Tunis.
"Qu'un pays arabe et musulman abrite un tel rassemblement de pèlerins
juifs et leur assure des conditions favorables pour faire la fête et
accomplir leurs rites sacrés, c'est un bel exemple de tolérance et de
liberté de culte, surtout dans la conjoncture actuelle", s'est réjoui le
président de la fédération des associations de juifs tunisiens de France,
le Dr Gabriel Kabla.
Président de Commission à la Knesset, David Tal a lui aussi fait le
déplacement de Tel-Aviv à Djerba où il a relevé avec "satisfaction" le
nombre croissant de pèlerins. Et s'est dit convaincu "que les Américains
doivent faire plus pression sur les Israéliens et les Palestiniens pour
les amener à conclure un accord de paix".
Djerba était encadrée pour la circonstance par un dispositif de sécurité
renforcé, des barrages de policiers filtrant toutes les entrées menant aux
hôtels où résident les pèlerins et à la synagogue elle-même. Ce dont s'est
félicité le président de la Ghriba, Perez Trabelsi, rappelant les "menaces
que font planer les organisations terroristes".
Temps fort du rituel: la procession de la Torah (livre saint hébreu)
autour de la synagogue de la Ghriba, qui s'est déroulée dans la liesse
sous un soleil estival, une masse de femmes en vêtements chatoyants et
d'hommes en manches courtes entonnant des chants traditionnels.
En même temps, des enchères étaient menées pour la vente de foulards et
autres objets, dont les revenus serviront à l'entretien de la synagogue.
La fête s'est achevée par une cérémonie en présence du ministre du
tourisme, Khalil Laâjimi et des autorités régionales, ainsi que du grand
rabbin de Tunisie, Hay Bitane. Le ministre a assuré les fidèles que "la
Tunisie demeurera une terre accueillante et tolérante".
dimanche 6 mai 2007, 17h00
DJERBA, Tunisie (AP) - Quelque 5.000 fidèles en provenance de divers
continents, dont un millier venus d'Israël, ont participé dimanche au
pèlerinage juif de la Ghriba, l'une des plus anciennes synagogues au
monde, construite il y a plus de 2.500 ans sur l'île de Djerba dans le sud
tunisien.
Un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place depuis l'aéroport de
Djerba et tout au long de l'itinéraire menant aux hôtels où résident les
pèlerins. L'accès à ces établissements et à la synagogue était
minutieusement filtré par des agents de l'ordre en tenue et en civil.
Après une pointe de 10.000 pèlerins en l'an 2000, le nombre des visiteurs
qui évolue en fonction de la situation au Moyen-Orient a connu plusieurs
baisses successives à la suite de l'Intifada dans les territoires
palestiniens.
La chute la plus sensible, limitée à un peu plus de mille pèlerins parmi
les juifs résidant en Tunisie, a été enregistrée en 2002 après l'attentat
terroriste perpétré par un kamikaze qui s'est fait exploser dans un
camion-citerne contre ce sanctuaire juif. Revendiquée par Al-Qaïda, cet
attentat avait causé la mort de 21 personnes: 14 touristes allemands, cinq
Tunisiens et deux Français.
Selon le président de la Ghriba, Perez Trabelsi, le nombre des pèlerins
s'est accru cette année d'environ 40% par rapport à 2006. La plupart
proviennent de France, d'autres d'Israël, d'Italie, de Grande-Bretagne,
d'Autriche, du Canada et des Etats-Unis. Il a cependant fait état de
l'annulation du voyage que devaient effectuer 300 à 400 pèlerins à partir
de Paris après les récents attentats au Maroc et en Algérie. AP
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- 3- LA TRIBU DES DAOU ISSHAQ
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Bonjour
La tribu daou Isshaqa se trouve au Niger d'après certains qui les
connaissent de prés les igdalen, , mais elle est aussi un peu
éparpillé, elle suscite aussi bcp d'interoggation, comme on peut
s'en douter, sur ses possible origines judaique, elle m'a aussi
interessé en tant que chercheur , il y'a un groupe à Tamanrasset
issu des daou isshaq, (ceux d'Issac) il parle une langue distincte
du touareg, sont convertis officiellemnt à l'islam mais garde
certaines croyances plus anciennes, avec des rites judaique suremnt,
une relation avec un samedi du chabat..ECT , j'essayerais d'en
savoir plus à mon prochain voyage en decembre avec une enquête plus
approfondie et je vous tiendrais informé.
