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Il ne se passe pas un jour sans qu'on constate une agression
contre le cèdre du Moyen Atlas. Chaque jour nous rapproche de la
disparition de l'arbre le plus convoité par des abatteurs clandestins.
Chaque jour nous fournit son lot d'informations alarmantes sur les
dangers réels qui guettent cette richesse forestière nationale voire
mondiale. Un patrimoine qui se dilapide à chaque instant. Un carnage à
l'encontre d'un trésor inestimable, celui que les connaisseurs comme
Michel Tarrier appellent «or vert».
La cédraie du Moyen Atlas souffre d'abattage clandestin à outrance, de
surpâturage, de déboisement, de sécheresse et d'une maffia bien équipée
et mieux organisée que les soi-disant protecteurs souvent corrompus et
sans scrupules.
Depuis belle lurette, les spécialistes sont catégoriques et tiennent des
discours alarmistes à ce propos : La cédraie est gravement malade. Si
des interventions draconiennes ne sont pas entreprises, il faut
envisager le pire.
Le constat est sérieusement inquiétant au sujet d'une cédraie qui
représente la plus importante superficie de la Méditerrannée.
Un patrimoine unique et fragile qui a besoin d'être sauvé dans
l'immédiat et qu'on fait semblant de protéger. Pire, au nom de cette
protection, on se cherche de l'argent du pays à travers le monde pour le
dilapider ensuite en finançant des stratégies et des méthodes
inadéquates, au point qu'elles risquent de compromettre l'avenir de cet
arbre et celui de nos enfants.
Au Liban où la superficie de la cédraie est inférieure à celle du Moyen
Atlas, on accorde une place privilégiée à cet arbre millénaire et
légendaire. On le rehausse au rang de symbole national. Chanté par les
grands comme Khalil Jabrane ou Lamartine, le cèdre du Liban est un
symbole politique.
Les cèdres sont l'emblème du drapeau. Les Libanais le considèrent comme
un monument historique et c'est un atout économique dans la mesure où
les touristes viennent du monde entier voir l'arbre qui véhicule une
signification particulière. Dans l'Himalaya, le cèdre (cèdres deodara)
signifie arbre des Dieux en raison de la vénération dont il était
l'objet vu sa majesté. Chez eux, chaque jour apporte son lot de
nouveautés en matière de protection que de nouveaux inconditionnels de
la préservation de l'arbre qu'on appelle chez nous «Arez» de l'hébreu «Erez»,
utilisent dans la construction des temples pour ses senteurs qui
éloignent les insectes et les vers.
KAMAL MOUNTASSIR
Publié sur
le web le 30 Septembre 2008
LIRE AUSSI L'ARTICLE
SUIVANT:
Menaces pour le cèdre de l’Atlas
http://www.123-fr.com/cgi-bin/annuaire-news/jump.cgi?ID=263028
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Le
chêne liège est moribond au Portugal mais aussi sur l'ensemble du
pourtour méditerranéen. En Espagne, les jeunes bouquets d'arbres sont
touchés. Le cèdre de l'Atlas
dépérit au Maroc et en Algérie, ont
témoigné les experts. cyberpresse.ca 12/11/2007
http://www.cyberpresse.ca/article/
20071112/CPENVIRONNEMENT/711100484
POEME
LES CEDRES DU RIF
A
Khalid Izri
« Rinnovato
dal mondo nuovo,libero. »
(« Neuf,
dans la nouveauté du monde,libre… »)
Pier
Paolo Pasolini
Depuis
le commencement des temps,
Herbes et vents
s’endorment entrelacés,
Comme envoûtés par la
ferveur de la terre,
Sous les vergers lourds de
fruits des étoiles.
Les frais éventails des
cèdres rifains,
Titans majestueux
ensemencés de ciel,
Veillent sur l’éternité
amazighe et déversent,
Mêlant leurs racines au
silence des rochers,
Un parfum chaud, charnel,
boisé,
Dans les corps à l’allure
de statue des jeunes gens.
Arbres légendes,
Demeures royales des dieux
de l’amour,
Comme le temps est court
pour vous dire ma dévotion !
Sur vos colonnes
vivantes, couleur vert de mer, reposent
Les temples votifs,
navires de lumière, dressés là
Comme pour immortaliser la
geste des hommes libres,
Comme pour protéger les
livres solitaires et altiers des jours
Des assauts du néant !
