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                      HERITAGE EN PERIL  archeologie et patrimoine

 

"héritage en péril" I

vestiges en péril à Batna I

Percees archeologiques dans le Rif

 des vikings en Tamezgha occidentale  I

Thugga ville berbèro-phenicienne+romaine+Vandale(Goths) en Tunisie

Grotte de Thafughalth : Les Ancetres des Berberes

les greniers fortifies berberes meme en Espagne

celebration du mois du patrimoine a TIPiZA Algerie

manuscrits anciens trouves a Tombouctou

trafic illicite des objets archeologiques

Patrimoine archéologique-L’empreinte de l’histoire

Une pierre portant des inscriptions libyques à Bgayet

 Les jeux berberes

Ait Rehouna (Azzefoun ) : Site archeologique à l'abandon

 
     

cavalier berbere

peinture

 

JUGURTHA

 

 

JUBA II

 

 

fille Berbere

photo: tazzla.org (USA)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

1-  HERITAGE EN PERIL , l'archeologie et le patrimoine

                     Dans le texte qui suit en 2e partie , une vérité criante apparaît sur la négligence volontaire et/ou passive , et sur l'ignorance de l'importance des vestiges de l'histoire et de la mémoire collective ( patrimoine) qui sont importants non seulement sur un plan sociologique , ethnographique et historique , mais également sur le plan esthétique et culturel. En Afrique du Nord tant de trésors archéologiques sont perdus à jamais. En comparaison avec le moyen orient , l'Asie mineure et l'Europe du sud c'est à dire le reste du pourtour de la méditerranée , le nombre de sites mis à jour en Tamezgha est ridicule. En effet le Christianisme comme l'Islam ( dans leurs périodes conquérantes et leurs phases  d'extrémisme) prônaient comme consignes la destruction ( sauf de ceux susceptibles d'être   utilisés pour leur propre culte ) de tous les monuments ( statues, totems,mausolées, même certains palais, tombes,gravures, peintures et dessins ...) et les bibliothèques ( Alexandrie, Andalousie...) objets ou meubles servant aux cultes autres que les leurs , qui les ont  précédés ( ex: animisme ...) et l'élimination physique des populations ( sauf les Gens du Livre: Juifs et Chretiens) qui ne se convertissaient pas assez vite( voir Anciens Egyptiens , Berbères ,Andalous musulmans et juifs,  Azteques, Mayas..etc )., Ceci a eu pour conséquence la disparition de tous les monuments d'une  taille accessible aux  techniques de destruction de l'époque ( Boudhas d'Afganistan en flanc de montagne ,les pyramides au Mexique. et en Egypte. les villes mayas et azteques cachées d'Amazonie.). Seuls les grands monuments dépecés ou transformés en lieu de culte du conquérant,  ont résisté à cette sorte d' "autodafé" . On a laissé Les grands monuments ( les pyramides, les ruines des villes ...croyant que les sables , la végétation ou les eaux les feraient disparaître à jamais.

                             En outre l'Islam interdisait ( et, dans sa composante orthodoxe,  interdit encore )  toute représentation d'êtres vivants sous toutes les formes et dans tous les domaines y compris celui de la science..

                    Il faudrait actuellement préserver les sites archéologiques découverts , et chercher d'autres encore enfuis sous terre , sous les sables ou dans eaux... Ce patrimoine contribuera à l'attrait touristique et en outre à l'enrichissement et l'ouverture de la pensée culturelle. 

                Au Maroc   plusieurs sites sont délaissés comme ceux situés sur la côte atlantique aux embouchures des fleuves loucos (luxus), Agouitir(Dra, Terfaya), Sebou(Tamoussida ville romaine, port de mamora (mehdia port romain qui est devenu chantier naval des Almohades..)

                        Et dans la zone nord du Maroc et dans l'ex-Sahara espagnol qui étaient sous colonisation  espagnole trés peu  de recherche archéologique a été effectuée ( sauf pour luxus à l'embouchure du fleuve Loucos )) par les Espagnols contrairement aux Français , Anglais , Italiens... Ces zones doivent receler des trésors archéologiques.

                       Le souci de conservation des découvertes d'un site archéologique , pendant leurs activités , doit être celui des compagnies pétrolières , des compagnies de grands travaux , des ingénieurs du génie, des autorités locales et centrales , de tout un chacun... Une loi dans ce sens peut aider à prendre conscience de l'importance de ce domaine. 

                         Enfin , les archéologues qui ont fait des recherches sous la colonisation ne se sont interessés qu'au vestiges des civilisations gréco-romaines .Or aprés les indépendances des pays d'Afrique du Nord il s'est avéré que d'autres trouvailles ont été faites mais elles n'intéressaient ni les "sponsors"( musees , institutions scientifiques et culturelles de la metropole Etc...) ni les archéologues de l'epoque .Leur souci majeur etait de ne pas donner trop de domaines de fierté aux autochtones. C'est pour cette raison que certains berbères ou d'autres doivent être formés pour les recherches archéologiques et historiques dans une optique différente de celle du colonisateur.

