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1-
HERITAGE EN PERIL , l'archeologie et
le patrimoine |
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Dans
le texte qui suit en 2e partie , une vérité criante apparaît sur la
négligence volontaire et/ou passive , et sur l'ignorance de l'importance des
vestiges de l'histoire et de la mémoire collective ( patrimoine) qui sont importants non
seulement sur un plan sociologique , ethnographique et historique , mais
également sur le plan esthétique et culturel. En Afrique du Nord tant de
trésors archéologiques sont perdus à jamais. En comparaison avec le moyen
orient , l'Asie mineure et l'Europe du sud c'est à dire le reste du pourtour
de la méditerranée , le nombre de sites mis à jour en Tamezgha est ridicule.
En effet le Christianisme comme l'Islam ( dans leurs périodes conquérantes
et leurs phases d'extrémisme) prônaient comme consignes la destruction
( sauf de ceux susceptibles d'être utilisés pour leur propre
culte ) de tous les monuments ( statues, totems,mausolées, même certains
palais, tombes,gravures, peintures et dessins ...) et les bibliothèques (
Alexandrie, Andalousie...) objets ou meubles servant aux cultes autres que
les leurs , qui les ont précédés ( ex: animisme ...) et l'élimination
physique des populations ( sauf les Gens du Livre: Juifs et Chretiens) qui
ne se convertissaient pas assez vite( voir Anciens Egyptiens , Berbères
,Andalous musulmans et juifs, Azteques, Mayas..etc )., Ceci a eu pour
conséquence la disparition de tous les monuments d'une taille
accessible aux techniques de destruction de l'époque ( Boudhas d'Afganistan
en flanc de montagne ,les pyramides au Mexique. et en Egypte. les villes
mayas et azteques cachées d'Amazonie.). Seuls les grands monuments dépecés
ou transformés en lieu de culte du conquérant, ont résisté à cette
sorte d' "autodafé" . On a laissé Les grands monuments ( les pyramides, les
ruines des villes ...croyant que les sables , la végétation ou les eaux les
feraient disparaître à jamais.
En outre l'Islam interdisait ( et, dans sa composante orthodoxe,
interdit encore ) toute représentation d'êtres vivants sous toutes les
formes et dans tous les domaines y compris celui de la science..
Il
faudrait actuellement
préserver les sites archéologiques découverts , et chercher d'autres encore
enfuis sous terre , sous les sables ou dans eaux... Ce patrimoine
contribuera à l'attrait touristique et en outre à l'enrichissement et
l'ouverture de la pensée culturelle.
Au
Maroc plusieurs sites sont délaissés comme ceux situés sur la
côte atlantique aux embouchures des fleuves loucos (luxus), Agouitir(Dra,
Terfaya), Sebou(Tamoussida ville romaine, port de mamora (mehdia port romain
qui est devenu chantier naval des Almohades..)
Et dans la zone nord du Maroc et dans
l'ex-Sahara espagnol qui étaient sous colonisation espagnole trés peu
de recherche archéologique a été effectuée ( sauf pour luxus à l'embouchure
du fleuve Loucos )) par les Espagnols contrairement aux Français , Anglais ,
Italiens... Ces zones doivent receler des trésors archéologiques.
Le souci de
conservation des découvertes d'un site archéologique , pendant leurs
activités , doit être celui des compagnies pétrolières , des compagnies de
grands travaux , des ingénieurs du génie, des autorités locales et centrales
, de tout un chacun... Une loi dans ce sens peut aider à prendre conscience
de l'importance de ce domaine.
Enfin , les
archéologues qui ont fait des recherches sous la colonisation ne se sont
interessés qu'au vestiges des civilisations gréco-romaines .Or aprés les
indépendances des pays d'Afrique du Nord il s'est avéré que d'autres
trouvailles ont été faites mais elles n'intéressaient ni les "sponsors"(
musees , institutions scientifiques et culturelles de la metropole Etc...) ni
les archéologues de l'epoque .Leur souci majeur etait de ne pas donner trop de domaines de fierté
aux autochtones. C'est pour cette raison que certains berbères ou d'autres
doivent être formés pour les recherches archéologiques et historiques dans
une optique différente de celle du colonisateur.