Faiza
elea68 <elea68@yahoo.fr> wrote:
bonjour,
qui peut me renseigner sur la tribu des " Kel daoussahag"?
Où se trouve t'elle?
merci beaucoup
Regine
Connaître et faire connaître le peuple touareg.
Liens Yahoo! Groupes
Un article sur les
berberes sahariens
http://www.col.fr/article-547.html
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Dida BADI wrote:
Bonjour,
La tribu des Dousahak, comme les Kel Adagh
l'appellent, se trouve plutôt au Mali, et plus
précisément dans la région d'Inburaghen (Ansengo) à 90
km au nord-ouest de la ville de Gao,sur la rive nord
du fleuve Niger, et leur territoire de nomadisation
s'étend jusqu'aux limites sud de l'Adagh des Ifoghas.
Depuis les sécheresses de 1984 qui ont affecté leur
région, nous assistons à une nouvelle migration des
Dousahak vers Tamanrasset où une partie de leur tribu
s'est installé dans des tentes de fortune au quartier
d'Aderiane non loin du tombeau de Moussa ag Amastane,amanoukal de l'Ahaggar entre 1904 et 1922.
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Ma Mimouna à moi
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Albert Suissa Il n'est, dans toute l'histoire orale du judaïsme nord-africain, de fête
plus noyée dans un (doux) brouillard que la Mimouna. Mon témoignage
personnel va, je n'en doute pas un instant, soulever une levée de
boucliers de la part de tous les défenseurs de cette humble communauté
et autres auteurs d'albums en couleurs sur ses particularismes. Tous
ceux qui s'efforcent de la reléguer dans la catégorie « poulet surgelé
glatt-kosher » du grill-room politique local et contre qui je ne connais
que deux moyens de se mesurer : choisir le regard prosaïco-poétique ou
opter pour le regard systématiquement ethnologique, deux attitudes qui
ne sont du reste pas irréductibles.
Mais commençons par nous plonger quelque peu dans les méandres
étymologiques du mot Mimouna : nous avons mamon (biens), mazal
(fortune), emouna (foi, mais aussi confiance), rabbi Moché ben Maimon (Maïmonide),
Mimoun, prince-souverain des démons, Mimouna, son homologue féminine,
Lalla Mimouna aussi, sainte femme de l'islam, sans parler de Timimouna,
qui fut, avant d'être rayée de la face du monde, la petite Jérusalem des
franges du désert saharien. Et puis la mouna, cette brioche de Pâque que
l'on consomme dans les champs ou au bord de l'eau ; cette « nuit de la
chance » qui veille sur la fiancée, la 'arousa toute fraîche... Sans
parler du pèlerinage, la hiloula, qui marque l'espérance printanière de
prospérité et de fécondité. Une nuit aussi de badinages, de rires,
d'apaisement des démons et autres mauvais esprits, de processions, de
rites au bord des rivières ou de la mer, la fête de la mise en gerbe des
céréales et du culte des saints.
Les préparatifs épuisants qui précèdent la Pâque mettent un terme
heureux à l'hiver morne et glacial que Dieu donne aux juifs depuis les
jours austères qui clôturent l'été jusqu'à la célébration du renouveau,
du printemps. Comme pour la paix entre les hommes, le chemin du bonheur
est semé d'embûches... Dans les foyers, le territoire autorisé se fait
de plus en plus exigu, les friandises de plus en plus rares ; pièce
après pièce, armoire après armoire, tout devient inaccessible. Les
parents sont sur les nerfs, les enfants marchent sur la pointe des pieds
dans des espaces réservés, le père nous fait subir des exercices de
haute voltige, de ceux que les adjudants imposent aux jeunes recrues,
nous secoue les tiffes, nous fait retourner nos poches, les revers de
nos pantalons dès que nos pieds nous ont portés dans les zones purifiées
du logis, des fois que, Dieu préserve, une miette de hamets s'y serait
subrepticement glissée. (« Ce n'était pas pour le principe, affirme papa
aujourd'hui en souriant... mais pour votre éducation, pour la beauté de
la chose en somme... », il faut dire que pour lui les deux termes sont
quasiment synonymes). Nous, les enfants, nous étions en vacances
scolaires à cette période. Enfin, en vacances, c'est une façon de
parler, parce que nous passions notre temps à dépoussiérer les livres, à
vérifier à la loupe, des heures durant, si quelque insecte ne se serait
pas introduit dans les feuilles de laitue, à réviser les grands et
multiples commandements du rite de Pessah, la Pâque juive...