                              Il reste un chantier à terminer et  accomplir c'est celui de transcrire l'héritage de la culture berbere de nos anciens de tradition orale. lire aussi  "patrimoine musical menacé de disparition"   

 Un autre domaine de la recherche historique "l'histoire maritime" du Maroc."L'histoire  maritime est longtemps restée la parente pauvre de la recherche  historique au Maroc. Elle n'occupe, ni dans l'opinion, ni dans  l'enseignement, la part à laquelle elle a droit. Cet état de chose est  dû sans nul doute à plusieurs raisons aux effets cumulatifs : pensons  notamment au fait que les Marocains sont traditionnellement classés  parmi les peuples auxquels la vocation maritime fait défaut. Il n'y  aurait donc rien d'étonnant, dans ces conditions, à ce que cette  méconnaissance de l'influence de la mer dans les destinées nationales  ait été largement partagée par les historiens." colloque de Casablanca "recherche sur la mer au Maroc" ( dans la mer pres des cotes des tresors doivent giser au fonds des eaux ) voir a ce sujet le site ci-apres : http://calenda.revues.org/nouvelle6535.html

 

http://www.unesco.org/bpi/intangible_heritage/goytisolof.htm

 

Maroc: La palmeraie de Marrakech: L'immobilier et Le tourisme des villas de luxe est en train d'abimer irremediablement un monument historique  millenaire la palmeraie de Marrakech qui aurait du etre classée monument historique ou patrimoine de l'humanité. webmaster 7/7/07          

 Lire l'article en rapport ci dessous

 http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=26270

 

E.M.M                                                

 

 

          LA KOUBA DE YEMMA GOURAYA
 

 

Azul,

   On est jamais mieux servi que par soi-même ! Voilà enfin un chercheur bougiote qui vient d'élucider
l'histoire de Yemma Gouraya (voir l'article ci-dessous de La Dépêche de Kabylie - 29 Juillet 2006 ).
En effet, Malek Aït Hammouda, vient de découvrir l’existence d’une kouba (Taqqubett) où repose probablement Yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La DDK rapporte que " le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16e siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une @kouba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Béjaïa par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur...".

    Pour appuyer cette découverte, on peut signaler que la même politique coloniale avait été appliquée
ailleurs en Kabylie durant la guerre de libération.Ainsi, chez les Iflisen Umellil, la plupart des camps militaires français avaient été érigés sur des sanctuaires et kouba (Tiqubtin) anciens. La Kouba de Sidi Yusef (arch des Imzallen) avait été rasé au bulldozer pour installer le camps 636; celle de Timez'rit pour installer un radar et un cantonnement.

Comme ces sanctuaires étaient souvent situés au sommet des collines, l'armée coloniale faisait d'une pierre
deux coups : elle installait des miradors pour surveiller tous les villages, et en même temps elle détruisait la mémoire collective et les saints protecteurs qu'étaient ces Tiqubtin.
   L'ironie du sort est que même dans l'Algérie indépendante, islamisme et salafisme aidants, ces
sanctuaires séculaires non seulement ils n'ont pas été reconstruits, pire encore, ceux qui avaient été épargnés par l'armée coloniale ont été profané, incendiés (comme celui de Sidi Abderrahman à Alger),
ou détruits à l'explosif (comme Taqubett de Sidi Amara, près de Sidi Ali Bounab).
  
   Cette découverte de Taqubett de Yemma Gouraya nous renvoie à l'histoire et en même elle nous interpelle
sur notre patrimoine et nos croyances. On connait tous les tentatives récentes de diviser davantage les
Kabyles, RCDistes et FFSistes, les uns Kabyles et les autres Imrabd'en. Pourtant, Mouloud Mammeri dans
l'introduction de son livre "Cheikh Mohand a dit" , il nous reconcilie avec notre passé. Je vais me permettre
d'utiliser quelques extraits de cette introduction qui explique bien la spécificité de l'islam Kabyle, et
comment les croyances séculaires amazigh se sont superposées avec le maraboutisme.  
  
     Avant la colonisation française, en Kabylie autonome régnait du point de vue religieux la confrérie Rahmania. Cette confrérie est née en Kabylie; elle est un mélange entre la tradition amazigh gouramienne (avant l'islam) et le mysticisme islamique (soufisme d'Ibn Arabi de Cordoue).      Mouloud Mammeri considère la Rahmania "comme tant l'église nationale des Kabyles. Cette confrérie a été fondée vers 1774 par Sidi Mhemmed ben Abderrahman el Guejtouli el Djerdjeri, né dans un petit village des At Smaïl, près de Boghni. Après sa mort en 1794, succèderont successivement Ali ben Aïssa pendant 43 ans (jusqu'en 1836), Belkacem Ou Elhafid des Babords, puis Hadj Bachir, Lalla Khedidja (la veuve d'Ali ben Aïssa), Mohamed ben Belkacem Naït Anan (des At Zmenzer), puis à partir de 1844, Sidi Hadj Amar, un des chefs de la résistance de 1857 à la
conquête coloniale française. Pour succèder à Sidi Amer, réfugié à Tunis, après la défaite de 1857, les
Kabyles choisissent comme maître de l'ordre Mohand Ameziane Ihaddaden de Seddouk...".

