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Tamazgha à vendre
Pas un jour sans que de
nouveaux hectares ne soient cédés. Les petites annonces de terres agricoles
à vendre passent maintenant dans la presse financière internationale. Et les
clients ne manquent pas. "Fin 2008, constate Jean-Yves Carfantan, auteur du
Choc alimentaire mondial, ce qui nous attend demain (Albin Michel, 2009),
cinq pays se distinguaient par l’importance de leurs acquisitions de terres
arables à l’étranger : la Chine, la Corée (...)
►►►suite afrique-du-nord.com
LIRE AUSSI
:
Les dangers de la ruée sur les meilleures terres d'Afrique
L'Institut international de l'environnement et du développement publie,
lundi, un rapport intitulé 'Accaparement des terres ou opportunité de
développement ?'. Il pointe l'opacité des transactions dont le nombre
s'accroît et qui ciblent les meilleures zones. Les investisseurs
internationaux jettent leur dévolu sur les terres agricoles, et sur les
meilleures avant tout. Les investisseurs internationaux jettent leur dévolu
sur les terres agricoles les meilleures et les mieux irriguées. Elles
constituent pourtant le moyen de subsistances des populations locales. Mais
les gouvernements font peu de cas de celles-ci.
Lire l'article en
entier sur[Yahoo! Actualités: Les titres Sciences]
►
TAZA: NOUVELLES
SPECULATIONS SUR LES TERRES COLLECTIVES
30-9-2008
►
BATAILLE POUR LA TERRE: DES BERBERES PAUVRES DEPOSSEDES
fev.2005
► Taroudant
: Arganiers, forêts, terres, arrachés, et répression
(11/7/2005)
►PAYSANS BERBERES SANS
TERRE ! CECI DEVRAIT VOUS INSPIRER
11/2007
►
Création du
comité de défense de "Tiddar Izaians"
►
Exemple de
delaissement et de pauperisation des localites berberophones par le pouvoir
aarabiste anti-amazigh :
CAS DE TIZI NAT AYCHA EN
KABYLIE
►
AURES : Des paysans combattent pour leurs terres
cliquez IC I
►
Les droits du peuple amazigh relatifs à la terre
17/2/2007
►
Maroc
: Cas Elwazani , porté a l'ONU par CMA
►
Archives coloniales : ouvrir ou sceller ?
30/5/2008
►
Histoire, politique et revendications identitaires :
cas du peuple autochtone Mapuche au CHILI
►
LE CEDRE DANS LES MONTAGNES DU MAROC ET D'ALGERIE
( RIF, ATLAS, KABYLIE... )
MENACE
►Contre la
mise en bouteille des eaux de la source de Ben S'mim Moyen-Atlas
MAROC
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BATAILLE POUR LA
TERRE: DES BERBERES PAUVRES DEPOSSEDES |
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Attaque des terres des pauvres
paysans berberes au sud marocain ( sud de l'Atlas) par la comprador et les
grands proprietaires agricoles |
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D'après les pactes
internationaux relatifs aux droits de l'homme ,le développement est un doit
humain qui doit concerner toute personne , en tant que membre de la société
. De sa part, l'Etat est obligée à assurer I' accès au développement à toute
personne , groupe et peuple sans aucune ségrégation par n'importe quel
caractère quelqu'il soit -
Dans les pays
sous-développés la situaUon économique et sociale n'est pas conforme aux
dèclarations du statut international basé sur les droits de l'homme. Cela
provient des politiques poursuivies par les régimes des états non
démocratiques dans ces pays ,et qui programment des projets soumis aux
instructions des établissements financiers internationaux au bénéfice des
intérêts de la mondialiisation
liberale sauvage dirigee par l'Amerique
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Paysans pauvres du sud marocain:
La situation de la vie économique et sociale des paysans dans la vallée
de Souss au sud marocain , n' a pas échappé à cette agitation agressive.
Elle est très touché par les conséquences de la politique di système
makhzanien marocain poursuivi dans le domaine de l'agriculture, par
l'encouragement des grands agriculteurs dan le domaine des agrumes , qui
attaquent les terres des pauvres paysans, l'arganier dans les plaines , la
plante de I biosphère au Maroc, et le surpompage de la nappe phréatique ,
par les fermes de agrumes des grands agriculteurs
Dans ces circonstances, on ne peut pas. avoir de développement dans la
vallé Souss, ni de l'amélioration de la vie de pauvres paysans , qui ont
perdu leur terre, l'eau, l'arganier et leur culture Amazigh qui demeure
marginalisée.
Le développement des capacités des pauvres paysans est nécessaire pour
mettre en place des actions pour protéger la biosphère dans ce milieu
naturel endommagé , et pour une protection de l'envi ronnement de la vallée.
L'éducation et la formation des pauvres paysans et de lc classe ouvrière
doivent être le sujet d'intervention, qui doit être encadrée par le. partis
politiques socialistes et démocratiques , syndicats et associations des
droits de I homme en coopération avec la société civile A l'étranger pour
défendre contre toute exploitation sauvage des res sources naturelles dans
la vallée de Souss de la part de compradores et des grands agriculteurs
Situation des
ressources naturelles dans la vallée
Souss:
La rivière de Souss constitue le coeur battant de la vallée, située entre
le Haut Atlas et l'Anti-Atlas au sud marocain. La rivierè est d'une
superficie de 3960 Km2. La région de Taroudant (Aoulouz, Ouled Berhil et
Taroudant) occupe 740 rnille ha Les ressources forestières occupent 580
mille ha et 200 mille ha ~
de la superficie généralè disponible a l'agriculture dont 150 milles ha
irrigués par pompage.
La nappe phréatique est d'une valeur de 50 milliards de mètre cube dont 8
milliards disponible à l'exploitation par pompage.
Une, démographie très importante de 90 personnes par km2 et 60 personnes
par km2 dans la campagne (800 mille habitants dans la province de
Taroudant).