Il reste un chantier à terminer et accomplir c'est celui de transcrire
l'héritage de la culture berbere de nos anciens de tradition orale. lire
aussi "patrimoine musical menacé de disparition"
Un autre
domaine de la recherche
historique "l'histoire maritime" du Maroc."L'histoire
maritime est longtemps restée la parente pauvre de la recherche historique
au Maroc. Elle n'occupe, ni dans l'opinion, ni dans l'enseignement, la part
à laquelle elle a droit. Cet état de chose est dû sans nul doute à
plusieurs raisons aux effets cumulatifs : pensons notamment au fait que les
Marocains sont traditionnellement classés parmi les peuples auxquels la
vocation maritime fait défaut. Il n'y aurait donc rien d'étonnant, dans ces
conditions, à ce que cette méconnaissance de l'influence de la mer dans les
destinées nationales ait été largement partagée par les historiens."
colloque de Casablanca "recherche sur la mer au Maroc" ( dans la
mer pres des cotes des tresors doivent giser au fonds des eaux ) voir a ce
sujet le site ci-apres :
http://calenda.revues.org/nouvelle6535.html
http://www.unesco.org/bpi/intangible_heritage/goytisolof.htm
►Maroc:
La palmeraie de
Marrakech:
L'immobilier et Le tourisme des villas de luxe est en train d'abimer
irremediablement un monument historique millenaire la palmeraie de
Marrakech qui aurait du etre classée monument historique ou patrimoine
de l'humanité. webmaster 7/7/07
Lire
l'article en rapport ci dessous
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26270
E.M.M
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LA KOUBA DE YEMMA
GOURAYA
Azul,
On est jamais mieux servi que par soi-même ! Voilà enfin un
chercheur bougiote qui vient d'élucider
l'histoire de Yemma Gouraya (voir l'article ci-dessous de La
Dépêche de Kabylie - 29 Juillet 2006 ).
En effet, Malek Aït Hammouda, vient de découvrir l’existence
d’une kouba (Taqqubett) où repose probablement Yemma Gouraya met
fin à une polémique vieille comme le temps. La DDK rapporte que
" le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16e
siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives
de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un
côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une @kouba,
d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de
l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Béjaïa par
d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre
jeune chercheur...".
Pour appuyer cette découverte, on peut signaler que la même
politique coloniale avait été appliquée
ailleurs en Kabylie durant la guerre de libération.Ainsi, chez
les Iflisen Umellil, la plupart des camps militaires français
avaient été érigés sur des sanctuaires et kouba (Tiqubtin)
anciens. La Kouba de Sidi Yusef (arch des Imzallen) avait été
rasé au bulldozer pour installer le camps 636; celle de
Timez'rit pour installer un radar et un cantonnement.
Comme ces sanctuaires étaient souvent situés au sommet des
collines, l'armée coloniale faisait d'une pierre
deux coups : elle installait des miradors pour surveiller tous
les villages, et en même temps elle détruisait la mémoire
collective et les saints protecteurs qu'étaient ces Tiqubtin.
L'ironie du sort est que même dans l'Algérie indépendante,
islamisme et salafisme aidants, ces
sanctuaires séculaires non seulement ils n'ont pas été
reconstruits, pire encore, ceux qui avaient été épargnés par
l'armée coloniale ont été profané, incendiés (comme celui de
Sidi Abderrahman à Alger),
ou détruits à l'explosif (comme Taqubett de Sidi Amara, près de
Sidi Ali Bounab).
Cette découverte de Taqubett de Yemma Gouraya nous renvoie à
l'histoire et en même elle nous interpelle
sur notre patrimoine et nos croyances. On connait tous les
tentatives récentes de diviser davantage les
Kabyles, RCDistes et FFSistes, les uns Kabyles et les autres
Imrabd'en. Pourtant, Mouloud Mammeri dans
l'introduction de son livre "Cheikh Mohand a dit" , il nous
reconcilie avec notre passé. Je vais me permettre
d'utiliser quelques extraits de cette introduction qui explique
bien la spécificité de l'islam Kabyle, et
comment les croyances séculaires amazigh se sont superposées
avec le maraboutisme.
Avant la colonisation française, en Kabylie autonome
régnait du point de vue religieux la confrérie Rahmania. Cette
confrérie est née en Kabylie; elle est un mélange entre la
tradition amazigh gouramienne (avant l'islam) et le mysticisme
islamique (soufisme d'Ibn Arabi de Cordoue). Mouloud
Mammeri considère la Rahmania "comme tant l'église nationale des
Kabyles. Cette confrérie a été fondée vers 1774 par Sidi Mhemmed
ben Abderrahman el Guejtouli el Djerdjeri, né dans un petit
village des At Smaïl, près de Boghni. Après sa mort en 1794,
succèderont successivement Ali ben Aïssa pendant 43 ans
(jusqu'en 1836), Belkacem Ou Elhafid des Babords, puis Hadj
Bachir, Lalla Khedidja (la veuve d'Ali ben Aïssa), Mohamed ben
Belkacem Naït Anan (des At Zmenzer), puis à partir de 1844, Sidi
Hadj Amar, un des chefs de la résistance de 1857 à la
conquête coloniale française. Pour succèder à Sidi Amer, réfugié
à Tunis, après la défaite de 1857, les
Kabyles choisissent comme maître de l'ordre Mohand Ameziane
Ihaddaden de Seddouk...".