    Ce Mohand Ameziane plus connu sous le nom de Cheikh Aheddad, celui-là même qui, en 1871 allait
mobiliser cent mille combattants pour répondre à l'appel du bachagha Hadj Mohand Aït Mokrane (El Mokrani)lors du soulèvement contre l'ordre colonial."...Mohand Ameziane, âgé alors de plus de 80 ans,
était non seulement considéré comme le chef institutionnel de l'ordre Rahmania, mais également comme un agourram supérieur..."

   "...On sait que dans les premiers temps de l'islam, c'est-à-dire en gros jusqu'à la chute des Almohades à
la fin du XIIIième siècle, les Imazighen avaient tentés d'échapper aux rigueurs de l'orthodoxie musulmane par l'invention de doctrines nouvelles (Ibn Khaldoun nous apprend que les Imazighen avaient apostasié douze fois entre le 6ième et le 14ième siècle !). Ainsi, les Kharédjites de Tahert, avaient fondé le premier état véritablement national; les Kétama (de Bougie) avaient crée le troisième Khalifat fatimide panislamique après celui des Omeyyades et des Abbassides et fondé l'université d'El Azhar au Caire;les Almoravides (de marabout) avaient crée un empire amazigh; les Almohades avaient réaliser l'apogée à la
fois de l'histoire et de la pensée de ce temps..."

    Mammeri dit qu'au départ, le mouvement Almoravide est crée pour "s'opposer aux actions de plus en plus
entreprenantes de la Reconquista hispano-portugaise sur les côtes nord-africaines...".  "...Le nom kabyle
du marabout (amrabed)est une forme berbérisée du terme arabe (mrabet), lui-même doublet populaire du
classique mourabit; d'où est sorti almoravide. Mais au Maroc, il a gardé son nom originel : le marabout c'est
agourram; le terme, évidemment anté-islamique, désigne surtout un personnage doué de pouvoirs plus magiques que religieux; il ne gère point le domaine du sacré qu'il manipule les forces supranaturelles...".

    Le maraboutisme serait né dans le sud-ouest marocain : Targa Zegga&et ou le Rio de Oro des Espagnols ou l'actuel Sahara Occidental. "...Très vite, le maraboutisme avait annexé les pouvoirs, le statut et les valeurs des anciens agourram...".
   "...À leur arrivée en Kabylie au 16ième siècle, les marabouts (presque tous des Imazighen du Sud-Ouest
marocain)trouvèrent dans la région des conditions sociologiques et culturelles semblables à celle de
leur pays d'origine. À cette date, le maraboutisme a déjà accompli sa mutation en agourram...".

   "...La baraka du marabout est un pouvoir surnaturel, il opère des miracles et, pour cela, il est le lieu à la fois des espoirs et de toutes les craintes : on attend (ou on redoute) de lui autant que Dieu, parce que, quoique marabout, il n'en est pas moins homme : il est plus proche de nos manques, de nos misères et de nos voeux..."


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source : DDK (Samedi 29 Juillet 2006)

Selon une récente étude Yemma Gouraya aurait bel et bien existé La mise en évidence de l’existence d’une kouba où repose probablement yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’Histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez nous.

Avec les découvertes récentes de M. Malek Aït Hamouda,architecte de l’Ecole supérieure nationale d’architecture de Paris, la Villette, résultats de nombreuses, longues et fructueuses recherches en France, complétées par un travail au niveau du Parc national de Béjaïa, c’est un mythe, une certitude historique qui vient de s’écrouler : contrairement à ce que l’on tenait pour définitivement établi, définitif et prouvé, le fort Gouraya n’a pas été édifié par les Espagnols au 16e siècle ! Des preuves irréfutables recueillies dans les archives de l’armée française, notamment une carte reproduisant, d’un côté le site tel que trouvé par les Français, composé d’une @kouba, d’une citerne et d’une maisonnette et de l’autre, le plan de l’actuel fort réalisé par Lemercier, bien connu à Béjaïa par d’autres ouvrages militaires, ont pu être amassées par notre jeune chercheur, dont le coup de foudre pour Béjaïa, ses vestiges et saints est aussi sincère que profond. La
mise en évidence de l’existence d’une kouba où repose probablement yemma Gouraya met fin à une polémique vieille comme le temps. La légende de Gouraya fait place à l’Histoire puisque son nom est mentionné dans plusieurs ouvrages inconnus chez nous. Elle se situe dans la lignée des grandes héroïnes nationales qui, à chaque grande invasion, se dressent devant l’ennemi.Il y a eu la Kahina contre les Arabes, Gouraya contre les Espagnols aux côtés des Arroudj dit Barberousse, Fadhma N’Soumeur contre Randon le Français... Le mythe de l’absence de tombe est ainsi levé. Avec la destruction, par les Français en 1833 de la kouba,pour édifier le fort, c’est la tombe qui est rayée  de la carte et que la mémoire collective a fini par
oublier.
Aujourd’hui, la superposition entre la place forte militaire et le spirituel—les pèlerinages remontent probablement à bien longtemps—est essentielle pour la bonne compréhension d’une légende qui a cessé d’en
être une, dès lors qu’elle a fait une entrée fracassante dans l’histoire. M. Aït Hamouda, qui nous a réservé l’exclusivité de sa découverte,prépare une exposition-annonce de l’événement avec présentation de toutes ses preuves scientifiques pour septembre. Il nous promet d’autres surprises encore. Les mythes finissent toujours par épouser, d’une façon ou d’une autre, l’histoire, expurgée des approximations de pseudo-historiens aux vérités qui ne résistent guère aux analyses sérieuses. La balle, désormais, est dans le camp des historiens, les vrais...