Ces ressources qu'oflre l'environnemeni de la vallée Souss nous donnent
une idee sur le développement agricole attendu dans cette rivière. Mais, le
système d'irrigations par pompage , agriculture des agrumes basée sur
l'exportation vers l'Etranger, depuis les années quarante du vingtième
siècle et l'accélération de ce système vers un sur-pompage pendant les
années soixante, provoquent des déséquilibres sociaux au niveau de
l'exploitation des ressources naturelles de la vallée.
Le tableau suivant montre l'accélératior dc l'exploitation de la terre
des pauvres paysans par les grands agriculteurs dans la vallee depuis les
annees quarante::
Anuees: 1940 1950 1955
1960 1976
Agrumis: 100 2200 53O0~ 10600. 19000
Ha,
Aujourd'hui, les agrumes occupent dans la région de Taroudant (Aoulouz,
Ouled Berhil, Taroudant) plus de 12 milles hectares.
Situation
de la biospbère l la forêt deI'arganier:
L'arganier a de multiples
utilisations , dont on cite l'alimentation du cheptel , les bovins, le bois
utilise dans la menuiserie, en cuisine traditionnelle (fours) et ou
chauffages et le plus important est l'extrait 'huile à double usage
alimentation et cosmetique.
La fabrication de l'huile est
realisée par les femmes, entièrement manuellement, depuis la collecte, - le
concassage des fruits, le grillage et le broyage des amandes, jusqu'au
malaxage de la pate dans un moulin tralîtionnel en pierre.
La fabrication d'un litre de l'huile par une femme demande moins
16.heures pour un revenu de cinq dollars ,ce qui 'éxplique l'éxploitation
sauvage de la femme paysanne.
La foret de l'arganier couvre 400 milles ha dans la region de Taroudant,
soit 56 % le l'arganeraie nationale . ElIe occupe 74 % de. la superficie
forestière totale.
Taroudant produit environ 1830 tonnes d'huile d'arganier par an, soit
53%. de la production nationale.
Le revenu brut procuré par l'arganier au niveau national est 18 millions
de dollars correspondant a plus de 2 millioris de journees de travail.
Le classement de l'arganier en «réserve de la biosphère», la
réorganisation de la recherche sur l'arganier et ses produits et utilisation
des moyens modernes peuvent rendre l'arganier comme un. essentiel du
developpement dans la vallée Souss.
La destruction de la foret dé l'arganier dans la plaine Souss par
l'implantation des agrumes et le sur-pompage de la nappe phreatique, et la
production traditionelle de ses ressources par les pauvres paysans a la
montagne aussi dans la montagne aussi dans la plaine,entrainela degradation
du developpeement de la vie èconomique et sociale dans la vallée.
conséquences de cette
situution:
la transformation de la vie des pauvres paysans provoquée par la
construction du barrarage Aoulouz a des effets néfastes sur développement de
la région en général ..
La politique agricole du régime marocain dans la vallée Souss depuis
les années quarante du vingtième siècle , qui tend vers l'accélération de
l'exploitation de la nappe phréatique par le sur-pompage a rendu certaines
régions (El Guerdan dans la région de Ouled Teima) en état catastrophique.
La déscente de la nappe phréatique atteint 270 metres , ce qui rend
impossible l'irrigation par mode traditionnel des pauvres paysans C'est ce
qui explique la décision de l'état marocain d'autoriser d'implanter dans 12
milles ha des fermes d'agrumes par les grands agriculteurs
dans la region AOULOUZ -OULED BERHIL prés du'banrage Aoulouz.
Les études laites par des spécialistes de PNUD et FAO pendant les années
soîxantedix envisagent le drame que vit la région d'Aoulouz< aujourd'hui et
le rôle du barrage Àouloùz pour améliorer l'irrigation dans la vallée;
surtout dans la région de EIGuerdane.
La vie des pauyres paysans dans la vallée Souss, et dans la région du
barrage Aoulouz en particûlier , est en continuelle dégradation.
Ils subissent de l'exploitation dans les fermes des agrumes et les usines
d'emballages, proprietaires des grands agriculteurs, en étant qu'ouvriêrs
agriculteurs après avoir perdu leur terre.
La double exploitation de la femme dans le miIieu du travail, dans les
fermes et usines d'emballages (des prix bas, sexe) et au sein de sa famille
(travail sans salaire).
La couvertune sanitaire reste faible, 15% couvre par mode fixe, 43%
couvre par léttinirair 42% par équipe mobile.
La dégradation de la santé de la population et l'augmentation de la
morbidité et mortalité materno- infantile.
De jour en jour les pauvres paysans perdent leur terre, l'eau et l'arganîer.
Leur culture Amazigh va vers une marginalisation absolue malgré la
publication de l'état d'un changement de sa politique envers les çultures
populaires.
intervention necessaire devant cette
situation:
Trois decennies sont deja passees sur les etudes du PNUD et FAO.
aujourd'huion arrive une vraie catastrophe de la vallee Souss, sachant que
la mondialisationliberale sauvage depasseles frontieres en arrivant a
l'exploitation directedes ressources naturelleset en detruisant
l'environnement naturel de la reserve de la biosphere.
l'arganier n'a pas echappé aux systeme d'exploitationde la nouvelle
politique du regime marocain base sur lib~ralisme sauvage qui entraîne un
nouveau colonialisme de la troisième millénaire.
L'idêe principale d'une telle intervention doit être basèe sur la
reconstruction des systèmes d'irrigation et doit s'ap
puie
sur l'èquilibre social
traditionnel sur la modernisation de la vie des pauvres paysans
dans
le cadre de la democratisation de la vie politique marocaine par l'interventionsocialistes
et democratiques en s'alliant avec. la société civile nationale et
internationale, dans le but de. renouveler les ressources naturelles de la
rivière Souss et d'aller vers une démocratie participative qui engage les
pauvres.paysans et l'investissement des émigires en Europe.
Aussi, dans le but de la lutte contre la secheresse, le sur-pompage,.
l'implantation des agrumes, l'exploitation des ouvrières et ouvriers, femmes
et enfants en particulier.
