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26/03/2008
Cette semaine est fortement jalonnée de
la tenue de procès à l’encontre de militants amazighs. Hasard de
calendrier ? Hier, la cour d’appel de Ouarzazat a décidé le report au 14
avril du procès de 10 militants amazighs arrêtés suite au soulèvement noir
de Boumalen Dades.
Le sit-in, à l’initiative du comité de soutien des familles
des détenus, programmé la veille, a été également reporté. La défense des 10
détenus a été renforcée par l’arrivée de nouveaux avocats. L’élan de
solidarité se poursuit et à coup sûr mettra en charpie les dires des
autorités concernant cette affaire, genre « outrage au drapeau national » et
« destruction de biens publics ». Le 21 février, le tribunal de première
instance de Ouarzazat avait prononcé de sévères peines d’emprisonnement
contre les militants amazighs :
1- Oudali Younes Ben Mouhamed né 1988 du village Slillou,
élève : 6 ans de prison ferme.
2- Abdenacer Charif Ben Brahim né 1987, village Boumrdoul,
élève : 4 ans prison ferme.
3- Oubaâli Elhoussein ben Mouhamed né 1972, village Zaouit
sidi daoude Ait Idir, journalier, 4 ans de prison ferme.
4- Atil Mostafa ben Lahcen né 1989, village Tadart n Kiran,
journalier : 4 ans prison ferme.
5-Ait Said My Brahim ben Lahsen né 1973, village Ait
Bouyoussef, journalier : 4 ans prison ferme.
6- Elouardi Mostafa Ben Mouhamed né 1973 village Ait Bouallal,
chaudronnier : 4 ans prison ferme.
7 -Mimoun Chaouki Ben Lahsen né 1976, village Slilou,
journalier : 4 ans prison ferme.
8- Orouzane Brahim Ben Mouhamed né 1950, village Slillou,
ouvrier Nationalité canadienne : 2 ans prison ferme.
9- Ait Hssein Mohamed ben idir né 1954, village Taoudilt,
immigré en France : 2 ans prison ferme.
10- Adjik Noureddine (enfant mineur) né 1990, village Ait
Boualllal : 2 ans prison ferme.
Les militants des droits de l’Homme et de la cause amazighe
ont vivement condamné ce verdict qualifié d’inique traduisant une volonté
manifeste du Makhzen de corseter les revendications du mouvement amazighe
dans un cadre strictement culture
lo- Les arrestations de personnes amazighes à Ouarzazat ou à
Meknès confirment cette approche makhzénienne de la question amazighe.
Justement dans cette ville se rouvre, jeudi, le procès des militants du
mouvement culturel amazigh détenus dans la prison Sidi Said. Un sit-in est
prévu devant la cour d’appel de Meknès. Le même jour à Rabat, le tribunal
administratif entame le sixième épisode du feuilleton de la requête du
ministère de l’Intérieur de dissoudre le parti démocratique amazigh
marocain.
M. Jaâbouk
http://www.numedya.com
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