Mustapha Ramdani

 

Date:  Sat, 29 Jul 2006 01:28:58 -0400 (EDT)
De:  Hocine Ukerdis <lukerdis@yahoo.com>
À:  redaction@kabylienews.com, portrail@kabyle.com
Cc:  amazigh-net@yahoogroups.com
Objet:  [Amazigh-Net] Decouverte de Taqubett de Yemma Gouraya

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"héritage en péril" I vestiges en péril à Batna I des vikings en Tamezgha occidentale  I  Thugga ville berbèro-phenicienne+romaine+Vandale(Goths) en Tunisiemanuscrits_tombouctou

 

 

                                                                      

- 2 -    Protection du patrimoine     Vestiges en péril à Batna 

 

 

 L'absence d'une politique culturelle, loin du travail d'urgence et du bricolage, a eu un effet désastreux sur le secteur. La culture étant réduite à l'organisation de soirées musicales et de mauvais goût.

          Un nombre impressionnant de vestiges sont à l'abandon à travers les wilayas du grand Aurès. Des traces qui témoignent de la présence de l'homme aussi loin que remonte la mémoire humaine.

           Les Batnéens se demandent si les gens ont le droit d'effacer une mémoire collective au nom de la propriété La ville de Thanugadi (Timgad), à 35 km de la capitale des Aurès, attend toujours la réalisation de l'amphithéâtre et de l'esplanade promise par les organisateurs du festival qui semblent oublier Timgad jusqu'au mois de juillet de chaque année.
A ce rythme, le théâtre antique ne tiendra pas longtemps, déjà des fissures sont visibles à l'oeil nu mais aucune mesure n'est prise. A un jet de pierre, le tombeau amazigh (Imed Ghassen) est bien protégé par un grillage et les escalades ne sont plus permises.

                 Ce n'est pas le cas, à Ichouken, du cimetière de l'époque punique livré à lui-même. Des trous sont pratiqués çà et là par des pilleurs à la recherche de prétendus trésors. Ces mêmes vandales proposent des pièces de monnaie ramassées sur les lieux en toute impunité.
Les sites les mieux gardés, ou plus exactement épargnés, sont ceux qui se trouvent dans des lieux isolés ou inaccessibles. A l'exemple des greniers de Belloul, deux siècles av.-J.-C. Pour la première fois, un reportage a été fait par la télévision algérienne lors du passage du regretté Boubakeur Belkaïd dans la région. Plus loin encore, par les sentiers de T'kout ou de Darmoun, pays du vaillant Grine Belkacem, se trouve le majestueux refuge de la reine berbère El Kahina. Ce vestige également ne doit sa protection qu'à son éloignement et isolement. Aucune route n'y mène, excepté des sentiers que seuls les habitants de la région connaissent. Ignoré par tous, même par ceux qui se disent du secteur (tourisme, artisanat), les protecteurs du patrimoine et l'association du même nom que le site Belloul pensent qu'à quelque chose malheur est bon Cela n'enlève en rien de la responsabilité de la tutelle, au moins dans la signalisation des sites en attendant leur protection qui relève de la chimère vu le budget réservé à la culture sur le plan national
Le peu qui est dit sur les vestiges et ruines dans les guides touristiques de renommée internationale (Berlitz, Routard, Guide bleu) est réservé aux traces romaines. Mais l'histoire algérienne de Massinissa à nos jours est une affaire algérienne.
Si le tombeau de Massinissa à El Khroub est transformé en urinoir, la statue de la Kahina à Beghai (wilaya de Khenchela) n'a pu être installée qu'après deux ans d'attente, car des prétendus anciens moudjahidine n'en voulaient pas il est clair que sans évolution des mentalités, notre histoire restera inconnue.
 

source:   yahoo.groups.amazighnews

 
Culture : BATNA
Une vaste nécropole berbère, non enregistrée comme site archéologique, subit d’énormes dégâts

 