La lutte pour le droit des pauvres paysans à la terre, l'eau, t'arganiers
et le dèveloppement de la langue et la culture Amazigh qui doit être
encadrée Par l'ensemble des forces. démocratiques marocaines, la classe
ouvrière et les pauvres paysans de la région.
Pour cela, il faut une stratègie de l'éducation et de la formation des
pauvres paysans (hommes et femmes) et de la classe ouvrière en matière de la
luttè contre toute. exploitation sauvage des ressources naturelles.
Celles-ci est nécessaire pour un développement attendu dans la région. Le
développement de la forêt et de l'arganier est en relation avec le
développement de la vie des pauvres paysans et de la classe ouvrière.
Taroudant le : 05 octobre '2004
Lahoucine Amal
source: "le monde amazigh" fevrier
2955/2005 No 57
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Taroudant :
Arganiers, forêts, terres, arrachés, et répression (11/7/2005)
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C'est ainsi que Imazighen continuent a perdre leurs richesses
naturelles. Voici l'article publié par un quotidein marocain
http://www.albayane.ma/Detail.asp?article_id=49564
Tous les membres de la société civile ont condamné avec
indignation l¹abattage des centaines d¹arbres d¹arganiers étendus
sur les centaines d¹hectares des terres communales à Tafingoult (60
km au nord-est de Taroudant) récemment acquises par des puissantes
fortunes nationales.
Ils dénoncent aussi la position des élus locaux et autorités
locales qui restent les bras croisés devant cette transgression dans
la protection des biens communs. Car leur attitude, volontaire ou
involontaire soit-elle, appauvrira davantage les citoyens, les prive
de vivre en toute sérénité, tranquillité, paix et honneur. Ceci
fragilise le tissu culturel, économique et social, accentue
davantage les crises et grossit les rangs des immigrants.
Tout en sachant que l¹arganier est considéré comme patrimoine
de l¹humanité mondialement préservé, qui ne se trouve nulle part
dans le monde, quelques uns continuent pourtant à le couper. Nous le
considérons comme étant le dernier rempart contre la désertification
de la région de la plaine de Souss. Il est également la première
source de vie des habitants des douars de toute la région. A ce
propos, nous informons l¹opinion publique nationale et
internationale que cet abattage est fait après avoir arraché les
terres communales à ses ayants droit ; et avec compensations très
minimes ; acceptées sous pressions diverses dans d¹autres cas. Bref,
ces terres sont acquises presque gratuitement. Cela est fait par des
richissimes nationaux qui ¦uvrent par tous les moyens légaux et
illégaux, pour pratiquer une agriculture qui épuise excessivement
l¹eau des nappes, utilise toutes sortes de pesticides, engrainsS
Ceci tuera ces terres- qui, d¹ailleurs, ne leur appartiennent pas.
En conséquence, en un laps de temps toute la région sera à courte où
à moyenne durée déserte (comme ce qui s¹est passé dans la région de
Houara-Taroudant).
En cette occasion, nous rappelons à l¹opinion publique
nationale et internationale que l¹incident qui s¹est produit à
Tizi-N-Test le vendredi 1er juillet à Tamsoult (province de
Taroudant) n¹est que conséquence banale des actes non responsables
des élus locaux communaux, du président de la commune de Tizi-N-test
et des représentants des autorités locales. En effet, le conseil
communal a autorisé l¹instauration d¹une réserve sans aucune étude
préalable et raisonnée. Acte considéré comme étant gratuit et sans
fondement traduisant une volonté imperfide d¹exploiter le domaine
forestier à des fins personnelles.
Le vendredi 1er juillet 2005, le caïd de Tafingoult et le
président de la Commune de Tizi-N-Test- et en même temps
parlementaire- sont arrivés (le premier en tenue civile dit-on) sur
les lieux pour octroyer une eau que boivent les habitants du douar
de Tamsoult à un propriétaire privé- qui ¦uvre pour les fortunes
sales, malhonnêtes et destructrices de l¹Arabie et qui vient de
s¹acquérir une grande surface- par on ne sais quels moyens- pour y
faire la dite réserve.
Les habitants se sont donnés rendez-vous sur les lieux pour
expliquer leur attitude en vue de défendre cette eau qui leur
appartient en tant qu¹Imazighens depuis l¹aube du temps.
Lorsque le représentant des autorités locales et le président
de la commune (et parlementaire à la fois) sont arrivés, ce dernier,
aussitôt descendu de sa grosse voiture, a fait des gestes
d¹humiliation et de provocation envers les habitants en giflant un
vieil homme devant les siens comme il est de son habitude (car il
avait giflé avant un pauvre infirmier qui lui avait facilement
pardonné son geste).
Puis, les gendarmes sont intervenus. Ce sont eux qui ont ôté
un couteau des mains du parlementaire qui crie avoir un fusil et
qu¹il peut l¹utiliser à n¹importe quel moment.
Faute d¹intervention des responsables pour régler les
conflits, il y a accumulation. Avant cet incident, une société
d¹extraction de minéraux - ¦uvrant à Tizi-N-test il y a de cela des
années- avait détruit tout une surface montagneuse, en brandissant
un document : Autorisation à durée indéterminée, et a provoqué par
ses travaux l¹irréparable. L¹eau des sources est polluée, poussières
après chaque coup de vent. Habitants et chaussées menacés
d¹écoulements de boue lors des pluiesS sans parler de destruction du
système écologique. Ces mêmes habitants ont protesté auprès des
différentes administrations, et ont publié leurs pétitions sur des
journaux nationaux pour faire entendre leur voix. Mais les
responsables ont encore fait preuve de mutisme.
C¹est «la hougra», l¹humiliation pure et dure.
Après la coupure des dizaines d¹hectares de l¹arganier (voir
les photos), l¹acquisition des terres communales par les richissimes
nationaux, la conquête du domaine forestier par tous les moyens.