Pourraient-elles mes
lèvres oublier
Les soirées sous vos
délicieuses voûtes flottantes,
Les mots de bonté voguant
dans l’obscurité
Sous le feu de vos
fraternelles ramures ?
Ah, ces heures vouées aux
amis, tard,
Quand la chair fascinée,
L’esprit devenu élan, le
cœur ouvert comme une rose,
Nous écoutions couler la
généreuse rivière des contes amazighes
Dans les doux replis de
notre adolescente conscience !
Cris et murmures,
étonnements et soupirs nous enseignaient,
Par des mouvements simples
comme les frissons de l’air,
Les grands, les immortels
mystères de la vie !
Le retour à la maison, en
petites bandes de copains,
Eblouis, tendrement
mélancoliques,
Avançant dans la mélodie
chaude de l’été,
Comme suspendus entre
terre et ciel,
Comme soulevés vers les
cimes souriantes du Rif
Par un indicible transport
Aussi ancien et dense que
le monde !
Nous, compagnons envoûtés
de la lune,
Marchant côte à côte, unis
dans le rêve,
Le cœur ardent prêts à
éclater d’émotion !
Athanase
Vantchev de Thracy
Paris, le 20 novembre
2008
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L'ARGANIER ♣
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800
000 hectares d′arganiers concentrés autour de la région d′Essaouira.
On en fait l′huile la plus chère au monde. Un
homme l′a compris avant les autres. Reportage.
Juché sur son scooter, Alain Kerrien est un homme pressé. Tee-shirt noir
et jean’s constituent la tenue new look de ce manager insatiable. Pour
les aficionados d’Essaouira, cet homme n’est pas un inconnu. Loin s’en
faut. Il fut pendant 6 ans le propriétaire de "Dar Taros", devenue sous
sa houlette, le café-littéraire le plus connu du Maroc et le plus en vue
de la jet-set. Rien que ça. Il faut dire, à ceux qui n′auraient pas eu
la chance de connaître l′endroit, que 4.000 ouvrages d′art et autant de
CD y étaient laissés à la disposition du dîneur ou du voyageur
impénitent. Lui, était toujours disponible pour un brin de causette, qui
pouvait s′éterniser jusque tard dans la nuit. Cet amoureux des arts
organisait également dans cette magnifique demeure du 18ème siècle une à
deux expositions par mois dans le but de faire découvrir de jeunes - ou
moins jeunes - artistes marocains. Or, quelle ne fut pas la surprise de
certains habitués du festival, lorsqu’ils découvrirent lors de la
dernière édition, que leur compagnon de tablée préféré avait quitté la
place.
Qu′ils se rassurent, l′ombre de Kerrien plane encore aux alentours. En
effet, épuisé par le succès du Taros - combien lui envieraient cette
fatigue ! - , "La restauration avait pris trop d′importance, il fallait
être là tout le temps, nous n′avions le temps de rien faire d′autre", ce
Breton d′origine se laisse envoûter par l′appel du grand large. Et
décide de jeter l′ancre… à Marrakech. "C′est la ville la plus éloignée
que nous ayons trouvée pour rester suffisamment près de la ville de
notre cœur" explique-t-il. Ainsi, la petite rue Sourya, adjacente au
marché central du Guéliz, s’est enrichie depuis 6 mois, d’un nouveau
commerce. Baptisé "Naturelle d’Argane", il est entièrement dédié, vous
l’aurez compris, à l’huile éponyme. Car c′est bien là l′objet de la
nouvelle passion de notre homme. Pas étonnant, direz-vous, lorsque l′on
a passé 6 ans dans une région qui reste le dernier bastion d′un arbre
multi-séculaire, aux vertus médicales et cosmétiques reconnues : lutte
contre le cholestérol, les maladies cardio-vasculaires, favorise la
cicatrisation… Plus étonnant en revanche, est le segment choisi. Alors
que l′huile d′argane est essentiellement consommée comme huile
alimentaire, Alain Kerrien s′investit corps et âme dans l′élaboration de
produits cosmétiques haut de gamme. Et commercialise depuis maintenant
deux ans, sous l′une de ses deux marques "Beauté d′Argane", un sérum de
beauté anti-rides aux caractéristiques exceptionnelles, si l′on en croit
les fiches techniques mises au point par des ingénieurs émérites. Pour
en arriver là, beaucoup d′huile… de coude, de la passion, une croyance
inébranlable dans la viabilité du projet et une communication très pro
mise au service du produit.