Les restes de centaines de sépultures formant une vaste nécropole berbère à proximité de Chemora, localité située à quelque 50 kilomètres à l’est de Batna-ville, défrayent la chronique. Ce site archéologique, pourtant de grande importance, ne figure pas sur l’Atlas archéologique de l’Algérie qui n’englobe en son sein que les vestiges romains sous le numéro 173 aux environs de la localité de Chemora.
Selon un rapport établi par la circonscription archéologique de Batna, ce site a subi des dégradations préjudiciables dues à la présence d’une carrière d’agrégats située en pleine zone archéologique prospectée. L’exploitation de cette carrière est sujette à beaucoup d’interrogations dans la mesure où elle aurait été exploitée sans consultation préalable de la circonscription archéologique de Batna. Les dégâts occasionnés à la nécropole sont considérables et ont été évalués à 70% par la commission composée du chef de la circonscription archéologique de Batna, d’un responsable au niveau de la direction de la culture et d’un chef des services des mines. Cette commission a constaté qu’à l’exception de quelques dizaines de sépultures aux formes architecturales de Tumulus, Basinas et Dolmens, situées en amont, pratiquement, toutes les autres sépultures du secteur ont subi de grands dommages suite essentiellement, selon les constatations officielles, à l’exploitation de cette carrière et à l’utilisation des explosifs dans les travaux miniers propres aux carrières. Devant cet état de fait préjudiciable, la circonscription archéologique de Batna met en évidence la nécessité de procéder à l’arrêt définitif de cette carrière pour préserver ce qui reste. Le chef de la circonscription, M. Bakhouche, souligne que ce ne sont pas seulement les travaux de la carrière qui ont endommagé cette zone archéologique prospectée, et cite entre autres les saccages, les actes de vandalisme et les fouilles clandestines qui ont causé de graves dommages aux sépultures. La nécropole berbère en question ou du moins ce qui en reste, doit faire l’objet d’une attention particulière et c’est en ce sens que l’essentiel doit être fait le plus tôt possible pour la hisser au rang qu’elle mérite, à savoir celui de patrimoine national. A la lumière de ce qui s’est passé à Chemora et à travers les réactions de divers intervenants, nous comprenons une chose : c’est que des autorisations d’exploitation de carrières, des constructions d’infrastructures routières et divers autres projets sont accordés sans que des responsables pensent à consulter la circonscription archéologique qui est en principe l’un des principaux intervenants qu’on devrait consulter et qui peut s’opposer à tout projet s’il touche un site archéologique recensé ou découvert en cours d’étude de projet.
Nasreddine Bakha

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2005/08/23/article.php?sid=27146&cid=16

 

À: Amazighnews@yahoogroups.com
De: Send an Instant Message "aslane ashawi"
Yahoo! DomainKeys a confirmé que ce message a été envoyé par yahoogroups.com. En savoir plus
Date: Tue, 23 Aug 2005 00:35:39 +0200 (CEST)
Objet: [Amazighnews] Culture : BATNA Une vaste nécropole berbère, non enregistrée comme site archéologique, subit d’énormes dégâts

 

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"héritage en péril" I vestiges en péril à Batna I des vikings en Tamezgha occidentale  I  Thugga ville berbèro-phenicienne+romaine+Vandale(Goths) en Tunisiemanuscrits_tombouctou

 

 

 

Aït Rehouna (Azzefoun) : Site archéologique à l’abandon

 

Le site archéologique d’Aït Rehouna (Azzefoun) qui est constitué d’allées couvertes vieilles de 5000 ans est situé à 63 km au nord-est de Tizi Ouzou. Malgré son importance, il reste méconnu.

Dans toute l’Afrique du Nord, il n’y aurait que 14 allées couvertes. Parmi elles, 8 sont dénombrées à Aït Rehouna, à 14 km du chef-lieu de la commune d’Azzefoun et 6 autres à Ibarissen , à 8 km à l’ouest de Toudja, dans la wilaya de Béjaïa. Ces sites ont été répertoriés par le chercheur au CNRS, Gabriel Camps, également spécialiste de la civilisation berbère. Selon lui, ces monuments mégalithiques dateraient de 3000 ans avant J. C. Ils sont authentiques, originaux et n’ont pas d’équivalents dans tout le Maghreb. Ces allées couvertes seraient des nécropoles ou monuments funéraires. Jusqu’à présent, des fouilles sérieuses et approfondies n’ont pas été entreprises, hormis celle faite dans les années 1950 par deux chercheurs français : J. CL. et J. M. Musso et qui ont permis de dire qu’il s’agit bien de sépultures collectives, eu égard à la découverte d’ossements en tas, accompagnés de céramiques étrusco-campiennes à vernis noir ainsi que des perles en pâte de verre et des objets en métal (anneaux, clous) ! Un problème délicat se pose alors pour les scientifiques. Le problème de datation reste donc posé ; il y a lieu d’approfondir les recherches. Les scientifiques baptisèrent ces monuments allées couvertes de Kabylie de par leur spécificité. Les habitants d’Aït Rehouna appellent ces monuments « Les petites maisons romaines ». Le nom d’allées couvertes leur est donné par rapport à leur architecture. Des allées rectangulaires, dont la longueur varie entre 8 et 15 m (la plus longue a 15 m à Aït Rehouna). La largeur ne dépasse pas 1,5 m et la hauteur varie entre 2 et 3,5 m. Les blocs de grès constituant les parois et les dalles qui couvrent ces allées sont de très fortes dimensions (jusqu’à 3 m de longueur). L’état de ces allées continue de se dégrader de jour en jour sans qu’aucune autorité ni quelque scientifique ne s’en offusquent. Dans son programme d’action pour l’année 2007, l’association Ivahrien avait classé parmi les priorités, la sauvegarde de ce patrimoine. Son objectif, protéger et clôturer au moins ces allées qui sont dispersées dans le village situé sur une crête (certaines sur le versant est, d’autres sur le versant ouest) avant leur classement comme patrimoine national historique. L’on a appris en outre que la direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou prépare un dossier de classement de ce site comme patrimoine national archéologique.