Plus que cela, une dizaine de jeunes du douar de Tamsoult sont
traduits devant la justice. Ils sont inculpés pour différents chefs
d¹accusation (humiliation de fonctionnaire en plein service,
destruction de biens d¹autrui) car ils ont essayé de défendre leurs
droits.
Le correspondant
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| Date: |
Tue, 08 Nov 2005 09:05:19 -0500 |
| From: |
Driss Haboudane |
| To: |
amazigh-net@yahoogroups.com |
| Subject: |
[Amazigh-Net] Richesses amazighes:
Arganiers abattues, terres communales confisquées |
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PAYSANS BERBERES SANS
TERRE !
CECI DEVRAIT VOUS INSPIRER
LA GRANDE MARCHE DES PAYSANS HINDOUS |
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Partis de Gwalior le 2
octobre dernier, les 25 000 paysans et
paysannes sans terre participant à la marche Janadesh ont
atteint Delhi le dimanche 28 octobre. Le lendemain, le gouvernement
indien a annoncé la mise en place d’une commission nationale de la
terre sous l’autorité du Premier Ministre Indien, principale
revendication de l’organisation Ekta Parishad, à l’origine de
cette mobilisation sans précédent.
C’est une grande victoire pour les paysans sans terre indiens et pour
l’action non-violente d’Ekta Parishad !
L’arrivée à Delhi a montré la détermination des marcheurs : « La
prison ou la terre ! » chantaient lundi 29 octobre au matin les 25 000
participants encerclés par la police dans leur campement, empêchés
d’atteindre le Parlement, objectif de cette marche non- violente
inspirée par Gandhi. Mais ce même jour, Rajagopal, leader du mouvement
Ekta Parishad, signait un texte politique avec le ministre du
développement rural annonçant la création de la commission nationale de
la terre. C’est l’aboutissement d’un long travail de négociations
politiques mené tout au long de la mobilisation. Cette décision a
marqué la fin de Janadesh et les marcheurs ont commencé à remplir les
trains du retour dès hier au soir, en exprimant leur joie par les
chants et les danses.
Depuis plus d’un an, Peuples Solidaires, Frères des Hommes
et la Confédération Paysanne, ainsi que d'autres organisations
dont Cyber@cteurs en France comme en
Europe, ont soutenu la marche Janadesh et se sont mobilisés en
France pour faire appel à la solidarité avec les sans terre indiens, et
pour sensibiliser l’opinion sur la question de l’accès à la terre
ici et là-bas. Des représentants de ces organisations ont participé à
la marche, aux côtés d’ONG nord-américaines et européennes ainsi que de
représentants du MST brésilien, de la Kenya Land Alliance
et de la Coordination Paysanne Européenne.
Cette marche victorieuse adresse donc un grand message d’espoir pour
l’ensemble des mouvements paysans et leurs partenaires dans le monde !
Par cyber@cteurs nov 2007
Contacts
Peuples Solidaires : Benjamin Peyrot
des Gachons
tél : 01 48 58 21 85 / @ :
b.desgachons@peuples-solidaires.org
Frères des Hommes : Bénédicte ROGET
Tél : 01 55 42 62 76 / @ :
rep@fdh.org
Confédération Paysanne : Geneviève
Savigny
Tél : 06 25 55 16 87 / @ :
genevieve.savigny@wanadoo.fr
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Archives coloniales :
ouvrir ou sceller ?
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(AgoraVox
30/05/2008)
Les forces coloniales qui ont vaincu les
résistances populaires, dont le soulèvement d’El Mokrani « et ses
adhérents » en Algérie, avaient même produit des lois et des arrêtés
exécutoires « au nom du peuple français ». Les archives coloniales sont
crédibles, celles notamment par lesquelles le vainqueur entendait
établir son emprise sur le vaincu. L’évolution ne pouvant attendre
qu’elles soient toutes accessibles notamment en matière de propriété
foncière, leur rétention est susceptible de faire le lit de conflits.
Ces documents coloniaux mettent en lumière certaines étapes, périodes et
autres cas particuliers tout en permettant d’envisager des pistes de
réflexion d’une pertinence, parfois très actuelles. Parmi ces pistes de
réflexion, figure celle de jauger des effets sociaux et politiques de
l’usage parcellaire et intéressé qui pourrait être fait de documents
coloniaux pour conforter de prétendus droits particuliers que l’Etat
algérien pourrait être amené à légitimer ; une telle réflexion pourrait
par conséquent baliser l’action de celui-ci sur ce terrain, surtout
lorsque les mémoires locales démentent certaines prétentions et que les
archives coloniales ne sont toujours pas disponibles, voire accessibles,
sachant que cette situation ne peut qu’évoluer. De telles problématiques
sont importantes et doivent être soigneusement étudiées car elles
appellent, aussi, à retrouver, grâce à l’action de l’Etat algérien
contemporain, une continuité historique et sociale intelligible dont
l’époque coloniale n’aura été qu’une interruption, brutale, indélébile,
mais passagère à l’échelle de l’Histoire.
Dans le cas précis du séquestre des habitants de ce qui était la tribu
des Illoula Oussammeur, qui ont pris part au soulèvement de 1871, des
documents coloniaux existent qui permettent de se situer quant à la
propriété, antérieure au soulèvement de 1871 à travers le
Senatus-consulte de 1863 et postérieure à travers le Senatus-consulte
suivant (1876).
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Commissaire extraordinaire
de la République (la IIIe République française) en Algérie (1) a signé
en moins d’une semaine deux arrêtés portant séquestre des propriétés
d’El Mokrani et de ses alliés. L’arrêté du 25 mars 1871 est celui qui
appose le séquestre sur tous les biens d’El Mokrani et sur les biens de
ses adhérents ainsi définis ; il se réfère à l’ordonnance du 31 octobre
1845, à la loi du 16 juin 1851 et au senatus-consulte du 22 avril 1863.
Celui du 31 mars 1871 ne se réfère plus au senatus-consulte du 22 avril
1863 et appose le séquestre à tous les indigènes ainsi désignés qui
auront commis ou commettront des actes d’hostilité contre la France ou
contre ceux qui lui sont soumis ainsi qu’à tous les indigènes qui seront
absents de leur propriété pendant plus de trois mois sans autorisation
de l’administration coloniale.