Le soir du Séder se résume à une série longue et minutieuse de préceptes
plus rigoristes les uns que les autres. Une fête, certes, mais quelle
fête austère, quelle intolérable tension pour le commun des mortels,
même si elle fait au croyant sa part de plaisir terrestre. Avec tout le
respect que je voue à l'existentialisme de Soloveitchik et au
rationalisme de Leibovitz, je ne peux m'empêcher de voir là une
expression névrotique de la psyché de mes coreligionnaires. Dans les
réalités sociales où évoluaient les juifs marocains, la peur de
l'assimilation était permanente (les famines surtout se soldaient par
leur lot de conversions à l'islam, des communautés entières disparurent
ainsi). D'où l'importance « identitaire » qui était attribuée aux
particularismes de la Pâque : aux pains azymes en général, à l'afikoman*
en particulier, connu et reconnu pour ses vertus d'apaisement des
tempêtes en haute mer et que tous gardaient précieusement pour le jour
du grand voyage vers Erets-Israël.
Du coup, après ces sept jours, il ne nous était pas facile de nous
libérer du joug de tant de prohibitions et de potentiels péchés. Et
c'est là qu'entrait en jeu l'élément incontournable de la Mimouna : seul
le goy, le musulman en l'occurrence, pouvait procéder à l'entrée du
hamets, tabou de la Pâque, dans les foyers juifs. Les sept jours de
pains azymes s'achèvent sur des bénédictions, des témoignages sonores
d'amitié, avec, à la clef, l'évocation et l'invocation de tous les
démons et saints du répertoire local, d'abord et avant tout Lalla
Mimouna, cette sainte musulmane vertueuse qui est même parvenue à
s'assurer une place de choix dans notre conscience collective nébuleuse
de juifs marocains. Une femme haute en couleurs, Lalla Mimouna,
lourdement fardée, qui mâchonne de la menthe fraîche, répand des fèves,
donne du lait, se meut librement et généreusement, et reste ambiguë sur
la question de savoir ce qui en elle est juif, et ce qui est arabe. Ils
viennent, ces voisins arabes, nous dire en connaisseurs que, de toute
éternité, nos rites sont les leurs, et nous demandent de rester encore
un peu, de ne pas nous faire de souci, car voilà le printemps, tout va
s'arranger, vous allez voir la fécondité, le bonheur, la joie,
« Prospérez et réjouissez-vous (tirbah u-tessad), nous disent-ils, Lalla
Mimouna, la sainte musulmane y veillera ! »
« Vous avez sept jours durant fait abstinence de froment et de levure ?
Eh bien, en voilà. Ne sont-ils pas plus savoureux que jamais la mafleta,
le baklava, le berkoche, ce couscous au beurre et à la crème... Et
tandis que dès l'après-midi nos femmes s'emploient à emprunter à leurs
amies arabes leurs plus beaux caftans, les amis arabes de mon père
entrent avec un poisson frais pêché - gage de fécondité - disposé dans
un panier fleuri. Et puis arrivent la farine, le beurre et le lait
qu'apportent des voisins arabes, pas fâchés de prendre part à la fête.