Un Eldorado
se précise…
Quand il arrive à Essaouira en 1998, il n′y a alors que deux
coopératives dans la région. L′une à Tizi, l′autre à Tamanart. Aujourd′hui,
il en existe 17. C′est dire si l′exploitation de l′arganier connaît une
véritable envolée. Pour l′anecdote, le prince Albert de Monaco a été vu
il y a peu de temps dans la région. Il était venu, discrètement,
financer intégralement et sur ses fonds propres, une coopérative qui
emploie une cinquantaine de femmes. En ce qui concerne Alain Kerrien, il
a d′abord été séduit par le projet social qui entoure "cette
monoculture, uniquement travaillée par des femmes. L′argent des
coopératives étant redistribué auprès des populations". Quand, au cours
des trois dernières années, de nombreux douars ont eu à souffrir des
effets de la sécheresse, d′autres ont pu creuser des puits jusqu′à 150
voire 200 mètres de profondeur grâce à l′argent des coopératives. Pour
lui, promouvoir les produits de l′arganier reste la meilleure manière
d′aider les populations rurales du Sud, tout en préservant l′équilibre
écologique de la région, "grâce à ce rideau vert aux portes du désert".
Pendant trois ans, il va exposer au Taros, sans jamais les vendre, les
huiles des coopératives environnantes, histoire de les faire connaître à
ses clients, dont certains sont des journalistes étrangers réputés qui
ne manqueront pas d′écrire par la suite de nombreux articles sur le
sujet. Et faire connaître ainsi au grand public un produit à la renommée
confidentielle. Du coup, de nombreuses marques s′engouffrent dans la
brêche, poussées à la roue par une demande croissante. C′est d′ailleurs
sans doute ce qui explique la prise de conscience récente de certains
élus locaux et régionaux. "Au début, tout le monde s′en foutait. On ne
se rendait pas compte de l′énormité du marché. Aujourd′hui, les
municipalités récoltent de l′argent pour développer leur propre
coopérative" explique Alain Kerrien. Faut-il le rappeler, la culture de
l′arganier s′étend sur plus de 800 000 hectares pour 21 millions
d′arbres. Le tout couvrant le triangle Essaouira/Taroudant/Tiznit. Il y
a quelques millénaires, c′est tout le Maroc qui était recouvert de cet
"olivier marocain". Il devient donc urgent d′en replanter, d′autant
qu′en Europe, principal acheteur de cet or marocain, l′arganier a le
vent en poupe et représente sur ce marché l′huile la plus chère du
monde.
Une aventure humaine
Pour Alain Kerrien, le tournant a lieu en 1999. Il est à Essaouira
depuis un an, lorsqu′il rencontre Zoubida Charrouf, une universitaire,
chimiste de formation qui fera plus tard le lien entre la production
rurale et les lieux d′analyse. C′est elle qui le convainc de l′intérêt
physiologique de cette huile. Avide de nouvelles aventures, il décide
alors de franchir le pas et de créer ses propres marques. L′une,
"Naturelle d′Argane" est une huile alimentaire labellisée "qualité
France" comme tous les produits bio qui répondent à certaines exigences.
Il défend d′ailleurs avec beaucoup d′emphase le fait que d′autres
coopératives l′ont également obtenu, connaissant dès lors une véritable
embellie de leurs chiffres de vente. Tout simplement parce que le label
"Qualité France" est une garantie que les produits ont été cultivés
selon les normes de l′agriculture biologique, dont sont particulièrement
friands les Européens. Son autre marque, "Beauté d′Argane" est une huile
cosmétique anti-rides qui a reçu en 2000 le label "sérum de beauté".
Label délivré par des laboratoires pharmaceutiques suite à une batterie
de tests serrés. Autant dire que notre homme n′est pas peu fier de cette
reconnaissance professionnelle. Mais il faut savoir que l′huile d′argane
fonctionne un peu comme le bon vin. Il existe des "millésimes" en
fonction des régions. Ainsi, le goût, la texture, le contenu
physiologique sont différents selon le lieu où a poussé l′arganier.
Renseigné, Alain Kerrien embauche deux ingénieurs permanents pour
effectuer les repérages et choisir les meilleures terres pour développer
l′huile dont il rêve. Une fois les terres sélectionnées, il faut un an
pour mettre au point un produit, le tester et le mettre sur le marché,
bardé des garanties nécessaires. "J′ai dû aller vers d′autres circuits
que ceux des coopératives car elles continuent de produire
essentiellement de l′huile alimentaire et se dirigent plutôt vers une
politique de tonnage". Or, comme il l′explique, "Nous ne sommes qu′un
maillon artisanal, notre volonté est de nous développer par la qualité".