Ces deux arrêtés démontrent bien que les avancées coloniales sont
encadrées quasi-quotidiennement par les plus hautes institutions de la
République. Le second arrêté renferme une assignation à résidence de
fait de tous les indigènes, individuellement, sous peine d’être
expropriés et d’être traduits en justice. On ignore si ces arrêtés ont
été par la suite abrogés.
La démarche coloniale n’ira pas sans injustices, dont certaines seront
vues comme des erreurs par les plus hautes autorités françaises de
l’époque, ainsi qu’on le verra ci-après.
Le rapport accompagnant l’arrêté du 3 septembre 1896, fixant les droits
d’usage laissés aux indigènes sur les domaines des communes d’Ighram et
de Chellata, nous indique que « malgré les efforts de leur caïd Si Ali
Cherif (2), ils se laissèrent entraîner dans la révolte de 1871 par les
partisans de Cheikh Haddad. Cette défection entraîna l’apposition du
séquestre sur les biens de la tribu [des Illoula Oussammeur] ».
L. C. Dominique produit dans son ouvrage(3) une dépêche télégraphique
adressée par A. Thiers, président de la République française, au
gouverneur général civil de l’Algérie en date du 22 avril 1873. Le
président y déplore le procès intenté contre Ben Ali Cherif, accusé de
soutien au soulèvement d’El Mokrani. Il y écrit : « Ayez pour Ben Ali
Cherif égards convenables et rassurez-le sur les suites de ce procès »,
non sans avoir précisé sa décision d’user de son droit présidentiel de
grâce à son endroit, aussitôt que les condamnations seront devenues
définitives. En fait, Ben Ali Cherif aurait été condamné trois jours
plutôt, le 19 avril 1873.
Cette lettre, entre autres, nous indique que, en avril 1873, Ben Ali
Cherif était encore considéré comme pleinement soumis aux arrêtés de
séquestre des 25 et 31 mars 1871, au même titre que les autres habitants
du territoire d’Illoula qui ont pris part au soulèvement.
Pendant ce temps, entre 1871 et 1873, une transformation radicale
s’emparait à la fois des gens et du sol. « C’est au lendemain de nos
désastres de 1871, que remonte la création de centres de population dans
la vallée de l’Oued-Sahel (4). C’est ainsi que l’amiral de Gueydon fonda
la ville d’Akbou », écrivait A. Sabatier (5). L’Amiral de Gueydon était
alors gouverneur général civil de l’Algérie. Cette ville fortifiée d’Akbou
est donc édifiée sur les terrains conquis de séquestre. Et parmi les
propriétés expropriés, il y avait la riche demeure de Bachagha (6) Ben
Ali Cherif, non loin de l’ancien bordj turc, ainsi que des terrains
agricoles qui vont servir de jardins et autres servitudes à la
population et structures de base de la nouvelle cité coloniale.
Si le président de la République, Thiers, avait dû attendre que les
condamnations définitives soient prononcées pour gracier celui qu’il
considérait être un « ami sincère de la France », l’administration a
sans aucun doute pris des mesures conséquentes. « Le 29 mai [1873], le
maréchal Mac-Mahon, épousant la politique de Thiers, se prononça en
faveur de la grâce pleine et entière et le gouverneur annula les effets
de l’amende de guerre ou du séquestre » (7).
Si les mesures prises en faveur de Ben Ali Cherif, gracié et innocenté
par le président de la République française, ne peuvent dès lors plus
consister dans la restitution des propriétés dont il a été spolié en
1871, l’administration va toutefois le dédommager très généreusement.
Mieux encore, elle fera en sorte que l’on ne retienne plus que
d’excellents termes avec Ben Ali Cherif et ne fera mention, au lieu de
séquestre, que de services mutuellement avantageux. Le résultat en est
peut-être l’acte administratif daté du 21 août 1876 et contenant
transaction entre l’Etat français, d’une part, et Ben Ali Cherif de
l’autre. Cet acte fait part de la cession par Ben Ali Cherif de tous ses
droits sur des propriétés, dont il avait été séquestré, d’une part.
D’autre part, l’Etat français fait cession à son profit de terrains
d’une superficie plus importante prélevée sur les anciennes propriétés
de la tribu d’Illoula, situées entre Akbou et la colonie de M. Caudrier
(ou Caudrillet), établie dans le même territoire tribal, vers
Ouzellaguen. La propriété coloniale de M. Caudrier sera par la suite
reprise par Ben Ali Cherif, de manière officielle vers 1923.
Cette situation va perdurer jusqu’à l’institution du Domaine autogéré
socialiste « Akloul Ali », à l’indépendance : les paysans vont fouler de
nouveau ces terres, en tant qu’ouvriers, y gagner leur pain, à égalité,
en juste rétribution de la sueur versée et de la récolte obtenue. Il
n’est pas anodin que les habitants de l’ancienne tribu des Illoula
Oussammeur aient vécu normalement le fait que les terres ancestrales
soient versées aux domaines socialistes autogérés à partir de 1962, puis
aux exploitations agricoles collectives après 1987 et que, après un
arrêté de restitution établi par la wilaya de Béjaïa au profit des
héritiers du bachagha Benalicherif, perçu comme une confirmation du
séquestre de 1871, ils se soient mis à s’affirmer en tant que tels,
appuyés par les organisations de la société civile et par quelques élus
(8) et responsables politiques courageux. Et, même alors que ladite «
restitution » est contestée, il n’est pas sans intérêt de noter que les
citoyens revendiquent, non pas que les terres de leurs ancêtres leur
soient restituées à eux, mais de les reverser au domaine d’Etat, au
secteur public, afin qu’elles continuent de servir l’intérêt général et
l’ensemble du peuple et des collectivités locales : la lettre ouverte
(9) au président de la République, en août 2007, l’atteste.