M.Benyakoub

Journal: 

El Watan

Edition du: 

5 avr. 2008

 

 

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- 3 - des vikings en Tamezgha occidentale

 

                                     pour lire le papier cliquez sur les titres haut ou bas

 

                                                - 3 -  des Vikings en Tamezgha occidentale

 

   
 

   - 4 -  Thugga (Dougga) en Tunisie

     extrait d'un site touristique officiel tunisien

     Histoire

Thugga est d'abord une importante colonie Phénicienne en contact avec les Berbères. Après la chute de Carthage en 146 avant JC, Thugga préfère l'alliance des Numides de Massinissa( roi berbère) à celle du vainqueur romain. La cité berbère reste administrativement autonome pendant près d'un siècle. Mais en -46, elle est annexée à la nouvelle province romaine d'Afrique par César. La cité connaît un rapide développement et participe à l'essor général de l'Afrique romaine des IIé et IIIè. Municipe sous le règne de Septime Sévère, Thugga est érigée en colonie en 261. Atteinte par l'invasion Vandale, la ville retrouve une grande prospérité sous la domination Byzantine. Lorsque survient la conquête arabe, contrairement à beaucoup de cités tunisiennes, la ville ne sera pas abandonnée par ses habitants, et il est probable que les paysans actuels de la nouvelle Dougga soient les descendants directs des anciens Thuggenses.
Dougga est le site antique le plus majestueux de la Tunisie. Les vestiges, perchés sur un plateau à 600 m d'altitude, s'étendent sur 25 hectares.

     Quelques vues


Théâtre
Construit entre 166 et 169, le théâtre de Dougga est petit (3 500 places) mais bien conservé. Il offre une vue splendide sur la plaine à partir des gradins. En arrière de la scène, un portique corinthien couvert forme la façade.

       Place de la Rose des Vents
         Cette place, destinée à compenser l'exiguïté du forum            porte sur son dallage    une    rose gravée de 8 m de large, avec les noms de douze vents.

Le Capitole
Dédié à la triade Jupiter, Junon et Minerve, le Capitole de Dougga est l'un des monuments les plus importants de l'Afrique Romaine. De taille gigantesque, il est magnifiquement proportionné malgré des modifications Byzantines subies au VIè. Le sanctuaire est précédé d'un escalier monumental et d'un portique à colonnade corinthienne. Le fronton du temple figure l'apothéose d'Antonin le Pieux sous forme d'un homme enlevé par un aigle. Sous le monument, une crypte où l'on a découvert une tête de Jupiter.

Forum
De taille modeste (38,5 x 24m), il était bordé de colonnes. Mais d'importantes modifications au VIè ont transformé l'aspect originel: un fort byzantin englobait en effet le forum et le Capitole. Une statue d'empereur sans tête se trouve sur le forum, tronc commun que partagèrent les têtes impériales: à chaque changement d'empereur, une nouvelle tête était sculptée et prenait la place de la précédente sur le corps...

Arc de Sévère Alexandre
Il date de l'époque d'Alexandre Sévère, empereur de 222 à 235. Bien conservé, il a cependant perdu ses parties hautes.

Mausolée libyco-punique
C'est le seul monument de ce style connu dans le monde antique: il allie l'art hellénique archaïque et les décors égyptianisants ou orientaux. Erigé au début du IIè, il sert de sépulture à un chef numide, Afeban. Ce monument s'élève à 21m de haut. Il est relativement bien conservé, n'étant la disparition de l'inscription bilingue libyco-punique qui l'ornait. Cette inscription a été arrachée par le Consul d'Angleterre en 1842, et se trouve aujourd'hui au British Museum. Elle a permis de comprendre la langue libyco-punique.

Monuments mineurs
Le site comprend encore une nécropole romaine, des dolmens, des petits temples très endommagés, des citernes (les unes à 6 réservoirs dites d'Aïn el-Hammam, les autres à 76 réservoirs), un stade et deux temples moins ruinés, celui de Saturne (195) et celui de Minerve.
Erigé sous Alexandre Sévère, le Temple de Junon Caelestis est entouré d'oliviers. Il est situé dans un hémicycle à colonnade et à l'époque, et était interdit à la foule des non-initiés au culte rendu à la déesse.
A coté du Dar el Acheb, le petit temple de Tellus, précédé d'une belle cour à portique à 8 colonnes. Daté de 261, il possède un sanctuaire à trois niches.
En bon état, les thermes Liciniens comprenaient un gymnase, les différentes salles de bain (Caldarium, tépidarium, frigidarium) et des salles de massage. En contrebas des thermes liciniens se trouve le quartier des maisons closes dont la maison du Trifolium (IIIè) est la mieux conservée (Pièce à trois absides en trèfle). Dans ce même quartier, les thermes de Cyclopes, très dégradés, ne conservent que des latrines.
Elevé en 205 pour célébrer l'accession de la ville au rang de municipe, l'arc de Septime Sévère enjambait la grande voie reliant Carthage à Theveste. Il est aujourd'hui dépourvu de son arche.