Pour cela, une seule solution, outre la sélection rigoureuse des
"cépages" : une pression à très basse température, moins de 60°, ce qui
a entraîné mécaniquement des volumes nettement plus réduits mais avec
une concentration supérieure. "Certaines coopératives pressent jusqu′à
des températures avoisinant les 140°". Autant dire que l′huile qui en
sort n′a plus aucune des caractéristiques physiologiques qui en font sa
spécificité. Certes, la pression à froid coûte plus cher mais en faisant
le pari du haut de gamme, comment faire autrement ? D′autant qu′en homme
d′affaires aguerri, Alain Kerrien sait que si les coûts de production
sont plus élevés, les marges réalisées le sont également. Il distribue
au début ses produits de manière confidentielle. Certaines chaînes comme
Sofitel commencent - et continuent - à vendre ces marques dans leurs
hôtels. Puis il se met à démarcher de grands laboratoires européens. Il
travaille aujourd′hui avec 10 d′entre eux, à Genève, Bruxelles, Paris,
Londres, au Luxembourg… Ces derniers utilisent ces produits à d′autres
fins, pour de grandes maisons de cosmétiques. S′il dit n′être pas prêt
pour attaquer le marché américain, il reconnaît être présent sous ses
marques dans une dizaine de points de vente en Europe. Mais malin comme
un Marrakchi, il a signé des contrats avec de grandes marques de
distribution de produits bio, qui pour certains ont jusqu′à 600 points
de vente… uniquement sur Paris ! Intarissable sur sa passion, notre
homme devient peu disert dès lors qu′on lui parle chiffres. Aucun ne
sortira de sa bouche. Ce que l′on sait, c′est que la vente du Taros,
qu′il reconnaît tout de même "avoir bien vendu" a été entièrement
réinvestie dans ce projet, "pour les locaux, les bureaux, les salaires,
les machines, le marketing…". Il avoue que le gros des investissements
reste à venir car il compte poursuivre la recherche et le développement
de produits de beauté. Il confie ainsi du bout des lèvres travailler
actuellement sur un nouveau baume "qui mélangera l′huile d′arganier et
d′autres huiles essentielles provenant de la région des roses, près de
Kelaat M′Gouna".
Outre la qualité de ses produits, la communication qu′il développe
autour est assurément son autre point fort. Depuis février, il a ouvert
sa boutique à Marrakech, dont le but est de valoriser ses marques.
Bouteilles aux lignes élégantes, étuis en cuir, boîtes en tuya, série
limitée présentée dans de très jolis flacons en verre réalisés par la
seule souffleuse de verre de la ville… Alain Kerrien, ancien architecte
d′intérieur, reconverti un temps dans la communication, met ici à profit
toutes les compétences acquises jusqu′alors pour magnifier un produit
dont les caractéristiques en font "l′un des meilleurs du monde". Il se
félicite d′ailleurs aujourd′hui qu′une réflexion ait été lancée sur la
mise en place d′une charte éthique. Pour preuve, un colloque réunissant
tous les acteurs de la filière, a été organisé il y a un mois à
Essaouira pour travailler sur l"idée d′un label régional. Espérons.
source: telquel-online.com
LIRE AUSSI ARTICLE EN ANGLAIS
http://www.tazzla.org/Arganstory.html
The Argan Tree, article by Helene Hagan
published in The Amazigh Voice, Winter issue 2005.
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♣Maroc
: sauvez
le massif de tasemmit (Beni Mellal-Azilal)
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Photo
Assos Racines
L'injustice s'abat à nouveau sur les Ait Slimane Quatre femmes des
Ait Slimane, dans le Moyen-Atlas, seront déférées le 1 er mars prochain
devant le tribunal de Béni Mellal pour dégradation des biens de l'Etat.