Ce Mohand Ameziane plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad,
celui-là même qui, en 1871 allait
mobiliser cent mille combattants pour répondre à l'appel du
bachagha Hadj Mohand Aït Mokrane (El Mokrani)lors du soulèvement
contre l'ordre colonial."...Mohand Ameziane, âgé alors de plus
de 80 ans,
était non seulement considéré comme le chef institutionnel de
l'ordre Rahmania, mais également comme un agourram supérieur..."
"...On sait que dans les premiers temps de l'islam,
c'est-à-dire en gros jusqu'à la chute des Almohades à
la fin du XIIIième siècle, les Imazighen avaient tentés
d'échapper aux rigueurs de l'orthodoxie musulmane par
l'invention de doctrines nouvelles (Ibn Khaldoun nous apprend
que les Imazighen avaient apostasié douze fois entre le 6ième et
le 14ième siècle !). Ainsi, les Kharédjites de Tahert, avaient
fondé le premier état véritablement national; les Kétama (de
Bougie) avaient crée le troisième Khalifat fatimide panislamique
après celui des Omeyyades et des Abbassides et fondé
l'université d'El Azhar au Caire;les Almoravides (de marabout)
avaient crée un empire amazigh; les Almohades avaient réaliser
l'apogée à la
fois de l'histoire et de la pensée de ce temps..."
Mammeri dit qu'au départ, le mouvement Almoravide est crée
pour "s'opposer aux actions de plus en plus
entreprenantes de la Reconquista hispano-portugaise sur les
côtes nord-africaines...". "...Le nom kabyle
du marabout (amrabed)est une forme berbérisée du terme arabe (mrabet),
lui-même doublet populaire du
classique mourabit; d'où est sorti almoravide. Mais au Maroc, il
a gardé son nom originel : le marabout c'est
agourram; le terme, évidemment anté-islamique, désigne surtout
un personnage doué de pouvoirs plus magiques que religieux; il
ne gère point le domaine du sacré qu'il manipule les forces
supranaturelles...".
Le maraboutisme serait né dans le sud-ouest marocain : Targa
Zegga&et ou le Rio de Oro des Espagnols ou l'actuel Sahara
Occidental. "...Très vite, le maraboutisme avait annexé les
pouvoirs, le statut et les valeurs des anciens agourram...".
"...À leur arrivée en Kabylie au 16ième siècle, les marabouts
(presque tous des Imazighen du Sud-Ouest
marocain)trouvèrent dans la région des conditions sociologiques
et culturelles semblables à celle de
leur pays d'origine. À cette date, le maraboutisme a déjà
accompli sa mutation en agourram...".
"...La baraka du marabout est un pouvoir surnaturel, il opère
des miracles et, pour cela, il est le lieu à la fois des espoirs
et de toutes les craintes : on attend (ou on redoute) de lui
autant que Dieu, parce que, quoique marabout, il n'en est pas
moins homme : il est plus proche de nos manques, de nos misères
et de nos voeux..."
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source : DDK (Samedi 29 Juillet 2006)
Selon une récente étude Yemma Gouraya aurait bel et bien existé
La mise en évidence de l’existence d’une kouba où repose
probablement yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme
le temps. La légende de Gouraya fait place à l’Histoire puisque
son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez
nous.
Avec les découvertes récentes de M. Malek Aït Hamouda,architecte
de l’Ecole supérieure nationale d’architecture de Paris, la
Villette, résultats de nombreuses, longues et fructueuses
recherches en France, complétées par un travail au niveau du
Parc national de Béjaïa, c’est un mythe, une certitude
historique qui vient de s’écrouler : contrairement à ce que l’on
tenait pour définitivement établi, définitif et prouvé, le fort
Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16e siècle ! Des
preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée
française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site
tel que trouvé par les Français, composé d’une @kouba, d’une
citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel
fort réalisé par Lemercier, bien connu à Béjaïa par d’autres
ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune
chercheur, dont le coup de foudre pour Béjaïa, ses vestiges et
saints est aussi sincère que profond. La
mise en évidence de l’existence d’une kouba où repose
probablement yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme
le temps. La légende de Gouraya fait place à l’Histoire puisque
son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez
nous. Elle se situe dans la lignée des grandes héroïnes
nationales qui, à chaque grande invasion, se dressent devant l’ennemi.Il
y a eu la Kahina contre les Arabes, Gouraya contre les Espagnols
aux côtés des Arroudj dit Barberousse, Fadhma N’Soumeur contre
Randon le Français... Le mythe de l’absence de tombe est ainsi
levé. Avec la destruction, par les Français en 1833 de la kouba,pour
édifier le fort, c’est la tombe qui est rayée de la carte et
que la mémoire collective a fini par
oublier.