 

       source: http://tunisie.nexenservices.com

 

 

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Grotte de THAFUGHALTH (Taforalt)

Les Ancetres des Berberes

 

Les noms des biens figurent dans la langue dans laquelle les Etats parties les ont soumis.

Maroc
 

Date de soumission : 01/07/1995
Soumission préparée par :
Ministere des Affaires Culturelles (Secretariat Gen.) Direction du Patrimoine Culturel


Coordonnées   Berchane (Berkane)
Critères: (v)
Culturel
Ref.: 459
 

Description

Site préhistorique de la période paléolithique de renommée international (population mechtoide). Il s'agit d'une gallérie d'environ 55 mètres de profondeur caractérisée par un remplissage stratigraphique relatant toute l'histoire du paléolithique superieure de l'Afrique du nord.

De cette grotte ont été exhumer une importante industrie lithique et une nécropole constituée d'environ cent individus appartenant au type mechtoide (homme moderne de l'Afrique du nord). Cette population date d’environ 20000 ans avant J.C.

source:  UNESCO   http://whc.unesco.org/pg_friendly_print.cfm?id=459&cid=326


 

Grotte de Thafughalt

La grotte de Thafughalt se trouve dans quelques kilometres de Berchane ( berkane) .Les fouilles ont commencé dans ce site depuis 1951 par l'abbé Roche et elles ont été poursuivies par le service marocain de l'archéologie en coopération avec la mission archéologique française à partir d e1969.Les datations effectuées dans ce site ont montré que l'occupation Ibéromaurisienne de ce site s'intercale entre 21900 BP et 10800 BP. L'atérien a donné des dates qui se situent entre 32.000 et 40.000 ans BP. Ce site est d'une grande importance puisque il a livré plusieurs restes humains qui sont associés a de l'industrie lithique et osseuse ,des objets de parure et des restes fauniques

 

 

 

 

Copyright © 1992-2006 UNESCO Centre du patrimoine mondial, Tous droits réservés | Avertissement | v3.0, Mis à jour le 04 déc. 2006

 

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Bgayet

Elles seraient datées de 3 000 à 5 000 ans Av. J.C

Découverte d’une pierre portant des inscriptions libyques à Bgayet

jeudi 30 novembre 2006

Une importante découverte archéologique a été faite, il y a de cela plusieurs semaines, à Bgayet, il s’agit d’une pierre portant des inscriptions libyques qui seraient datées, selon les premières estimations des spécialistes, de 3 000 à 5 000 ans avant Jésus Christ.


 

En effet, alors qu’ils accomplissaient une opération d’ouverture de pistes, à l’aide d’un bulldozer, les habitants du village Ifoughalen (Commune de Boukhlifa, Arch des Ath Bimoun), distant de 50 Km du chef-lieu du département de Bgayet, ont découvert une pierre, d’une longueur de 120 centimètres sur une largeur de 80 centimètres environs, portant des inscriptions libyques.

 Pierre portant des inscriptions libyques   découverte à Bgayet ( photo kabyle.com )

Cette découverte a eu lieu en présence de M. Chekal Karim, vice-président de l’Assemblée Populaire Communale de Boukhlifa, chargé de superviser les travaux, sur une parcelle de terrain appartenant à la famille Hammadi appelée : « Tilmatine » ou « Toulmatine », située à moins d’un kilomètre du village Ifoughalen et à moins de 50 mètres d’une source d’eau appelée : « Taâwint Tamazit » (Source sucrée, en Kabyle).

Selon les premières constatations de M. Jarmoun, archéologue, confirmées par M. Slimane Hachi, du Centre de Recherches Anthropologiques, Préhistoriques et Ethnologiques (CRAPE), qui a été dépêché sur les lieux, les inscriptions se trouvant sur la pierre seraient de l’écriture libyque, certains signes sont quasiment reconnus comme étant des caractères Tifinagh encore en usage de nos jours. Les mêmes inscriptions dateraient, selon les mêmes personnes, de 3 000 à 5 000 ans avant Jésus Christ. Ceci, affirment-ils, « ne sont que des observations préliminaires, en attendant les résultats des analyses plus poussées qui seront pratiquées sur la trouvaille. »

 

Pierre portant des inscriptions libyques découverte à Bgayet

À signaler que malgré l’importance de la découverte, les travaux n’ont pas été arrêtés pour que des fouilles archéologiques, ne serait-ce que du périmètre, puissent avoir lieu, comme ça se fait chez ceux qui s’intéressent à leur passé et aux vestiges de leurs ancêtres. À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas encore quel sort sera réservé à cette découverte d’une valeur archéologique inestimable, nous y reviendrons bientôt.

Pour Kabyle.com, Bgayet le : 28 novembre 2006

Envoyé spécial : Djamel BEGGAZ

 
 

Patrimoine archéologique

L’empreinte de l’histoire

 

 

L’Algérie n’a pas fini de nous révéler tous ses secrets. En effet, par deux fois en l’espace de quelques semaines, des pioches, creusant un puits ou pour dégager une place, ont mis la lumière sur des vestiges.