Ceci n’en reflète pas moins le sentiment d’être acculés à revendiquer
une appartenance, désormais archaïque, à un ancien aarch, comme si
certaines attitudes parasitaires, opportunistes voire consciemment
déstabilisatrices, contraignent les populations à des raisonnements qui
ne peuvent manquer de faire appel à des modes d’expression collective
naguère délaissés pour d’autres formes, modernes. C’en est une autre
question actuelle, fortuitement soulevée.
Cet exemple où se rencontrent mémoire populaire, archives coloniales,
attitudes liées à des intérêts et des problématiques tout à fait
actuelles met en valeur l’importance de réfléchir à ces questions. Il
peut aussi aider ceux qui tiennent coûte que coûte à leur récupération
individuelle à mieux identifier les biens que le colonialisme leur a
effectivement pris, même lorsque l’administration réussit le tour de
force d’enjoliver la spoliation du nom de « cession ».
Mai 2008
Tahar Hamadache
Notes :
(1) Le Commissaire extraordinaire de la République était le titre du
représentant de l’Etat français en Algérie, comme l’était le titre de
gouverneur général (des départements français) d’Algérie.
(2) Il s’agit certainement du Caïd Si Ben Ali Cherif.
(3) Un Gouverneur général de l’Algérie. L’Amiral de Gueydon. L. C.
Dominique, Typographie Adolphe Jourdan, 1908.
(4) Autre appellation de l’Oued Soummam.
(5) Akbou en Kabylie, A. Sabatier, instituteur à Akbou et membre de la
Société de géographie de Marseille, bulletin de la Société de géographie
de Marseille, 1880.
(6) Benalicherif obtint le titre de bachagha des autorités coloniales
dès vers 1840. Il perdra ce titre après 1871, mais l’ancêtre et ses
héritiers en gagneront d’autres, dont celui de Chevalier de la Légion
d’honneur. Une archive audiovisuelle de l’INA (France) présente un de
ses successeurs, recevant le gouverneur Naegelen en mars 1950, de
nouveau comme Bachagha : http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php
?vue=notice&id_notice=AFE02014825.
(7) Extrait de : Histoire de l’Algérie contemporaine. La Conquête et les
Débuts de la colonisation. Charles-André Julien, Presses universitaires
de France, 1964.
(8) Il est notable que l’attitude de certains élus sauve la face de leur
parti politique respectif, aphones sur cette affaire, à la différence
d’autres.
(9) Voir : http://www.algeria-watch.org/fr/article/tribune/lettre_ouverte.htm
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LE PEUPLE
MAPUCHE , PEUPLE AUTOCHTONE DU CHILI
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| poste 26/04/2008 11H56 par
Djamal BENMERAD
Histoire, politique et revendications identitaires
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Augusto Samaniego Mesias
La responsabilité historique et actuelle de ce que l
on a malencontreusement appelé le conflit mapuche incombe depuis
toujours à l Etat chilien. |
Lors de l Indépendance et au début de la
République, durant une brève période, le peuple mapuche fut exalté
pour le courage avec lequel il freina la colonisation espagnole.
Par contre, durant le reste du 19e siècle, la classe économique et
politique dirigeante imposa le dogme selon lequel la construction
du Chili impliquait la soumission par les armes de ce même peuple
mapuche qui fut parqué sur d étroites terres de moindre valeur.
Cela entraîna d une part la création de très petites propriétés et
l apparition de la misère chez les Mapuches, et d autre part
l accumulation de capitaux pour quelques non Mapuches privilégiés
dont certains reçurent des terres de l Etat.
De plus, des indigènes et d autres paysans pauvres furent victimes
d achats de propriétés, très souvent du fait de manoeuvres
frauduleuses ou sous la pression. Au total, dès le commencement de
ce processus, 4,5 millions d hectares passèrent entre les mains de
propriétaires privés non mapuches. Par ailleurs, l Etat attribua
seulement près d un million d hectares aux communautés indigènes.
Aujourd hui, différentes études indiquent qu au sein de la société
civile le souci d un traitement juste de la part de l Etat à
l égard des revendications mapuches va croissant.
On ne peut nier que ces revendications soient dans le droit fil
des droits collectifs des populations indigènes tels qu ils ont
été reconnus , entre autres instances gérant le droit
international moderne, par l ONU et la OEA.
L Etat chilien a été incapable de ratifier la Convention 169 des
Nations Unies (OIT) malgré les promesses faites par la Présidente.
La Déclaration des Droits des Peuples
Indigènes approuvés par l ONU( 13/09/07) et signés par le Chili
est dès lors pratiquement inapplicable.De puissants groupes
d intérêts agitent ce fantasme :l intention des Mapuches de
se séparer de l Etat; cette intention est en fait inexistante. Et
bien que l on ne connaisse pas de projets séparatistes de la part
des Mapuches, il est tenu - dans les milieux qui s autoproclament
authentiques patriotes tout un discours exprimant, verbalement
et par écrit, le souci de préserver l unité du territoire et de la
nation chilienne.
La vérité est que ce sont ces mêmes secteurs politiques et
entrepreneuriaux qui divisent le pays entre indigènes et non
indigènes, entre Chiliens paisibles et citoyens défendant leurs
droits syndicaux, sociaux, économiques et politiques.
A ce propos, on rabâche dans la presse écrite, propriété d une
paire de consortium, ainsi qu à la TV privée et dans de nombreuses
émissions de radio , que les indigènes sont insatiables, qu ils
freinent « le progrès » (en fait, le profit de ces mêmes
secteurs), qu ils sont les marionnettes des »agitateurs marxistes
».
Ils tentent ainsi de répandre dans l opinion publique un sentiment
de peur devant « le soulèvement mapuche », ce qu avaient fait «
les patrons du Chili » sous la Colonie et pendant deux siècles
sous la République.