Aujourd’hui, la superposition entre la place forte militaire et
le spirituel—les pèlerinages remontent probablement à bien
longtemps—est essentielle pour la bonne compréhension d’une
légende qui a cessé d’en
être une, dès lors qu’elle a fait une entrée fracassante dans
l’histoire. M. Aït Hamouda, qui nous a réservé l’exclusivité de
sa découverte,prépare une exposition-annonce de l’événement avec
présentation de toutes ses preuves scientifiques pour septembre.
Il nous promet d’autres surprises encore. Les mythes finissent
toujours par épouser, d’une façon ou d’une autre, l’histoire,
expurgée des approximations de pseudo-historiens aux vérités qui
ne résistent guère aux analyses sérieuses. La balle, désormais,
est dans le camp des historiens, les vrais...
Mustapha Ramdani
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"héritage en péril"
I
vestiges en péril à Batna
I des
vikings en Tamezgha occidentale I Thugga
ville berbèro-phenicienne+romaine+Vandale(Goths) en Tunisie l
manuscrits_tombouctou |
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- 2 -
Protection du patrimoine
Vestiges en péril à Batna
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L'absence d'une politique
culturelle, loin du travail d'urgence et du bricolage, a eu un effet
désastreux sur le secteur. La culture étant réduite à l'organisation de
soirées musicales et de mauvais goût.
Un nombre impressionnant de vestiges sont à l'abandon à travers les wilayas
du grand Aurès. Des traces qui témoignent de la présence de l'homme aussi
loin que remonte la mémoire humaine.
Les Batnéens se demandent si les gens ont le droit d'effacer une mémoire
collective au nom de la propriété La ville de Thanugadi (Timgad), à 35 km de
la capitale des Aurès, attend toujours la réalisation de l'amphithéâtre et
de l'esplanade promise par les organisateurs du festival qui semblent
oublier Timgad jusqu'au mois de juillet de chaque année.
A ce rythme, le théâtre antique ne tiendra pas longtemps, déjà des fissures
sont visibles à l'oeil nu mais aucune mesure n'est prise. A un jet de
pierre, le tombeau amazigh (Imed Ghassen) est bien protégé par un grillage
et les escalades ne sont plus permises.
Ce n'est pas le cas, à Ichouken, du cimetière de l'époque punique livré à
lui-même. Des trous sont pratiqués çà et là par des pilleurs à la recherche
de prétendus trésors. Ces mêmes vandales proposent des pièces de monnaie
ramassées sur les lieux en toute impunité.
Les sites les mieux gardés, ou plus exactement épargnés, sont ceux qui se
trouvent dans des lieux isolés ou inaccessibles. A l'exemple des greniers de
Belloul, deux siècles av.-J.-C. Pour la première fois, un reportage a été
fait par la télévision algérienne lors du passage du regretté Boubakeur
Belkaïd dans la région. Plus loin encore, par les sentiers de T'kout ou de
Darmoun, pays du vaillant Grine Belkacem, se trouve le majestueux refuge de
la reine berbère El Kahina. Ce vestige également ne doit sa protection qu'à
son éloignement et isolement. Aucune route n'y mène, excepté des sentiers
que seuls les habitants de la région connaissent. Ignoré par tous, même par
ceux qui se disent du secteur (tourisme, artisanat), les protecteurs du
patrimoine et l'association du même nom que le site Belloul pensent qu'à
quelque chose malheur est bon Cela n'enlève en rien de la responsabilité de
la tutelle, au moins dans la signalisation des sites en attendant leur
protection qui relève de la chimère vu le budget réservé à la culture sur le
plan national
Le peu qui est dit sur les vestiges et ruines dans les guides touristiques
de renommée internationale (Berlitz, Routard, Guide bleu) est réservé aux
traces romaines. Mais l'histoire algérienne de Massinissa à nos jours est
une affaire algérienne.
Si le tombeau de Massinissa à El Khroub
est transformé en urinoir, la statue de la Kahina à Beghai (wilaya de
Khenchela) n'a pu être installée qu'après deux ans d'attente, car des
prétendus anciens moudjahidine n'en voulaient pas il est clair que sans
évolution des mentalités, notre histoire restera inconnue.
source:
yahoo.groups.amazighnews
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Les restes de centaines de sépultures
formant une vaste nécropole berbère à proximité de Chemora,
localité située à quelque 50 kilomètres à l’est de Batna-ville,
défrayent la chronique. Ce site archéologique, pourtant de grande
importance, ne figure pas sur l’Atlas archéologique de l’Algérie
qui n’englobe en son sein que les vestiges romains sous le numéro
173 aux environs de la localité de Chemora.