Ceux qui sont vénérés comme des saints par les musulmans sont pour les
juifs des démons, et vice-versa. C'est dans ce lien mutuel et
antinomique que réside le secret. Il arrive même que le démon libère le
saint de sa torpeur, comme cela est arrivé à rabbi Yaacov Ouazzana
d'heureuse mémoire, dont l'épouse, diablesse avérée, provoqua ce que
personne n'appelle une conversion à l'islam mais qui se traduisit quand
même chez lui par cinq prières quotidiennes... Et c'est ainsi que le
juif qui a cultivé la différence pendant toute une semaine, va revêtir
caftan et tarbouche, verser des seaux d'eau sur le pas de sa porte,
tremper ses cinq doigts dans la farine pour sceller la bonne fortune (hemsa)
sur le couvre-chef de ses coreligionnaires. Et le lendemain va se rendre
dans la nature sur le tombeau d'un saint vénéré aussi par ses voisins
musulmans, et gommer ses particularismes.
Parallèlement, chez les Berbères de l'Atlas, de suite après l'Aïd
el-Kbir, la fête du sacrifice austère de l'islam qui a des relents de
notre Pessah à nous, s'annoncent les réjouissances carnavalesques du « Bilmoun »,
démon mi-homme mi-bouc, sorte de métempsychose de Mimoun, le dieu des
démons, où le rabbin juif et ses disciples jouent le rôle de satyres,
qui sont apparemment l'antithèse de la fête du sacrifice qui les a
précédés. Mimouna ici, Mimoun là, un couple de démons conviviaux qui
survolent les lieux et s'efforcent tant bien que mal d'enfreindre les
lois de la ségrégation.
Je n'ai jamais été convaincu par le mythe de la pérennité des relations
amicales entre juifs et Arabes au Maghreb, mais une chose est certaine :
elles étaient beaucoup plus harmonieuses que partout ailleurs. Si j'ai
choisi l'occurence de la Mimouna, c'est précisément en réaction contre
cette tendance si répandue de judaïser à tout prix cette fête, somme
toute celle du printemps, apogée des moissons pour les agriculteurs
arabes dont les juifs négociaient les récoltes. Ce lien fondé sur
l'espoir de prospérité, qui unissait tous les habitants du Maghreb
n'existe pas aujourd'hui au Proche-Orient, comme sont absents en Israël
de cette fête de la coexistence, les voisins arabes.... Les juifs
marocains d'Israël savent le triste sort qui fut réservé à Lalla Mimouna
depuis son irruption en Terre sainte, avant même qu'elle ne fût
contrainte de se prostituer à la culture agressive locale, de se laisser
phagocyter par des responsables politiques méprisants, outrés par la
nostalgie de tous ces juifs-là pour leur « là-bas », tous ces juifs qui
se rencontraient pour comptabiliser leur nostalgie, cet ensemble de
coutumes et de rites soudain parés de l'auréole du souvenir - terni par
les vicissitudes de l'heure et le mépris ambiant.
Autre élément indissociable de la Mimouna qui unit le juif marocain à
son compagnon de fortune culturelle orientale : la relation magique,
éminemment païenne, à la nature. La nature, c'est le domaine réservé et
intouchable de Allah. Pas de carte ni d'herbier chez les campagnards du
Maghreb. La nature, c'est un lieu saint, un point c'est tout. Pourquoi ?
Parce que tel marabout a choisi d'être enterré là précisément. Cette
colline là-bas ? Elle retentit du vacarme de démons qu'il faut combler.
D'ailleurs, les chênes qui y poussent sont sacrés. Dans ce vallon, se
trouve un acacia frisé sur lequel sont suspendus des lambeaux de tissu
qui sont des remèdes à tous les maux. Au tournant du chemin, on a vu
autrefois deux pierres sautant l'une sur l'autre. Tel parcelle de
terrain devient en l'espace d'une nuit un lieu sacré. Pourquoi ? c'est
comme ça, il ne faut pas chercher à comprendre. D'ailleurs, depuis quand
est-il donné à l'homme de tout comprendre ?