 

 

Cela s’est produit fin novembre à Tipaza et à Béjaïa. Dans la première localité, une pelle mécanique avait heurté une grande citerne, un puits et une chambre dans laquelle reposait le squelette d’un être humain qui, selon les mensurations prises sur place, révèle qu’il s’agit d’un jeune homme âgé entre 12 et 14 ans et doit dater de l’époque romaine. Les services de l’hydraulique ont aussitôt suspendu leurs travaux afin de laisser place aux archéologues pour entamer les fouilles. Sur un site Internet algérien, il a été déclaré qu’à Béjaïa, les découvertes n’ont pas bénéficié de la même attention. Il s’agit d’une pierre portant des inscriptions libyques qui dateraient, selon les premières estimations, de 3000 à 5000 ans avant J.-C. La découverte s’est produite alors qu’un bulldozer entamait une opération d’ouverture de pistes dans le village Ifoughalen, dans la commune de Boukhlifa, distante de 50 Km du chef-lieu du département de Béjaïa. La pierre, qui mesure 120 cm de longueur sur 80 cm de largeur, portait des inscriptions libyques. Pour M. Jarmoun, cité dans le site, et confirmé par Slimane Hachi, du Centre de recherches anthropologiques, préhistoriques et ethnologiques (CRAPE), certains signes sont reconnus comme étant des caractères du tifinagh, encore en usage de nos jours. La découverte a eu lieu en présence du vice-président de l’APC de Boukhlifa. Si toute l’attention n’est pas portée sur ces découvertes, le risque de les voir se dégrader rapidement par l’homme ou la nature est imminent, avertit le site internet.

La dégradation des sites archéologiques

Le premier danger vient de la nature. En effet, il est observé dans les régions sahariennes, où sont concentrées les plus grandes parties de l’art préhistorique, la desquamation en « pelures d’oignons » des roches gravées ou peintes. C’est pour lutter contre ce phénomène que l’Unesco a tenté l’expérience dans le Tassili en recouvrant certaines peintures de vernis végétal. Sans grand résultat, car au bout de quelques années, il fut constaté que le pourtour des œuvres pelait tout de même. Aucune étude n’est venue révéler les effets secondaires du vernis végétal. Il est même accusé d’étouffer le grès en l’empêchant de respirer. Un autre phénomène met aussi, en danger les bâtisses historiques. Il s’agit de la pluie qui s’infiltre dans les murs et dégrade la chaux mélangée à de la terre. Pour les sites se trouvant sur le pourtour de la mer, c’est le sel marin qui constitue l’ennemi numéro un... C’est un rongeur et il dégrade rapidement le bronze ou le marbre. Constat amer sur les statues datant de l’époque antique à Cherchell ou à Tipaza. Mais il est d’une nuisance encore plus grave que celle causée par la nature et l’homme en est l’instigateur. De nombreux sites ont été détruits pour faire de la place à l’homme et répondre à ses besoins. Le développement urbain au détriment du parc archéologique est un fait avéré et les exemples pleuvent : « Le lotissement de parcelles à bâtir sur le périmètre archéologique à Mansourah (Tlemcen), l’extension de la ville de Tipaza. » Explication : les sites et monuments historiques sont situés au cœur des cités comme Alger, Constantine, Béjaïa, Tipaza, Annaba, Oran, Tlemcen... Pour Tipaza, l’œuvre et les efforts entrepris par de nombreuses associations et par l’Unesco ont permis la promulgation de l’arrêté interministériel du 22 juin 1994 qui porte approbation du plan de sauvegarde du patrimoine de la ville. Hormis cette avancée, quand ce n’est pas l’exploitation de pierre portant inscription rupestre, servant à la construction de routes ou de pistes, c’est le pillage de pierres de taille.

Zineb A. Maiche

source: El Watan  13/12/2006

 

 

Les jeux berbères:"Tighilt"-"Tirbit" ou "Tamast".

samedi 9 juin 2007

Tighilt", "Tirbit" ou "Tamast" est un jeu berbère ancêstral qui est en train de disparaitre. C'est une lutte qui se pratique debout à mains nues sans tenue particulière.
Les lutteurs se mesurent au corps à corps, et disposent de prises leur permettant d'attaquer et de se défendre.
C'est un très beau spectacle qui se pratique sur l'aire à battre (Anrar), ou sur la prairie (Almou). Le combat dure quelques minutes . Le vainqueur est celui qui parvient à faire tomber son adversaire au sol.
L'adresse, l'équilibre et la rapidité sont bien importants que la force pour remporter le défi.
Dans mon enfance à Aghbala "Tighilt" était frequemment pratiquée en marge des mariages , des Ahidous et de la fantasia. On jouait également à "Takourt": sorte de hockey utilisant une balle en bois lourde; à "Tandoua" ou saut de mouton, à cache-cache ou "Kanyoufer", à "Tikouâa": jeux faisant appel aux osselets de mouton et on jouait aux noix et aux noyaux d'abricots. Pour plus de précisions sur ce dernier jeu, voir le blog de Mr Patrick Hierard " pas à pas se fait notre chemin".

 

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