Selon un rapport établi par la circonscription archéologique de
Batna, ce site a subi des dégradations préjudiciables dues à la
présence d’une carrière d’agrégats située en pleine zone
archéologique prospectée. L’exploitation de cette carrière est
sujette à beaucoup d’interrogations dans la mesure où elle aurait
été exploitée sans consultation préalable de la circonscription
archéologique de Batna. Les dégâts occasionnés à la nécropole sont
considérables et ont été évalués à 70% par la commission composée
du chef de la circonscription archéologique de Batna, d’un
responsable au niveau de la direction de la culture et d’un chef
des services des mines. Cette commission a constaté qu’à
l’exception de quelques dizaines de sépultures aux formes
architecturales de Tumulus, Basinas et Dolmens, situées en amont,
pratiquement, toutes les autres sépultures du secteur ont subi de
grands dommages suite essentiellement, selon les constatations
officielles, à l’exploitation de cette carrière et à l’utilisation
des explosifs dans les travaux miniers propres aux carrières.
Devant cet état de fait préjudiciable, la circonscription
archéologique de Batna met en évidence la nécessité de procéder à
l’arrêt définitif de cette carrière pour préserver ce qui reste.
Le chef de la circonscription, M. Bakhouche, souligne que ce ne
sont pas seulement les travaux de la carrière qui ont endommagé
cette zone archéologique prospectée, et cite entre autres les
saccages, les actes de vandalisme et les fouilles clandestines qui
ont causé de graves dommages aux sépultures. La nécropole berbère
en question ou du moins ce qui en reste, doit faire l’objet d’une
attention particulière et c’est en ce sens que l’essentiel doit
être fait le plus tôt possible pour la hisser au rang qu’elle
mérite, à savoir celui de patrimoine national. A la lumière de ce
qui s’est passé à Chemora et à travers les réactions de divers
intervenants, nous comprenons une chose : c’est que des
autorisations d’exploitation de carrières, des constructions
d’infrastructures routières et divers autres projets sont accordés
sans que des responsables pensent à consulter la circonscription
archéologique qui est en principe l’un des principaux intervenants
qu’on devrait consulter et qui peut s’opposer à tout projet s’il
touche un site archéologique recensé ou découvert en cours d’étude
de projet.
Nasreddine Bakha
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/08/23/article.php?sid=27146&cid=16
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"héritage en péril"
I
vestiges en péril à Batna
I des
vikings en Tamezgha occidentale I Thugga
ville berbèro-phenicienne+romaine+Vandale(Goths) en Tunisie l
manuscrits_tombouctou |
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Le site archéologique d’Aït Rehouna (Azzefoun) qui est constitué
d’allées couvertes vieilles de 5000 ans est situé à 63 km au
nord-est de Tizi Ouzou. Malgré son importance, il reste méconnu.
Dans toute l’Afrique du Nord, il n’y aurait que 14 allées couvertes.
Parmi elles, 8 sont dénombrées à Aït Rehouna, à 14 km du chef-lieu
de la commune d’Azzefoun et 6 autres à Ibarissen , à 8 km à l’ouest
de Toudja, dans la wilaya de Béjaïa. Ces sites ont été répertoriés
par le chercheur au CNRS, Gabriel Camps, également spécialiste de la
civilisation berbère. Selon lui, ces monuments mégalithiques
dateraient de 3000 ans avant J. C. Ils sont authentiques, originaux
et n’ont pas d’équivalents dans tout le Maghreb. Ces allées
couvertes seraient des nécropoles ou monuments funéraires. Jusqu’à
présent, des fouilles sérieuses et approfondies n’ont pas été
entreprises, hormis celle faite dans les années 1950 par deux
chercheurs français : J. CL. et J. M. Musso et qui ont permis de
dire qu’il s’agit bien de sépultures collectives, eu égard à la
découverte d’ossements en tas, accompagnés de céramiques
étrusco-campiennes à vernis noir ainsi que des perles en pâte de
verre et des objets en métal (anneaux, clous) ! Un problème délicat
se pose alors pour les scientifiques. Le problème de datation reste
donc posé ; il y a lieu d’approfondir les recherches. Les
scientifiques baptisèrent ces monuments allées couvertes de Kabylie
de par leur spécificité. Les habitants d’Aït Rehouna appellent ces
monuments « Les petites maisons romaines ». Le nom d’allées
couvertes leur est donné par rapport à leur architecture. Des allées
rectangulaires, dont la longueur varie entre 8 et 15 m (la plus
longue a 15 m à Aït Rehouna). La largeur ne dépasse pas 1,5 m et la
hauteur varie entre 2 et 3,5 m. Les blocs de grès constituant les
parois et les dalles qui couvrent ces allées sont de très fortes
dimensions (jusqu’à 3 m de longueur). L’état de ces allées continue
de se dégrader de jour en jour sans qu’aucune autorité ni quelque
scientifique ne s’en offusquent. Dans son programme d’action pour
l’année 2007, l’association Ivahrien avait classé parmi les
priorités, la sauvegarde de ce patrimoine. Son objectif, protéger et
clôturer au moins ces allées qui sont dispersées dans le village
situé sur une crête (certaines sur le versant est, d’autres sur le
versant ouest) avant leur classement comme patrimoine national
historique. L’on a appris en outre que la direction de la culture de
la wilaya de Tizi Ouzou prépare un dossier de classement de ce site
comme patrimoine national archéologique.