Ces gens incultes dont toute la culture se résume à critiquer les
cultures ont dénaturé ce jour d'escapade dans la nature pour en faire un
gigantesque pique-nique, grillades à l'appui. Mais c'est là une version
altérée, israélienne de ce culte de la nature. Car tous ceux qui vont
dans la nature ce jour-là ne fêtent pas la Mimouna, de même que l'Arabe
israélien qui pique-nique le jour de l'Indépendance de l'Etat d'Israël
ne le fait pas nécessairement pour apporter sa contribution personnelle
et patriotique à la fête nationale. Si la démocratie permet toutes ces
expressions, fussent-elles antinomiques, le fait culturel, lui,
exigerait un regard plus perspicace.
Soulignons, pour finir, cette niche de féminisme dans ce judaïsme
rigoriste qu'est la Mimouna : c'est une fête féminine par excellence,
généreuse, chaloupée, droit venue des civilisations matriarcales. Rien
dans Mimouna de cette symbolique fondamentalement austère que le
patriarcat a répandu : rites cultuels contraignants, obéissance au
Tout-puissant, repentir et jugement dernier, culte du patriotisme et de
l'héroïsme. Mimouna, c'est une fête gratuite, juste pour le plaisir, où
l'on exprime sans retenue ses sentiments et ses passions.
Comme de juste, une des coutumes les plus conviviales de la Mimouna
consiste à parvenir à une bonne petite entente à finalité matrimoniale.
Une de celles - parmi les plus remarquables de l'histoire juive - qui
est en train de se tramer entre nous et les Palestiniens, et nos voisins
arabes en général. Le jour où nous serons en mesure de fixer une fête
internationale de la paix entre nous, pourquoi ne pas choisir alors le
jour de la Mimouna précisément. Du coup, les musulmans viendront en
masse péleriner sur la tombe de Baba Salé, et toutes les juives
candidates au mariage des agences matrimoniales locales iront conjurer
le mauvais sort auprès d'un marabout de Gaza. Inch'Allah !
*Afikoman : morceau de pain azyme dissimulé au début du Séder, distribué
après le repas à tous les convives et consommé en souvenir du dernier
repas pris avant la sortie d'Egypte.
Adapté d'un article paru le 12 avril 1996 dans Kol Ha'ir (hebdomadaire
de Jérusalem) par A.M.S.
voir Revue israélienne des arts et des lettres
http://www.mfa.gov.il/mfa/go.asp?MFAHOdw50
Albert Suissa, né à Casablanca en 1959, est arrivé enfant en Israël et
vit à Jérusalem. Il a fait ses études dans une yéchiva (institution
supérieure talmudique) combinant études religieuses et service
militaire. Ses nouvelles ont été publiées dans plusieurs revues. Il fait
à l'heure actuelle des études de théâtre à Paris. |
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association judeo-berbere
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Une association pour l'amitié entre Amazighs et Juifs verra le jour dans les
prochaines semaines. Selon ses fondateurs, l'ONG œuvrera à développer les
relations entre les Berbères résidant au Maroc et les juifs amazighs vivant
dans l'Etat hébreu. Selon Boubaker Oudaâdid, il s'agit de lutter contre
l'antisémitisme régnant dans ce pays et développer la culture amazighe chez
les juifs berbères de l'Etat juif. « Dans le territoire soussi où j'ai
grandi, il n'y avait pas de différence entre musulmans et juifs. Nous
entretenions des relations étroites avec nos frères juifs. Quand je me suis
installé à Casablanca, j'ai été choqué par l'attitude des gens, franchement
antisémite : par exemple, l'utilisation de l'expression lihoudi hachak.
C'est une des raisons qui nous ont poussés à créer cette association »,
raconte M. Oudaâdid, enseignant de langue allemande à Casablanca.