Ils en arrivent maintenant à accuser le Gouvernement et l Eglise
de « porter atteinte à la Constitution », simplement pour avoir
facilité la fin d une grève de la faim d une femme mapuche
incarcérée comme « terroriste ». Ces gens , semble-il, s obstinent
à se servir de l Etat, comme ils l ont fait sous la
dictature dont ils ont bien profité - pour terroriser les citoyens
qui se mobilisent au nom des revendications sociales.
En contradiction avec la déclaration de l ONU, l Etat continue à
refuser aux indigènes le droit à la gestion ou à la cogestion
économique, sociale, environnementale et culturelle sur leurs
terres ancestrales, de même qu il continue à refuser les formes
d autonomie politique liées à leur vie dans ces territoires.
Cela a amené le Chili à rejoindre la minorité des pays d Amérique
Latine qui ne reconnaissent pas, dans leur charte fondamentale,
les peuples indigènes ainsi que le caractère pluriethnique et
multiculturel de la nation.
La négation juridique des droits indigènes a été manifeste quand
le Législatif rejeta le fragile concept de territorialité indigène
inclus dans le projet de loi de 1933 , en même temps tout droit
sur les ressources naturelles existant sur ces territoires
ancestraux : eau, bois, minerais, pêche en rivière ou sur le
littoral océanique, fut réduit à néant.
Toutes ces richesses composent l habitat historique des Mapuches.
Elles sont les conditions de la survie présente et future des
cultures et des identités indigènes. C est dans ces mêmes
territoires que se sont installées les méga-capitales ou les
méga-latifundias qui engrangent les super-bénéfices des industries
forestières, de la cellulose, de l hydroélectrique, de l élevage
du saumon ou de la pêche industrielle.
Reiman Alfonso, président de l Association Nankucheu, de Lumaco, a
dit ceci : « Sera-t-il légal et juste que les entreprises
forestières anéantissent de grandes étendues d arbres naturels ?
Sera-t-il juste qu une personne comme Angelini possède 500mille
hectares et que nous les Mapuches qui sommes 1,5 millions nous ne
possédions que 300 mille hectares. ? »
La criminalisation des mouvements réclamant le respect de la terre
et des autres droits des Mapuches, sévit depuis1991 à travers
l application de la Loi Antiterroriste décrétée en 1984.
La tendance a consisté à appliquer de lourdes peines afin de
discréditer et d intimider les militants mapuches. Les sentences
judiciaires dépendent, pour une grande part, des déclarations de
témoins sans visages restant dans l anonymat.
Les attributions octroyées à la Cour Martiale ont faussé les
jugements impartiaux rendus par des « agents de l Etat », comme,
par exemple, dans le cas de la mort ,provoquée par une arme de
haut calibre, du jeune mapuche Alex Lemun. Aujourd hui, nous avons
à déplorer la mort , provoquée par un tir de la police, du jeune
Catrileo, étudiant mapuche , ainsi que les circonstances dans
lesquelles l enquête a conclu à la présomption d un usage indu de
la force.
Devant pareil contexte, le rapporteur spécial de l ONU, Rodolfo
Stavenhagen, a fait cette recommandation officielle :
" Quelles que
soient les circonstances, les activités légitimes de protestation
ou de réclamation sociales des organisations ou communautés
indigènes ne devront pas être pénalisées ou criminalisées. Des
accusations de délits relevant d autres contextes (menace
terroriste, association de malfaiteurs) ne devront être portées à
l égard de faits en relation avec la lutte sociale menée pour la
défense de la terre?"
Malgré tout, depuis 2000, près de 300 Mapuches firent l objet
d accusations judiciaires en Araucanie, pour des réclamations en
faveur de leurs communautés. Dix % d entre eux, approximativement,
furent accusés de « terrorisme».
Il est évident que pour préserver ses intérêts économiques et
politiques, la droite veut que le Chili tourne le dos au monde et
à la démocratie moderne. Elle refuse systématiquement la
possibilité et la nécessité d une coexistence qui tienne compte,
dans la justice et le respect de l identité, au sein d un Etat
multiculturel, des droits souverains spécifiques des peuples
autochtones.
Le propos récurrent, dans le discours politique de l Etat à
l égard des indigènes, consiste à répéter les mots d "intégration
dans l identité ". En même temps , la reconnaissance juridique des
droits collectifs indigènes équivalant au moins aux accords et aux
normes internationales actuels est refusée. De même, il est refusé
que ces normes soit réellement appliquées. Les politiques en
vigueur visent à rassembler dans les musées et à folkloriser
toutes les manifestations des coutumes indigènes, détériorant
ainsi leur identité.
Les déclarations d un nombre significatif d historiens, membres
académiques d éminentes universités appellent les citoyens à
réfléchir et à agir afin qu il soit répondu aux requêtes des
indigènes et que l on progresse, dans une perspective
démocratique, vers une prise en compte totalement responsable de
ces droits humains ; ces droits qui, aujourd hui, prennent la
relève des droits collectifs des indigènes.
*Historien, Université de Santiago du Chili.
- Une traduction de Jean Pierre
Plumat pour Investig_Action -
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2008-04-16%2019:46:40&log=invites
|
posté par
Djamal Benmerad
Journaliste, écrivain
Bruxelles
djamalbenmerad@yahoo.fr
Tel: 00 32 (0) 472 70 94 14
Site :
http://dbenmerad.free.fr/
Blog :
http://euromed.skyblog.com
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Les droits
du peuple amazigh relatifs à la terre
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11
fevier 2007
La ligue amazighe des droits humains
a organisé le samedi 10 février 2007 à Bouizakarn, en collaboration avec
le congrès mondial amazigh (CMA) ainsi que l'association OUZGAN pour le
développement, une conférence internationale sur les droits du peuple
amazigh relatifs à la terre.
Ont participé à l'encadrement de cette rencontre Messieurs : Khalid
ZIRARI, vice-président du congrès mondial amazigh, Ahmed BARCHIL,
militant amazigh et avocat spécialisé au droit foncier au barreau
d'Agadir, Abdelaziz ELWAZZANI, chercheur et cadre associatif. Ont
assisté à cette activité des représentants de plusieurs associations et
coordinations amazighes ainsi que plusieurs tribus autochtones amazighes
appartenant à la région de SOUSS en plus des victimes des violations
relatives à la terre.