M.Benyakoub
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- 3
- des vikings en Tamezgha occidentale
pour lire le papier cliquez sur les titres haut ou bas
- 3 - des Vikings en Tamezgha occidentale
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- 4 - Thugga (Dougga) en Tunisie
extrait d'un site
touristique officiel tunisien
Histoire
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Thugga est d'abord
une importante colonie Phénicienne en contact avec les Berbères. Après
la chute de Carthage en 146 avant JC, Thugga préfère l'alliance des
Numides de Massinissa( roi berbère) à celle du vainqueur romain. La cité
berbère reste administrativement autonome pendant près d'un siècle. Mais
en -46, elle est annexée à la nouvelle province romaine d'Afrique par
César. La cité connaît un rapide développement et participe à l'essor
général de l'Afrique romaine des IIé et IIIè. Municipe sous le règne de
Septime Sévère, Thugga est érigée en colonie en 261. Atteinte par
l'invasion Vandale, la ville retrouve une grande prospérité sous la
domination Byzantine. Lorsque survient la conquête arabe, contrairement
à beaucoup de cités tunisiennes, la ville ne sera pas abandonnée par ses
habitants, et il est probable que les paysans actuels de la nouvelle
Dougga soient les descendants directs des anciens Thuggenses.
Dougga est le site antique le plus majestueux de la Tunisie. Les
vestiges, perchés sur un plateau à 600 m d'altitude, s'étendent sur 25
hectares.
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Quelques vues
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Théâtre
Construit entre
166 et 169, le théâtre de Dougga est petit (3 500 places) mais bien
conservé. Il offre une vue splendide sur la plaine à partir des gradins.
En arrière de la scène, un portique corinthien couvert forme la façade.
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Place de la Rose des Vents
Cette place, destinée à compenser
l'exiguïté du forum
porte sur son dallage une rose
gravée de 8 m de large, avec les noms de douze vents.
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Le Capitole
Dédié à la triade
Jupiter, Junon et Minerve, le Capitole de Dougga est l'un des monuments
les plus importants de l'Afrique Romaine. De taille gigantesque, il est
magnifiquement proportionné malgré des modifications Byzantines subies
au VIè. Le sanctuaire est précédé d'un escalier monumental et d'un
portique à colonnade corinthienne. Le fronton du temple figure
l'apothéose d'Antonin le Pieux sous forme d'un homme enlevé par un
aigle. Sous le monument, une crypte où l'on a découvert une tête de
Jupiter.
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Forum
De taille modeste
(38,5 x 24m), il était bordé de colonnes. Mais d'importantes
modifications au VIè ont transformé l'aspect originel: un fort byzantin
englobait en effet le forum et le Capitole. Une statue d'empereur sans
tête se trouve sur le forum, tronc commun que partagèrent les têtes
impériales: à chaque changement d'empereur, une nouvelle tête était
sculptée et prenait la place de la précédente sur le corps...
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Arc de Sévère Alexandre
Il date de l'époque d'Alexandre Sévère,
empereur de 222 à 235. Bien conservé, il a cependant perdu ses parties
hautes.
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Mausolée
libyco-punique
C'est le seul
monument de ce style connu dans le monde antique: il allie l'art
hellénique archaïque et les décors égyptianisants ou orientaux. Erigé au
début du IIè, il sert de sépulture à un chef numide, Afeban. Ce monument
s'élève à 21m de haut. Il est relativement bien conservé, n'étant la
disparition de l'inscription bilingue libyco-punique qui l'ornait. Cette
inscription a été arrachée par le Consul d'Angleterre en 1842, et se
trouve aujourd'hui au British Museum. Elle a permis de comprendre la
langue libyco-punique.
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Monuments mineurs
Le site comprend
encore une nécropole romaine, des dolmens, des petits temples très
endommagés, des citernes (les unes à 6 réservoirs dites d'Aïn el-Hammam,
les autres à 76 réservoirs), un stade et deux temples moins ruinés,
celui de Saturne (195) et celui de Minerve.
Erigé sous Alexandre Sévère, le Temple de Junon Caelestis est entouré
d'oliviers. Il est situé dans un hémicycle à colonnade et à l'époque, et
était interdit à la foule des non-initiés au culte rendu à la déesse.