L'association compte déjà une vingtaine de membres résidant au Maroc. Des
avocats, enseignants et professeurs qui préfèrent garder l'anonymat. Et pour
cause : dans son agenda, l'ONG veut organiser des voyages et des excursions
pour que les Amazighs marocains et israéliens puissent se rencontrer,
encourager les échanges économiques entre les deux pays et promouvoir des
initiatives pour la mise à niveau du monde rural dans les territoires
amazighs, avec l'aide des Israéliens. Un agenda en totale contradiction avec
la politique de rupture, du moins officielle, adoptée par l'Etat marocain
envers Israël. Et surtout à contre-courant du sentiment pro-palestinien de
l'ensemble de la population marocaine. Pour Oudaâdid comme pour Brahim
Amekraz, un autre initiateur de ce projet, la cause palestinienne a été
exploitée par les politiques de ce pays à des fins personnelles. « Nous
n'éprouvons aucun sentiment d'animosité envers l'Etat d'Israël. Le conflit
concerne en premier lieu les Palestiniens et les Israéliens. Cette guerre se
passe à des milliers de kilomètres de ce pays. Elle ne nous intéresse pas »,
tranche M. Oudaâdid. Au-delà de cette approche en décalage total avec les
convictions de l'ensemble des Marocains (la cause palestinienne étant très
populaire), les Juifs ont fait partie de l'histoire des Amazighs du royaume.
Les Azoulay, Azerwal, Amselem et autres Andjar sont des Juifs marocains qui
portent des noms amazighs. Dans dafina.net et darnna.com où les communautés
juives se retrouvent dans de nombreux forums, ils sont plusieurs à affirmer
vivre en Israël et parler encore berbère. D'autres cherchent à en savoir
plus sur leurs origines berbères.
Juifs et berbèrophones…
Le nombre d'ouvrages réservés à la judéo-berbérité est tout aussi
impressionnant. Haïm Zafrani dans ses « Littératures dialectales et
populaires juives en Occident musulman », « Le judéo-berbère », Didier Nebot,
dans « Les tribus oubliées d'Israël : l'Afrique judéo-berbère, des origines
aux Almohades », Sigal Azaryahu avec son « Processus de préservation et de
changements dans la musique des Juifs de l'Atlas en Israël » ou encore, le
chercheur à l'IRCAM Mohamed El Medlaoui dans, « Changement et continuité
dans l'Ahwash des Juifs-berbères » sont autant de documents qui affirment
l'ancrage des populations juives dans l'histoire du Maroc. Les juifs qui
vivaient à Tinghir, à Tiznit, à Ouarzazate ou à Sefrou communiquaient en
berbère et en hébreu. Ils chantaient en berbère lors des cérémonies de
mariage ou de circoncision. Haïm Zafrani a même identifié un texte sacré, la
Haggada de Pesah, écrit en amazigh. Des dizaines de mausolées sont visités
annuellement par des juifs du Maroc et du monde entier qui viennent
spécialement pour célébrer leur saint. C'est la fameuse Hiloula. « Chinoune,
plus connu sous Sidi Chenaoui, Vercina ou Daniel (Sidi Diniale) sont des
saints juifs qui sont également visités par des pèlerins berbères musulmans.
Parce qu'historiquement, ils jouissaient du respect de la population locale,
musulmane ou juive », explique ce spécialiste.
Loin de faire l'unanimité
Les responsables de cette association affichent leur intention d'aller de
l'avant dans leur projet. Ils fixent le mois d'août comme date de leur
assemblée constitutive qui compte des membres à Casablanca, Rabat, Meknès et
Tanger. En Israël, M. Oudaâdid cite les noms du Dr. Bruce Weitzman, le
chercheur Moshé Benarouch et la journaliste Mira Africh comme partenaires de
la future association, ainsi que d'autres membres vivant en Europe. « Notre
ambition est non seulement de faire en sorte que la langue amazigh ne
disparaisse pas chez les juifs berbères d'Israël, mais aussi de médiatiser
au Maroc les différentes fêtes juives et parler de nos concitoyens,
d'origine marocaine, de confession juive et qui vivent dans les quatre coins
du monde. Car à ma connaissance, quand on est Marocain, on l'est pour la vie
», lance convaincu M. Oudaâdid. Comment alors répondre aux Marocains qui
s'opposent à toute normalisation avec Israël tant que les droits du peuple
palestinien ne sont pas rétablis ? Le militant amazigh répond calmement que
la notion de normalisation est étrangère à nos mœurs. Une position radicale
qui ne fera certainement pas l'unanimité. Une majorité de militants amazighs
a d'ores et déjà affiché son opposition à toute initiative qui pourrait
porter atteinte aux intérêts du peuple palestinien.
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