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Dans le cadre de la première
intervention, Mr Abdelaziz ELWAZZANI a parlé sur l'importance majeure
que représente la terre et ses ressources chez le peuple amazigh, tout
en citant l'ensemble des violations touchant la terre des imazighens
dans cette région suite à une implication directe des services de l'Etat
marocain en complicité avec les mafias foncières très connues, parmi ces
services on trouve : le service d'enregistrement et de timbre, la
conservation foncière, les services des eaux et des forêts, l'office
national de l'eau potable…et ce dans les différentes régions de les
provinces de Guelmim et Tiznit : Timoulay, Taghjijt, Ouzgan, Tagant,
Lakhsas, Ayt Boufouln…

Quant à Mr Khalid ZIRARI, Il a
prononcé la lettre du Mr Lounis Blaqasm président du CMA qu'il a adressé
à la conférence, en mettant en relief la relation à la fois dialectique
et historique existant entre la terre et le peuple amazigh. Il a aussi
précité l'ensemble des travaux faits par le CMA dans le cadre de son
suivi aux violations relatives à la terre du peuple amazigh partout au
Maroc : l'inventaire de toutes les violations concernant la terre à
travers Souss, Atlas, Rif…Le contact des instances de l'ONU spécialisées
dans des problèmes de la terre des autochtones, la présence sur le
terrain pour soutenir les victimes dans toutes les régions.
Pour Mr Ahmed BARCHIL, il a traité dans son intervention les différentes
rencontres internationales organisées à propos de la problématique de la
terre, notamment celles D'Agadir en 2001 et Mrirt en 2006. Il a
également montré l'ensemble des lois coloniales injustes qui sont encore
en usage afin de prendre abusivement les terres du peuple amazigh, parmi
ces lois : la loi d'août 1913 qui contient des procédures ambiguës, la
loi du 1 Juillet 1914 définissant les possessions publiques, la loi de
Janvier 1916 portant sur la détermination administrative et la
protection des forêts…Malgré que ces lois appartiennent à l'époque du
protectorat, " L'Etat-national " les utilisent encore aujourd'hui au
détriment des droits du peuple amazigh à la terre.

En marge de cette rencontre, une
séance des audiences publiques est organisée en faveur des victimes des
violations relatives à la terre et aux ressources naturelles en
particulier l'arganier.
A la fin de cette rencontre et après une longue discussion, des
recommandations ont été établies :
l'importance de créer des centres d'écoute et d'orientation juridique en
langue amazigh en faveur des victimes des violations relatives à la
terre.
l'annulation de toutes les lois coloniales sur la terre et qui sont
encore à l'usage au Maroc.
l'inventaire complet de toutes les violations concernant les terres du
peuple autochtone amazigh.
la nécessité d'une révision immédiate de tous les documents présentés à
la conservation foncière.
l'emploi des lois coutumières amazighes positives sur la terre et les
considérer comme une source de législation dans ce domaine.
L'importance d'unir les efforts des victimes par la création d'une
coordination des associations et des activistes concernés par les
problèmes de la terre des imazighens.
l'importance de l'adoption des chartes et des conventions sur Akal / la
terre et notamment la convention 169.
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Maroc : Cas Elwazani
, porté a l'ONU par CMA
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Taza: Nouvelles spéculations des terres
collectives
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Après avoir autorisé
illégalement l’exploitation d’une carrière au niveau du cercle de Tahla,
les autorités locales de Taza s’apprêtent à autoriser une autre
opération du même genre. Et toujours par le moyen d’une transgression
flagrante de la loi, car les terrains en question appartiennent aux
populations de Tajjana. Les délégués de cette population (nouabs)
(représentants communautaires chargés de la gestion des terrains
collectifs) sont tous décédés, et les deux toujours en vie ont dépassé
l’âge réglementaire stipulé par la loi. Composée initialement de sept
(7) personnes, elle ne compte actuellement que deux (2), ces derniers
ont dépassé l’âge de 80 ans. La loi et surtout le principe 95 régissant
les terrains collectifs stipule que, une fois dépassant l’âge de 70 ans,
ils n’ont plus la compétence de signer des documents. Une autre raison
renforce l’invalidité juridique de ces deux anciens « nouabs », c’est
qu’ils n’habitent plus au douar, ce qui frappe de nullité tous les
documents indûment signés et approuvés par ces deux « marionnettes ».
Le gouverneur en personne avait promis aux habitants de renouveler les
“nouabs” après les élections législatives du 7 septembre dernier
achevées. Promesse qu’il n’a jamais tenue. Une manière de se permettre
tout concernant ces terrains en prétendant appliquer la loi, commente un
habitant du Douar. En fait, plusieurs actions de protestation menées par
les populations auprès des autorités locales de Taza (conseil de la
tutelle des terrains collectifs) et même auprès des autorités centrales
n’avaient pas pu dissuader le gouverneur d’agir en toute illégalité.
Maintenant, on veut céder un autre site de carrière. Le nouvel
exploitant est un entrepreneur déjà sur des projets relatifs à la
construction de l’autoroute au niveau du tronçon Fès Taza. Des
convergences d’intérêts, dit-on. Les populations, quant à elles, n’ont
qu’un seul vœu :appliquer la loi en vigueur relative aux terrains
collectifs et renouveler les représentants chargés du dossier des
terrains collectifs. “Seule cette voie permettra de mettre un terme aux
spéculations dont font l’objet ces terrains”, renchérit la même source.
En effet, les autorités persistent toujours à gérer les terrains
collectifs de cette zone en dehors de la loi. Les populations avaient
déjà saisi par écrit le ministre de l’Intérieur pour lui expliquer que
les représentants du douar de Tajjana ne sont plus valides et que cette
structure communautaire est depuis longtemps nulle et non avenue du
point de vue juridique. En vain.
Mehdi Siraj
(Liberation (Ma) 30/09/2008)
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