A coté du Dar el Acheb, le petit temple de Tellus, précédé d'une belle
cour à portique à 8 colonnes. Daté de 261, il possède un sanctuaire à
trois niches.
En bon état, les thermes Liciniens comprenaient un gymnase, les
différentes salles de bain (Caldarium, tépidarium, frigidarium) et des
salles de massage. En contrebas des thermes liciniens se trouve le
quartier des maisons closes dont la maison du Trifolium (IIIè) est la
mieux conservée (Pièce à trois absides en trèfle). Dans ce même
quartier, les thermes de Cyclopes, très dégradés, ne conservent que des
latrines.
Elevé en 205 pour célébrer l'accession de la ville au rang de municipe,
l'arc de Septime Sévère enjambait la grande voie reliant Carthage à
Theveste. Il est aujourd'hui dépourvu de son arche.
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source:
http://tunisie.nexenservices.com |
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Grotte de THAFUGHALTH
(Taforalt)
Les Ancetres des
Berberes |
Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les
Etats parties les ont soumis.
Maroc
Date de soumission : 01/07/1995
Soumission préparée par :
Ministere des Affaires Culturelles (Secretariat Gen.) Direction du
Patrimoine Culturel
Coordonnées Berchane (Berkane)
Critères:
(v)
Culturel
Ref.: 459
Description
Site préhistorique de la période paléolithique de renommée
international (population mechtoide). Il s'agit d'une gallérie
d'environ 55 mètres de profondeur caractérisée par un remplissage
stratigraphique relatant toute l'histoire du paléolithique
superieure de l'Afrique du nord.
De cette grotte ont été exhumer une importante industrie lithique
et une nécropole constituée d'environ cent individus appartenant
au type mechtoide (homme moderne de l'Afrique du nord). Cette
population date d’environ 20000 ans avant J.C.
source: UNESCO
http://whc.unesco.org/pg_friendly_print.cfm?id=459&cid=326

Grotte de Thafughalt
La grotte de Thafughalt se trouve dans quelques kilometres de
Berchane ( berkane) .Les fouilles ont commencé dans ce site depuis
1951 par l'abbé Roche et elles ont été poursuivies par le service
marocain de l'archéologie en coopération avec la mission
archéologique française à partir d e1969.Les datations effectuées
dans ce site ont montré que l'occupation Ibéromaurisienne de ce
site s'intercale entre 21900 BP et 10800 BP. L'atérien a donné des
dates qui se situent entre 32.000 et 40.000 ans BP. Ce site est
d'une grande importance puisque il a livré plusieurs restes
humains qui sont associés a de l'industrie lithique et osseuse
,des objets de parure et des restes fauniques
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Copyright © 1992-2006 UNESCO Centre du patrimoine
mondial, Tous droits réservés |
Avertissement |
v3.0, Mis à jour le 04 déc. 2006
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Elles seraient datées de 3 000 à 5 000 ans Av. J.C
jeudi 30 novembre 2006
Une importante découverte archéologique a été faite, il y a de cela
plusieurs semaines, à Bgayet, il s’agit d’une pierre portant des
inscriptions libyques qui seraient datées, selon les premières
estimations des spécialistes, de 3 000 à 5 000 ans avant Jésus
Christ.
En effet, alors qu’ils accomplissaient une opération d’ouverture de
pistes, à l’aide d’un bulldozer, les habitants du village Ifoughalen
(Commune de Boukhlifa, Arch des Ath Bimoun), distant de 50 Km du
chef-lieu du département de Bgayet, ont découvert une pierre, d’une
longueur de 120 centimètres sur une largeur de 80 centimètres
environs, portant des inscriptions libyques.
Pierre portant des inscriptions
libyques découverte à Bgayet ( photo
kabyle.com )
Cette découverte a eu lieu en présence de M. Chekal Karim,
vice-président de l’Assemblée Populaire Communale de Boukhlifa,
chargé de superviser les travaux, sur une parcelle de terrain
appartenant à la famille Hammadi appelée : « Tilmatine » ou « Toulmatine »,
située à moins d’un kilomètre du village Ifoughalen et à moins de 50
mètres d’une source d’eau appelée : « Taâwint Tamazit » (Source
sucrée, en Kabyle).
Selon les premières constatations de M. Jarmoun, archéologue,
confirmées par M. Slimane Hachi, du Centre de Recherches
Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnologiques (CRAPE), qui a été
dépêché sur les lieux, les inscriptions se trouvant sur la pierre
seraient de l’écriture libyque, certains signes sont quasiment
reconnus comme étant des caractères Tifinagh encore en usage de nos
jours. Les mêmes inscriptions dateraient, selon les mêmes personnes,
de 3 000 à 5 000 ans avant Jésus Christ. Ceci, affirment-ils, « ne
sont que des observations préliminaires, en attendant les résultats
des analyses plus poussées qui seront pratiquées sur la
trouvaille. »
Pierre portant des inscriptions libyques découverte à
Bgayet
À signaler que malgré l’importance de la découverte, les travaux
n’ont pas été arrêtés pour que des fouilles archéologiques, ne
serait-ce que du périmètre, puissent avoir lieu, comme ça se fait
chez ceux qui s’intéressent à leur passé et aux vestiges de leurs
ancêtres. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas
encore quel sort sera réservé à cette découverte d’une valeur
archéologique inestimable, nous y reviendrons bientôt.