Elles sont accusées d'avoir ouvert un passage dans le grillage d'une
réserve que les eaux et forêts avait érigé sur les terres des Ait
Slimane dans le massif de Tasemmit pour aller chercher de l'eau. Selon
des informations parvenues mardi à notre rédaction, les forces de
l'ordre ont attaqué les villageois des Ait Slimane qui refusent de plier
à l'injustice. Ces montagnards sont menacés de déportation suite à la
décision des Eaux et forêts de bâtir une réserve de mouflons sur des
terres qu'ils ont habité, il y a 9 siècles. « Le département des eaux et
forêts est devenu enragées quand sa m ain mise sur la terre des
habitants a été découverte», nous confie un membre d'Asidd. Deux
délégués de l'Association ASIDD, qui milite contre ce projet, ont été
appréhendés et brutalisés par les agents des autorités locales. Il
s'agit de M.Saïd OUHEMMOU, embarqué pendant 5 heures dans un lieu
inconnu par le khalifa du caid (agents d'autorité) de Tagzirt (cercle
d'El Ksiba), wilaya (département) de Beni Mellal. Sa femme malade a
également subi des coups et blessures et se trou ve actuellement à
l'hôpital de Beni Mellal pour examen. Le deuxième, Mohamed Ed Dahby,
envahi et la liste de ses hardes établie pour une saisie sous prétexte
d'occupation des terres appartenant à l'Etat. En fait, selon nos sources
dans le massif de Tasemmit, le champ d'oliviers, objet de la saisie, a
été acheté par Mohamed, il y a 5 ans. L'association ASIDD appelle tous
les citoyens épris de justice et des droits de l'Homme de la soutenir.
Parlez des Ait Smilane autour de vous. Ils ont besoin de toute notre
solidarité. Sauvez le massif de Tasemmit.
Source :
Date : 2005-02-24
amazighworld.net
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mardi 10 juin 2008, 17h34 ♣
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Un atlas de l'Onu alerte
sur la déforestation rapide en Afrique |
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forêt d'olivier (ouzoud)
Par Agord2007 sur
Flickr
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L'Afrique subit la déforestation à un
rythme deux fois supérieur à la moyenne mondiale et les changements
climatiques font rapidement disparaître les rares glaciers que compte le
continent, montrent les photos d'un atlas publié mardi par l'Onu.
Ces images prises par satellite, qui
couvrent parfois trente ans d'évolution de l'environnement, permettent
de mesurer la croissance des villes, l'extension de la pollution et de
la déforestation.
Le continent africain perd chaque année
plus de quatre millions d'hectares de forêt - approximativement la
superficie de la Suisse - soit deux fois le taux annuel mondial de
déforestation, selon un communiqué du Programme des Nations unies pour
l'environnement (Pnue) accompagnant l'atlas de 400 pages.
La déforestation est un problème majeur
pour 25 pays africains, dont la République démocratique du Congo, le
Malawi, le Nigeria et le Rwanda.
De plus, les effets des changements
climatiques vont bien au-delà des sites emblématiques, comme le Mont
Kilimandjaro, dont les neiges éternelles et les glaciers disparaissent,
ou le lac Tchad, dont le niveau baisse inexorablement.
PÉNURIES D'EAU
A la frontière de l'Ouganda et de la RDC,
les glaciers des Monts Rwenzori, qui culminent à 5.109 mètres, ont
rétréci de moitié entre 1987 et 2003, affirme le Pnue.
Les arbres et les broussailles des
contreforts du Djebel Marra, au Soudan, ont également disparu, en raison
des déplacements de réfugiés venus du Darfour voisin.
"L'atlas (...) montre clairement la
vulnérabilité des populations locales face à des forces qui échappent
fréquemment à leur contrôle, dont la fonte des glaciers d'Ouganda et de
Tanzanie et l'impact du réchauffement sur les réserves d'eau", explique
dans un communiqué le chef du Pnue, Achim Steiner.
Selon l'atlas du Pnue, 300 millions de
personnes sont exposées à des pénuries d'eau en Afrique, et les zones
sub-sahariennes concernées par ce phénomène devraient s'étendre d'un
tiers d'ici 2050.
Le document relève toutefois quelques
signes optimistes sur la situation de l'environnement en Afrique.
"Dans de nombreuses régions d'Afrique, les
populations ont entrepris des actions. On y trouve plus d'arbres qu'il y
a trente ans, des marais s'y sont reconstitués, la dégradation des sols
a été arrêtée", énumère Steiner.
Le Pnue pointe notamment un programme de
lutte contre la création excessive de pâturages en Tunisie, qui a permis
de préserver un parc national dans le sud-est. Un autre projet, en
Mauritanie, a permis d'accroître une zone marécageuse et ainsi de mieux
contrôler les inondations.
OSLO (Reuters) -
Version française Gregory Schwartz
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