Pour Kabyle.com, Bgayet le : 28
novembre 2006
Envoyé spécial :
Djamel BEGGAZ
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Patrimoine archéologique
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L’Algérie n’a pas fini de nous révéler
tous ses secrets. En effet, par deux fois en l’espace de quelques
semaines, des pioches, creusant un puits ou pour dégager une place, ont
mis la lumière sur des vestiges.
Cela s’est produit fin novembre à Tipaza et à Béjaïa. Dans la première
localité, une pelle mécanique avait heurté une grande citerne, un puits
et une chambre dans laquelle reposait le squelette d’un être humain qui,
selon les mensurations prises sur place, révèle qu’il s’agit d’un jeune
homme âgé entre 12 et 14 ans et doit dater de l’époque romaine. Les
services de l’hydraulique ont aussitôt suspendu leurs travaux afin de
laisser place aux archéologues pour entamer les fouilles. Sur un site
Internet algérien, il a été déclaré qu’à Béjaïa, les découvertes n’ont
pas bénéficié de la même attention. Il s’agit d’une pierre portant des
inscriptions libyques qui dateraient, selon les premières estimations,
de 3000 à 5000 ans avant J.-C. La découverte s’est produite alors qu’un
bulldozer entamait une opération d’ouverture de pistes dans le village
Ifoughalen, dans la commune de Boukhlifa, distante de 50 Km du chef-lieu
du département de Béjaïa. La pierre, qui mesure 120 cm de longueur sur
80 cm de largeur, portait des inscriptions libyques. Pour M. Jarmoun,
cité dans le site, et confirmé par Slimane Hachi, du Centre de
recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques (CRAPE),
certains signes sont reconnus comme étant des caractères du tifinagh,
encore en usage de nos jours. La découverte a eu lieu en présence du
vice-président de l’APC de Boukhlifa. Si toute l’attention n’est pas
portée sur ces découvertes, le risque de les voir se dégrader rapidement
par l’homme ou la nature est imminent, avertit le site internet.
La dégradation des sites
archéologiques
Le premier danger vient de la nature. En effet, il est observé dans les
régions sahariennes, où sont concentrées les plus grandes parties de
l’art préhistorique, la desquamation en « pelures d’oignons » des roches
gravées ou peintes. C’est pour lutter contre ce phénomène que l’Unesco a
tenté l’expérience dans le Tassili en recouvrant certaines peintures de
vernis végétal. Sans grand résultat, car au bout de quelques années, il
fut constaté que le pourtour des œuvres pelait tout de même. Aucune
étude n’est venue révéler les effets secondaires du vernis végétal. Il
est même accusé d’étouffer le grès en l’empêchant de respirer. Un autre
phénomène met aussi, en danger les bâtisses historiques. Il s’agit de la
pluie qui s’infiltre dans les murs et dégrade la chaux mélangée à de la
terre. Pour les sites se trouvant sur le pourtour de la mer, c’est le
sel marin qui constitue l’ennemi numéro un... C’est un rongeur et il
dégrade rapidement le bronze ou le marbre. Constat amer sur les statues
datant de l’époque antique à Cherchell ou à Tipaza. Mais il est d’une
nuisance encore plus grave que celle causée par la nature et l’homme en
est l’instigateur. De nombreux sites ont été détruits pour faire de la
place à l’homme et répondre à ses besoins. Le développement urbain au
détriment du parc archéologique est un fait avéré et les exemples
pleuvent : « Le lotissement de parcelles à bâtir sur le périmètre
archéologique à Mansourah (Tlemcen), l’extension de la ville de
Tipaza. » Explication : les sites et monuments historiques sont situés
au cœur des cités comme Alger, Constantine, Béjaïa, Tipaza, Annaba,
Oran, Tlemcen... Pour Tipaza, l’œuvre et les efforts entrepris par de
nombreuses associations et par l’Unesco ont permis la promulgation de
l’arrêté interministériel du 22 juin 1994 qui porte approbation du plan
de sauvegarde du patrimoine de la ville. Hormis cette avancée, quand ce
n’est pas l’exploitation de pierre portant inscription rupestre, servant
à la construction de routes ou de pistes, c’est le pillage de pierres de
taille.
Zineb A. Maiche
source: El Watan 13/12/2006 |
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